Côte d’ivoire: Hamed Bakayoko, un exemple pour la jeunesse ivoirienne

Côte d’ivoire: Hamed Bakayoko, un exemple pour la jeunesse ivoirienne

La seule évocation de son nom, pour le commun des Ivoiriens, fait remonter à la mémoire l’image d’un homme très présent dans la gouvernance Alassane Ouattara. Pour ceux qui le connaissent bien, celle d’un monsieur immense, compétent, humble, très humain…Les témoignages décrivent un personnage très proche de la population et certains n’hésitent pas à entrevoir en lui un parfait Président de la République, même si l’homme se défend de toute ambition présidentielle. Portrait.

Une compétence suffisamment prouvée

Hamed Bakayoko n’est pas du tout un anonyme dans le landerneau politique ivoirien. Jusqu’aux dernières élections municipales ministre de la Défense, il s’est fait élire maire de la très importante commune d’Abobo à Abidjan. C’est sans conteste le numéro 2 du pouvoir en place. Mais ce statut, Hamed Bakayoko ne se l’est pas vu offrir sur un plateau d’or. Personne ne le voyait à la place où il est aujourd’hui. Son parcours donc prouve suffisamment celui d’un battant.

Né le 8 mars 1965, Hamed Bakayoko est un homme politique, de médias et d’affaires ivoirien. Directeur d’un organe de presse, Le Patriote, déjà à 25 ans, l’homme connait suffisamment la sphère médiatique. Un bon tremplin, avec le militantisme estudiantin, pour faire son entrée sur la scène politique. Sur le côté carrière politique ou homme d’Etat, s’il a occupé d’autres fonctions avant, c’est avec Alassane Ouattara qu’il a prouvé toute l’étendue de ses compétences.

Au poste de ministre de l’Intérieur en juin 2011, les observateurs avisés reconnaissent son empreinte, avec la baisse manifeste de la criminalité. A la Défense depuis juillet 2017, Hamed Bakayoko aura usé d’autorité, mais surtout de responsabilité et posé des actes forts dans le sens d’assainir les forces de sécurité et de défense. Sa mission était simple : réformer l’armée ivoirienne, fruit de la fusion des Forces Nouvelles et des Forces de Défense et de Sécurité, et en faire une armée unie, solidaire et républicaine au service de la nation. Les sources informées font état de ce qu’il a fait exclure de l’armée certains éléments. « Il a fait radier de l’armée une bonne trentaine de gendarmes. Il leur a été demandé de prouver leur nationalité, mais ils ne sont arrivés à le faire », confie une source crédible.

Hamed Bakayoko a suffisamment prouvé ses compétences. Elles parlent même pour lui et séduisent les Ivoiriens de tout bord politique. La consécration est sans doute son élection comme maire dans la commune d’Abobo, l’une des plus importantes d’Abidjan, lors des élections municipales du 13 octobre dernier.

HAMED BAKAYOKO

HAMED BAKAYOKO

 

Qualités humaines hors normes

Hamed Bakayoko s’est fait tout seul l’image fort appréciable qu’il a aujourd’hui. Rien ne lui était donné au début et personne ne pouvait le prédire de si tôt dans le cercle très fermé des hommes de confiance d’Alassane Ouattara. C’est le fruit d’une lutte âpre menée tout au long de son parcours à prouver ses compétences et séduire son monde. C’est un self-made man, un autodidacte, et sa réussite professionnelle et politique est peinte comme un exemple de volonté et de travail pour la jeunesse ivoirienne qui lui voue d’ailleurs une grande admiration.

Mais au-delà de ses compétences professionnelles, Hamed Bakayoko a également des qualités humaines appréciables. Ses proches le décrivent comme un homme d’une humilité remarquable. « Les hommes de sa carrure et d’une telle réussite professionnelle versent souvent dans la mégalomanie, piquent la grosse tête et sont très condescendants. Mais Hambak – c’est comme cela que l’appellent ses intimes – est loin de tous ces défauts. C’est un monsieur d’une humilité extraordinaire, très respectueux envers les gens malgré son apparence », confie un proche.

Hamed Bakayoko, c’est aussi un homme d’affection, il est simplement humain. Son coté affectif transparait dans ce tweet, à la suite du décès de son père, El Hadj Anliou Bakayoko, ce mercredi 8 novembre : « Merci Papa pour cette vie bien remplie. Tu resteras un modèle de dévouement à ta famille et à tes enfants, un exemple de piété et d’humilité. Tu nous lègues en héritage des valeurs et des vertus que nous nous efforcerons de préserver. Repose en paix aux côtés de Maman Mayama ».

Dauphin idéal d’ADO pour 2020 ?

C’est peut-être trop tôt pour poser cette problématique. 2020, c’est encore loin et d’ici là, tout peut encore arriver. Hamed Bakayoko lui-même se défend d’ailleurs de toute ambition présidentielle. Il se contente de bien faire son travail et de laisser les gens l’apprécier.

Qu’à cela ne tienne, les Ivoiriens le reconnaissent comme très proche des populations parmi la coterie des collaborateurs d’Alassane Ouattara. On vante de lui aussi un charisme manifeste et d’ailleurs affirmé. « Pour diriger cette Cote d’Ivoire, il faut un mélange d’autorité, de technicité, de charisme…C’est aussi un homme qui s’est employé à rapprocher les différentes chapelles politiques, donc un pont entre les courants politiques qui ne se font aucun cadeau, un élément important du processus de réconciliation (…) Si Hambak ne fait pas le dauphin idéal, personne ne le ferait », résume un admirateur de l’homme qui connait d’ailleurs suffisamment ses qualités.

Une chose est évidente aujourd’hui, l’homme a supplanté Guillaume Soro, longtemps désigné comme dauphin naturel d’Alassane Ouattara et prend de plus en plus la place du dauphin idéal pour la présidentielle de 2020 où le Président sortant ne briguera pas un nouveau mandat. « Ce serait tout sauf une usurpation de place. Je ne suis pas dans la tête d’ADO, mais je parie que la carrure de Hambak doit beaucoup lui faire réfléchir, même s’il y a aussi la carte de l’actuel Premier ministre Amadou Gon Coulibaly», déclare un citoyen ivoirien.

Même si Hamed Bakakoyo se défend d’une quelconque ambition présidentielle, les observateurs avisés voient en lui le candidat idéal du parti au pouvoir, un homme qui a toutes les qualités pour diriger le pays…

 

Prosper AKPOVI