Mauritanie: ouverture du 31è sommet de l’Union Africaine

Mauritanie: ouverture du 31è sommet de l’Union Africaine

Le 31è sommet des chefs d’État et de gouvernement africains s’est ouvert ce dimanche 1er juillet à Nouakchott,  la capitale mauritanienne. Le phénomène de la corruption qui freine le développement du continent mais aussi les crises sociopolitiques notamment la situation au Soudan du Sud,  sont les principaux sujets qui seront abordés lors de ce sommet.  

À l’ouverture des travaux ce dimanche matin,  le président mauritanien est revenu sur les liens étroits de son pays avec l’Afrique. Il a aussi évoqué les défis auxquels doit faire face le continent, notamment le terrorisme. Une des manières de vaincre le terrorisme pour Mohamed Ould Abdel Aziz, « c’est de diminuer les disparités sociales. C’est le seul moyen de convaincre nos jeunes de ne pas sombrer dans l’extrémisme ». En conclusion, il a remercié les chefs d’Etat, de gouvernement et de délégation présents à Nouakchott.

Un seul sommet par an

Quant à Moussa Faki Mahamat, le président en exercice de la Commission de l’Union africaine, il a insisté sur le fait qu’il y aura désormais des rencontres à format réduit, un seul sommet des chefs d’Etat par an. L’idée de ces réformes, c’est à terme de crédibiliser l’UA. Plusieurs projets en cours ont été annoncés. Moussa Faki Mahamat encourage notamment les chefs d’Etat à adhérer au marché commun, à signer un protocole sur la libre circulation des personnes et des biens.

Il est également revenu sur la nécessité de poursuivre les réformes notamment du côté financier avec la  mise en place d’une taxe sur les importations qui ne fait pas l’unanimité à l’UA. Ensuite, Moussa Faki a évoqué l’objectif de 2020 de faire taire les armes à l’échelle du continent. Un défi qu’il faut relever, selon lui. « La paix fait appel au dépassement de soi ».

Dernière personne à s’exprimer à la tribune ce matin, Paul Kagame,  le président en exercice de l’UA,  a condamné l’attaque contre le QG du G5 vendredi qui a coûté la vie à deux militaires et un civil.  « Nous condamnons ces attaques violentes et exprimons nos condoléances », a-t-il déclaré .

Sur la situation au Soudan du Sud,  le Rwandais a mis en garde les parties prenantes de la crise:  « L’UA s’attend à ce que les parties respectent l’accord ».

Le président français Emmanuel Macron est également attendu à ce sommet.

Jules COTI