Angola : Les électeurs appelés aux urnes aujourd’hui

Angola : Les électeurs appelés aux urnes aujourd’hui

Angola : Les électeurs appelés aux urnes aujourd’hui

Les Angolais votent aujourd’hui mercredi 23 août 2017 pour tourner une page de leur histoire. Une élection sans grand enjeu, car les spécialistes assurent que le candidat du Mouvement Populaire de Libération de l’Angola (MPLA), parti au pouvoir, va l’emporter. Pour cette élection, José Edwardo Dos Santos, président depuis 38 ans n’est pas candidat, mais il a soigneusement préparé sa succession. Il a choisi son ministre de la Défense Joao Lourenço pour porter les couleurs de son parti. Le candidat de « la continuité dans la rénovation » a promis tout au long de la campagne, de continuer la politique du chef de l’Etat sortant en cas de victoire. Mais aura-t-il les coudées franches pour diriger ?

A l’issue de cette élection, José Edwardo Dos Santos ne sera plus aux affaires. Mais il sera très influent dans les choix de son successeur. Le risque d’un exécutif bicéphale est grand, parce que M. Dos Santos reste à la tête du parti jusqu’en 2018, et aussi parce qu’il a fait adopter une loi en juillet dernier qui empêche le prochain président de procéder à des modifications à la tête de l’armée, de la police et des services de renseignement. Des services dont il a reconduit la hiérarchie pour 8 ans.

Sur le plan économique, le nouveau président devra composer avec la famille Dos Santos qui tient les principaux poumons de l’économie du pays. La fille du président, Isabel Dos Santos, la femme la plus riche d’Afrique, est la plus grande actionnaire des plus grandes sociétés de l’Angola et est à la tête de la compagnie pétrolière nationale. Le fils Jose Filomeno est lui président du fonds souverain angolais. Ce qui montre que même s’il est sûr de gagner le scrutin de ce jour, Joao Lourenço risque de déchanter très vite, car les vrais leviers du pouvoir se trouvent toujours avec le désormais ancien président José Edwardo Dos Santos.

                                                                                                     Grogne d’Afrique