Gabon: Xénophobie – Un danger public nommé Jonas Moulenda

Gabon: Xénophobie – Un danger public nommé Jonas Moulenda

Un danger public nommé Jonas Moulenda

L’asile psychiatrique ou le gnouf pour le potinier Jonas Moulenda ?

 Entre autres gravissimes et indignes accusations qu’il est préférable de taire, 1237 crimes rituels commis entre 2009 et 2016 au profit d’Ali Bongo Ondimba dont le pouvoir serait fondé sur le mysticisme au gré de sacrifices de sang et d’organes humains…C’est l’effrayant bilan des meurtres de Gabonais que le Directeur de publication du journal local « Faits divers », Jonas Moulenda attribue, sans produire le moindre début de preuve, après 14 ans d’investigation journalistique, dit-il, à Maixent Accrombessi qu’il incite avec véhémence ses compatriotes à lyncher à tout prix jusqu’au meurtre. « La seule place de cet homme (Accrombessi, Ndlr) est dans un tombeau (…) mobilisons-nous tous pour ça !  », harangue publiquement et sans aucun état d’âme ses followers sur YouTube, le piteux bloggeur dans une récente vidéo publiée depuis Paris où il se terre dans les caniveaux des convenances pour mieux pourfendre d’aussi loin la loi et la puissance publique de son pays, la morale humaine généralement, les règles de bienséance partout et la déontologie professionnelle du noble métier de journaliste. « J’assume mes propos », c’est aussi heureusement en tout cas le leitmotiv qui ponctue quelquefois les interminables 37 minutes que dure ce virtuel monologue coulé comme dans un marbre de digressions hallucinatoires. Du reste, c’est ce qui semble ressortir majoritairement de ce que les Gabonaises et Gabonais approchés pensent de cette sortie ! Vox populi…   

Défiance maladroite, incompétence professionnelle notoire, haine gratuite d’un prébendé en demi-solde des ennemis du développement gabonais ? Xénophobie congénitale, résultat patent d’une éducation manifestement ratée, irresponsabilité consciemment entretenue ou désir funeste de passer pour martyr en étant en réalité bourreau ? Provocation suicidaire ou folie chronique ? C’est bien hélas un peu de tout ça à la fois que colportent ridiculement pour lui-même sur YouTube en condensé et sans sourciller le moins du monde les puériles et très graves rumeurs du vil Jonas Moulenda via une récente vidéo titrée par ce danger public multirécidiviste « Mobilisons-nous contre le retour de Maixent Accrombessi ». D’une insoutenable légèreté, le charabia du pamphlétaire qui s’englue dans une terrible confusion de genres – entre accusations sans preuves, allégations sans fondements, imagination fertile pour le mal – n’est «…au fond qu’une interminable suite calomnieuse d’injurieux ragots dont l’indécence laisse pantois ». C’est là, d’après une source diplomatique allemande bien introduite dans les Renseignements du pays et réclamant l’anonymat, le résumé sommaire de l’avis majorité des Gabonaises et Gabonais sur le feedback réel de l’impact de ce post de la délation.  

Flashback…

Maixent Accrombessi, alors entre la vie et la mort, avait dû quitter inopinément par évacuation sanitaire le pays, pour se faire soigner à l’étranger. C’était à la veille de la présidentielle d’août 2016 qui a consacré la brillante réélection de l’actuel homme fort du Gabon dont le bilan incontestable au premier septennat lui valait ainsi le renouvellement par son peuple de son contrat de confiance. Jusque-là le patient, aujourd’hui toujours convalescent, occupait le poste stratégique et très convoité de Directeur de cabinet du Président Ali Bongo Ondimba dont le péché capital aura été de privilégier en ce brillant haut cadre, loyal et désintéressé, l’efficacité et l’action sur toutes autres considérations politiciennes. C’en était donc déjà assez pour faire jaser et faire déterrer l’artillerie lourde des mauvais jours à une catégorie spécieuse et somme toute marginale de Gabonais. De là, ce tandem présidentiel, tout le long du premier septennat amorcé en 2009, a dû essuyer toutes sortes de tempête, toutes les foudres possibles telles que peut seule secréter la jalousie envieuse. Traité dès lors sans discontinuer par ces marginaux aigris de tous les noms d’oiseaux, Maixent Accrombessi était cependant l’homme qui avait le profil de l’emploi, parfait profil pour être revêtu par une calomnieuse savante entreprise de démolition humaine de tous les péchés d’Israël ; même ceux d’Adam et d’Eve aussi. Au lendemain de son investiture pour le second round de 7 ans à la tête du Gabon, le Président réélu n’en a eu cure. D’Accrombessi dont il paraît aussi loisible que licite de croire que la collaboration lui est précieuse pour parfaire la dynamique entamée de sortir son pays du néant, Ali Bongo fait le Haut Représentant Personnel du Président de la République. Et voilà qui, visiblement, fait déborder davantage le vase et durcit l’animosité latente de ceux qui voudraient se croire héritiers naturels de la couronne contre l’heureux élu. D’où la surenchère d’attaques frontales dont la vidéo de Jonas Moulenda semble être le perfide porte-flambeau. Pour mieux faire prospérer cette sortie infeste de théorie du complot, y avait-il mieux, sous le pinceau des maîtres adversaires, que de tenter inlassablement à peindre l’objet principal de leur calomnieuse jalousie sous les traits diaboliques  d’un Raspoutine (Maixent Accrombessi) dont l’influence néfaste sur le Tsar Alexandre (Ali Bongo) ? La suite, tout le monde la connaît… 

Jonas Moulenda, une tâche noire sur le paysage gabonais ?

