Droit de grève : Total Gabon dans le collimateur de l’ONEP

Droit de grève : Total Gabon dans le collimateur de l’ONEP

Total Gabon et l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP) sont à couteaux tirés. L’organisation syndicale reproche à la société pétrolière de porter atteinte à la liberté syndicale et entrave au droit de grève. L’ONEP en appelle à l’intervention du ministre du Travail pour faire respecter la législation gabonaise.

Dans une correspondance adressée au ministre du Travail, Arnauld Calixte Engandji Alandji le 10 juillet dernier, le bureau de l’Onep dénonce la violation du droit de grève et l’entrave à l’action syndicale. L’organisation syndicale dénonce notamment le remplacement des employés de Total-Gabon par le personnel des sociétés extérieures EMTP, SPIE OGS, DIETSMANN sur ses installations, notamment sur les sites du Cap Lopez, PG2, Anguille et Torpille, suite au lancement le 9 juillet d’une grève de 15 jours.

Selon les premiers responsables de l’ONEP, au lieu de trouver des «des solutions sereines et idoines» aux préoccupations de ses employés, le directeur de la filiale pétrolière, Henry Max Ndong Nzue, a préféré, en plus de ces remplacements d’employés, menacer et intimider les employés grévistes.

Une situation qui amène l’ONEP à demander au ministre du Travail de frapper du poing sur la table pour que la direction générale de Total Gabon puisse respecter les dispositions légales en vigueur au Gabon en matière du droit de grève.