Bénin/Affaire Hôtel Shératon Bénin Marin: Patrice et Koukpaki, deux véritables prédateurs !

Bénin/Affaire Hôtel Shératon Bénin Marin: Patrice et Koukpaki, deux véritables prédateurs !

L’hôtel, Bénin Marina hôtel, propriété du richissime homme d’affaires béninois Martin Rodriguez et bien d’autres vont retourner dans le patrimoine de l’Etat. Décision du gouvernement Patrice Talon, annoncée lors du point de presse du mercredi 15 Février par le ministre d’Etat, secrétaire générale de la présidence de la république, Pascal Irénée Koukpaki. A en croire ce dernier, cette décision fait suite au « non-respect des cahiers de charge ». Un argument trouvé de toute pièce par Patrice Talon et sa minorité qui veut s’accaparer de tout, pour éliminer un concurrent, et non des moindres, qui a aussi a fait fortune dans le coton, Martin Rodriguez.

patrice-talon_president

Le président Patrice Talon du Bénin

Si le président Patrice Talon est surnommé le « roi du coton », Martin Rodriguez en est «l’empereur». Une vérité dont patrice Talon en est conscience mais qu’il veut détourner en sa faveur en se servant de son statut de président de la République du Bénin. Mais dans leur démarche « hâtive » de « mettre hors d’état de nuire», l’empereur, Patrice Talon et sa cheville ouvrière, Pascal Irénée Koukpaki semblent n’avoir pas pris toutes les dispositions nécessaires. Le « non-respect des cahiers de charge » dont il est question dans le communiqué du gouvernement, c’est le gouvernement béninois qui en est coupable et non l’acquéreur de cet hôtel. Notre rédaction a réussi à se procurer le « Cahier des Charges et Conditions relatif a la cession du Complexe Hôtelier Benin Marina Hôtel ». Et après avoir parcouru ce document (voir en bas de l’article), fait en trois exemplaires, et paraphés le 27 mai 2011 par Pascal Irénée Koukpaki lui-même, à l’époque Ministre d’Etat chargé de la prospective du développement, de l’évaluation des politiques publiques et de la coordination gouvernementale, Idriss Daouda, Ministre de l’économie et des finances, Claudine Prudencio, ministre de l’Artisanat et du Tourisme, il en ressort que par cette décision prise en conseil des ministres, c’est plutôt le gouvernement Patrice Talon, qui n’ignore pas l’existence d’un tel document, qui est en train de violer les dispositions qui figurent à l’article 22 de ce cahier. Cet article qui traite sur le règlement des différends stipule que « les parties conviennent de tout mettre en œuvre pour trouver un règlement amiable à tous différends et difficultés qui pourraient surgir au cours de l’exécution des conventions signées. A cette fin, dès que l’une des parties estimera qu’une telle difficulté est apparue, elle le notifiera à l’autre partie en précisant la ou les stipulations contractuelles en cause et en désignant le représentant chargé de suivre pour son compte la procédure de règlement amiable et de rencontrer l’autre partie. L’autre partie destinataire de la notification, aura l’obligation de désigner dans un délai de 15 jours, à compter de la notification, son représentant. Il en informera son partenaire dans les mêmes conditions que la notification reçue. La rencontre des représentants aura obligatoirement lieu dans un délai d’une semaine à compter de cette dernière notification. Les discussions seront poursuivies sans discontinuité, sauf nécessité de documents à produire. Cette procédure est un préalable obligatoire à la procédure d’arbitrage. Les représentants disposent d’un délai de quinze (15) jours pour parvenir à une conciliation ou pour en constater l’échec. Toutefois, de communs accords, ils peuvent proroger ce délai. En cas d’accord, une transaction est rédigée et proposée à la signature des parties. Il sera joint aux documents contractuels sous formes d’avenant. En cas d’échec, le différend sera tranché définitivement suivant le règlement d’arbitrage de la Cour de Justice et d’Arbitrage de l’Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique (OHADA du 11 mars 1999 par un ou plusieurs arbitres nommés conformément à ce règlement ». En aucun moment, Patrice Talon n’a respecté ces dispositions dans sa prise de décision de récession de l’Hôtel Shératon Bénin Marin à l’Etat Béninois. Puisqu’il a été établi que le pouvoir corrompt, les béninois ne reconnaissent plus le Patrice Talon de la ligue contre Yayi. Son entourage a fait de lui un dieu vivant sur le Bénin. Koukpaki et son entourage en premier. Le peuple béninois dans son ensemble a suivi la sortie du Directeur de communication de ce dernier, Wilfried Houngbédji. Voulant défendre l’indéfendable, il s’est versé dans le ridicule. Dans son intervention, ce dernier a manqué de dire que l’article 5 de la convention de cession précise clairement que l’acquéreur perd ses droits si de son fait, il ne réalise pas les travaux. Délibérément, il a aussi manqué de renseigner le peuple qu’au nombre des obligations mises à la charge du vendeur, c’est à dire l’Etat béninois, il doit élaborer le cahier de charge qui précise les constructions à effectuer et les conditions y relatives. « J’ai été surpris aussi  que le Directeur de communication ne nous dit pas que l’acquéreur doit bénéficier d’un programme d’exonération qui doit être consacré par arrêté ministériel » nous confie un confrère journaliste du Bénin. « Savez-vous qu’après les intrigues politiques, cet arrêté n’a été signé que dernièrement par Lionel Zinsou?« ajoute-il. De tout ce manquement dont il est question dans l’intervention du directeur de a communication du ministre Koukpaki, peut-on lors raisonnablement, au regard de l’article 5, affirmer que c’est exclusivement du fait de l’acquéreur que les travaux n’ont pas été réalisés? On peut vite comprendre que cette décision st un abus de pouvoir. Or, sans limite pour définir les limites du pouvoir d’un homme, la tentation à la dérive est forte, humaine et très diabolique. Talon est en train de faire la démonstration au Bénin. « Par son entêtement à avoir la main mise sur certains secteurs de la vie économique du pays, Patrice Talon, qui ressemble à un serpent de mer, est en train de faire partir les investisseurs étrangers. Les hommes d’affaires veulent investir au Bénin, mais avec l’environnement économique actuel, ils n’osent pas » nous confie un homme d’affaires béninois qui réside dans la capitale française.