Somme toute marginale, cette vidéo du Sieur Moulenda aurait dû mériter l’indifférence totale et n’attirer aucune attention particulière qui ferait à son auteur de la publicité gratuite. Après tout, elle ne capitalise qu’à peine 200 vues cumulées sur YouTube. Et là encore, c’est sans soustraire les vues comme la cinquantaine opérées par notre Rédaction pour mieux s’imprégner du contenu à des fins éditoriales. Ce ne fut donc logiquement point tâche aisée pour la poursuite de l’enquête de pouvoir dénicher des sources exploitables, puisqu’il semble manifestement que, par bonheur, cette grave actualité fut passée largement inaperçue. Personne ou presque des prospects rencontrés ne semblait au courant de cette publication tendancieuse. Exception faite, bien sûr, d’une ou deux personnes approchées qui disent en avoir confusément entendu parler, mais qui aussi, quoique s’inquiétant de ce qui a bien pu inspirer une telle surenchère de propos orduriers, en minimisaient autant l’audience que la portée réelle.  « Cet homme est un pyromane doublé d’une crapule. En vain fort heureusement, il tente d’enflammer le pays, piétine sans état d’âme l’Etat de droit, bafoue la fonction et l’autorité présidentielle puis jette le discrédit sur la fierté nationale tout en défiant allègrement la justice gabonaise ! », laissa entendre cependant l’une d’elles.

L’enquête aurait donc pu tourner court, et la Rédaction pensait déjà à y renoncer. Mais il a fallu dans la foulée tomber sur la pétillante Madame Estelle Hounsavou, infirmière d’Etat. En effet sur cette vidéo qu’elle a tout de suite qualifiée d’«irresponsable et inutilement incendiaire », celle-ci s’était tout naturellement déjà fait son idée précise. « La vulgarité des graves propos de ce zouave (Jonas Moulenda, Ndlr) n’est que le moindre péché de cette publication qui pèche par tous les inimaginables excès. C’est tellement répugnant qu’il ne faut citer ce Monsieur nulle part dans votre article », conseille-telle avant d’enchaîner : « Quelle bestiale violence pour inciter à une haine gratuite, appeler au lynchage meurtrier d’un concitoyen contre qui, je suis convaincue, ce Jonas doit nourrir des griefs strictement personnels (…). Ces paroles ne sont en effet rien d’autre que celles d’un fumeur de crack ; elles ne manquent cruellement de respect au pays et à ses institutions. Elles n’ont pu surtout germer et naître que dans l’esprit malade d’un demi-crétin, à moitié ignorant et totalement insignifiant qui, pour des raisons obscures, se fourvoie complètement (…) A mon avis, c’est un déséquilibré qui s’est échappé d’un asile de fous où il faut à tout prix le ramener (…) Quel type d’homme faut-il être dans le fond pour frapper aussi fort un homme  terrassé par la maladie et entre le vie et la mort ? Laisser cet individu impuni et en liberté est un grand danger public…. Après tout, le Gabon autant que par exemple la France à tous les Français de toutes origines, appartient à tous les Gabonais. Et jusqu’à preuve du contraire, Maixent Accrombessi reste manifestement l’un de nos plus valeureux compatriotes. Il est grand temps qu’on lui foute définitivement la paix !».

Patron d’un organe local de presse qui réalise au Gabon l’un des plus grands tirages et qu’on ne pus surtout soupçonner de tendresse ni de copinage avec le régime en place, un confrère s’en indigne pour sa part avec une pointe d’ironie. Du contenu de la vidéo, il pense tout simplement que ce n’est rien que des « affabulations accusatoires, un tissu mensonger de diffamations graves qui met en péril tout entier l’édifice national ». Ce qui constitue, toujours  d’après ce confrère : « d’inacceptables propos dans un Etat de droit où un individu, fut-il journaliste, ne doit en aucun cas se permettre de narguer si outrancièrement la justice de mon pays ni s’en prendre aussi frontalement, sans fondements ni preuves à l’honorabilité de son Président et de son collaborateur… ». Notre interlocuteur pense cependant que c’est malgré tout« un non-événement, de simples élucubrations d’un schizophrène à la personnalité hallucinée et ambivalente. D’aucuns ne disent-ils pas de lui que c’est un homosexuel, d’autres qu’il est bisexuel alors que d’autres encore, mauvaises langues sans doute, ont pu prétendre que pour survivre à Paris, cet homme se travestit et fait à l’occasion le tapin au Bois de Boulogne ? Et ça ne concerne que l’improbable identité sexuelle de votre homme ! Bref, si tout ceci était peu ou prou vrai – il n’y a jamais chez nous de fumée sans feu – quel besoin alors a-t-on d’accorder une quelconque importance à la diarrhée verbale de cette tapette constipée qui n’a fait en réalité par la bouche que ce qu’il a manqué de pouvoir faire en catin par son derrière ? ».A la place de la Rédaction, le chauffeur qui nous ramenait à l’aéroport conclut : « Rien ne peut justifier que l’on traîne aussi bas dans la boue l’honneur d’un homme et de sa patrie. Mais c’est à la justice de s’autosaisir de la question. Aux yeux de tous en revanche, Jonas Moulenda est déjà notre honte à tous ! ».

                                                                                                                                           Prosper A. Ndong