Bénin : Acharnement contre Sébastien Ajavon

Bénin : Acharnement contre Sébastien Ajavon

Bénin : Acharnement contre Sébastien Ajavon

PATRICE TALON

PIRE QUE STALINE

La société Cajaf-Comon de l’homme politique béninois Sébastien AJAVON vient de subir un redressement fiscal. Cette société Agro-alimentaire est sommée de payer au fisc, la bagatelle somme de 167 milliards de FCFA. Le service des impôts béninois explique cette lourde sanction vis-à-vis de Cajaf-Comon par le non payement des impôts pendant trois ans.

 

Tout a commencé par une rumeur distillée depuis plusieurs jours. La société agro-alimentaire béninoise Cajaf-Comon appartenant à l’homme politique et homme d’affaires béninois Sébastien Ajavon, écope d’un redressement fiscal à hauteur de 167 milliards de FCFA. La raison officielle de cette sanction serait la non exonération de ladite société de ses obligations fiscales depuis trois ans. Mais cette version ne convainc pas grand monde au Bénin et ailleurs. Les observateurs et l’opinion pensent plutôt que ce redressement, n’est qu’une stratégie sournoise du pouvoir béninois pour affaiblir son principal opposant politique.

Une stratégie connue en politique

Sébastien Ajavon

Sébastien Ajavon PDG CAJAF COMON L’opposant N°1

Il est de notoriété publique que le redressement fiscal a depuis longtemps été utilisé comme une arme  politique redoutable pour atteindre des adversaires dotés d’importantes ressources financières.

Cela dénote l’usage des méthodes déloyales et anachroniques dont use Patrice Talon pour se défaire des opposants susceptibles d’être des obstacles à ses intérêts. Cette hypothèse ne saurait être éludée d’autant plus que depuis son arrivée au pouvoir, le Président béninois n’a  cessé de  multiplier des actes qui montrent son envie de rester au pouvoir ad vitam aeternam, trahissant ainsi sa promesse de campagne selon laquelle il ne fera qu’un seul mandat. Une promesse qu’il a vite fait de remettre en cause un an seulement après son élection. En effet, au lendemain de l’échec de sa tentative de modification de la constitution, Patrice Talon n’a pas caché son intention de briguer un second mandat en restant évasif sur la question. Désormais, le locataire du palais de la Marina n’exclut plus cette option  de briguer un second mandat. Pour cela, il est prêt à abattre son allié d’hier ; l’homme sans lequel son élection n’aurait pas été possible. Afin d’éviter le face à face avec cet homme dont il redoute la puissance financière, le Président béninois a trouver l’apanage : éviter la compétition. Il l’a lui-même déclaré, à savoir que « la réélection d’un président en exercice ne dépend pas de son bilan, mais plutôt de la façon dont il tient ses électeurs » (sic)

Un signe avant-coureur

On le sentait venir depuis un moment. En effet, cette nouvelle affaire concernant Sébastien Ajavon n’est pas sans rappeler celle des 18 kg de cocaïne dans laquelle l’homme d’affaire a été arrêté fin octobre 2016 pour un présumé trafic de drogue dont il a finalement été relâché et blanchi, faute de preuves sérieuses. Cette nouvelle affaire relance le débat sur la nature du pouvoir de Patrice Talon, en l’occurrence sur la démocratie de son régime. Le Bénin, longtemps cité comme modèle de démocratie africaine voit son image s’écorner au fil des jours, particulièrement depuis l’accession de Patrice Talon à la magistrature suprême de ce pays. Son élection à la tête du Bénin il y a un an avait pourtant donné de l’espoir au peuple béninois et à toute l’Afrique.                                                                                     

                                                                                                                                                                                                                                         Prosper A.