La liste des actes attentatoires aux acquis démocratiques, par Patrice Talon et son équipe à la tête de laquelle figure Pascal Irénée Koukpaki, se multiplient dans une indifférence totale. Des faits révoltants et inacceptables dans un Etat de droit sont perpétrés sans intelligence apparente par un gouvernement autour duquel gravitent pourtant des personnes qui ont un long passé d’activisme en faveur des libertés publiques et individuelles. La Constitution dont on dit, les décisions sont sans recours, n’a plus de signature devant Patrice Talon et son équipe. Des cas sont légions en moins d’un an d’exercice du pouvoir pour montrer combien l’on ne doit même plus compter sur cette institution pour rêver d’un peu de démocratie. L’interdiction de manifester qui devrait relever de l’exception est devenue la norme.

C’est à croire qu’il n’y a plus assez d’intelligences autour du président de la république pour le guider. C’est Talon qui a le pouvoir. Mais il semble oublier que le vrai pouvoir est entre les mains des béninois qui épris de justice finiront se lasser de cette situation. Le conseil de Martin Rodriguez se prépare à une riposte auprès  des juridictions compétentes dans les jours à venir. Le débat ne fait que commencé.

Voici le cahier de Cahier des Charges et Conditions relatif a la cession du Complexe Hôtelier Bénin Marina Hôtel, signé par Pascal Irénée Koukpaki , Idriss Daouda, et Claudine Prudencio. Veuillez cliquer ici pour voir le preuves qui mettent en difficulté la bande de voyous

Pges 1 à 5_Cahier des Charges BMH

Pges 6 à 10_Cahier des Charges BMH

 

                                                                                                                                     Grogne d’Afrique