Corée du sud : 5 ans de prison pour l’héritier de Samsung

Corée du sud : 5 ans de prison pour l’héritier de Samsung

Corée du sud : 5 ans de prison pour l’héritier de Samsung

Le vice-président et héritier de l’empire Samsung, Lee Jae-yong, a été condamné à cinq ans de prison pour corruption dans le scandale qui a emporté la présidente sud-coréenne Park Geun-hye. Le procès a eu lieu ce vendredi 25 août 2017 au tribunal du district central de Séoul. Une condamnation qui risque d’impacter négativement le géant électronique Samsung dont M. Lee Jae-yong a hérité à la mort de son père depuis 2014.

Le parquet avait requis 12 ans de réclusion à l’encontre de Lee Jae-yong, vice-président de Samsung Electronics et fils du président du groupe Samsung. Il a été reconnu coupable de corruption, abus de bien sociaux, parjure et d’autres chefs d’accusation en rapport avec des versements ou la promesse de versements de 43,3 milliards de Wons (32,5 millions d’euros) à la présidente déchoue Mme Park et son entourage.

Le tribunal a jugé que Samsung avait reçu en échange des faveurs politiques, en particulier le soutien du gouvernement à la passation familiale du pouvoir à la suite de la crise cardiaque du père du prévenu en 2014. M. Lee Jae-yong est accusé d’avoir acheté le feu vert des pouvoirs publics à la fusion controversée de deux unités de production en 2015, ce qui a favorisé une transition en douceur au sommet du groupe Samsung.

La défense dément toutes ces accusations, arguant que Samsung n’a cédé que sous la pression de l’ex présidente Mme Park et que cet argent n’a été versé que sous la contrainte. Enfin, M. Lee dit n’avoir pas été au courant de ces transferts et ne les avait jamais approuvés.

Cette condamnation pourrait priver le premier fabricant mondial de smartphones de l’un de ses premiers responsables pendant un bon moment. L’entreprise court ainsi le risque de prendre un sacré coup dans son système de décision, notamment sa capacité de prendre des décisions d’investissements cruciales.

                                                                                                                                                Grogne d’Afrique