Ma meilleure amie était une bisexuelle et a détruit mon bonheur par jalousie

Ma meilleure amie était une bisexuelle et a détruit mon bonheur par jalousie

Adéline est une mère célibataire de trois enfants. Les circonstances de la vie l’ont fait rencontrer Béa. Elles se lièrent d’amitié. Plus que de l’amitié, elles étaient devenues soeurs. Adéline rencontra un homme qui était près à l’épouser. Mais ce bonheur qui lui tendait les bras sera gâché par la jalousie de…sa meilleure amie, que dis-je, sa soeur…Béa. Cette derniere était…lesbienne, bisexuelle. Tombée amoureuse de Adéline, Béa exigea de coucher avec elle. L’homosexualité est bien présente dans nos sociétés africaines, en voici un témoignage vivant à travers cette lettre de Adéline qui raconte sa mésaventure.

 

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Bonjour chers lecteurs.

Pour tout vous avouer, je n’ai jamais pensé qu’un jour l’une de mes histoires se retrouverait sur la presse. Mais la pertinence de celle-ci m’y oblige.
Je me nomme Adéline. Jeune maman de trois enfants issus d’un précédent mariage qui n’a pas pu aboutir à cause d’intense incompatibilités d’humeur. Je préfère dire incompatibilité d’humeur pour ne pas dire que j’étais une femme battue, trompée, brimée par un homme avec qui j’avais souffert, pour qui j’ai tout sacrifié depuis la classe de troisième. Cet homme, une fois adulte et après lui avoir trouvé un travail stable avec l’aide des miens, a commencé par sortir avec d’autres femmes, et à ne pas me cacher ses infidélités. Il s’était fait des amis dans des cercles très vicieux et s’adonnait à l’alcool, la drogue, le sexe, l’arnaque… Bref, ma vie avait fini par se résumé ainsi : maison, hôpital, justice, car il avait constamment des déboires avec la justice et moi je me retrouvais dans les hôpitaux pour coups et blessures portés à ma personne… Je vous épargne les détails. Ma vie était un enfer et au final il me mit hors de la sienne avec pour seule explication que son pasteur lui avait révélé que je n’étais pas faite pour lui. Il nous abandonna mes enfants et moi.

J’avais décidé au solde de ce fiasco de reprendre ma vie en main et de ne m’occuper que de mes enfants et de ma carrière. Jeune chef d’entreprise, j’excelle dans le développement des jeunes marques telles que la mienne. Je suis là aujourd’hui pour vous parler de ma meilleure amie. Celle-là même que j’ai intégrée dans ma vie et qui a tout détruit.
J’ai toujours cru en l’amitié. La vraie, la sincère. Le genre d’amitié qui vous comble tellement vous trouvez en l’amie, la sœur, la confidente, la complice, bref la seconde partie de vous, un miroir qui vous duplique votre manière d’être. La mienne était la naïveté. Je savais que j’étais très naïve et passive aussi. Je n’aimais point les tensions, raison pour laquelle je n’ai pas voulu continuer dans mon couple car la quiétude et la paix avaient disparu.

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Un jour, alors que je ne m’y attendais pas, je fis la connaissance d’un homme. Ce dernier vivait à l’étranger et revenait au pays plusieurs fois l’année. J’eus beaucoup de plaisir à sympathiser avec lui car il faisait preuve d’une maturité et d’un esprit de responsabilité énorme. Très vite, je trouvai en lui un instinct de père protecteur et amoureux du bonheur de ceux qu’il aime. Lorsqu’il me demanda de devenir son épouse, j’acceptai sans réfléchir. Je fus présentée à sa famille au cours de son suivant séjour. Je parlais de mon prince charmant à mon amie. Je partageais ma joie avec elle.
J’ai connu cette fille d’une manière très peu probable. Nous étions tous deux membres d’une association mais il y avait tellement de membres qu’à peine on pouvait s’y croiser. Un jour le destin fut maitre de nos vies. Je me rendis aux toilettes pour retoucher mon maquillage lorsque j’entendis quelqu’un pleurer dans une des cabines. Prise de compassion, j’engageai la conversation avec cette inconnue, et la fis sortir de son havre de douleur. Elle était aussi jeune que moi, disons une année en moins mais très belle. Elle me raconta qu’elle venait d’être plaquée par son fiancé pour une autre. Je lui parlai toute la soirée et au final lui laissai mon numéro avant de lui souhaiter une bonne nuit. Quelques semaines après, elle était totalement dans mes confidences. Je lui parlais de moi, de mes projets, de mes enfants, je lui disais tout, comme quand on parle à une sœur. C’est ainsi que je n’eus aucun mal à lui parler de mon fiancé. Elle sembla très heureuse pour moi de temps qu’elle connaissait déjà tous les déboires par lesquels j’étais passée.
J’avais parlé de mon association à mon homme. Ce dernier avait pris la décision de l’intégrer également et de nous trouver des opportunités chez lui en Europe. Je n’eus donc aucun mal à inviter mon amie à la maison au retour de mon fiancé. Je les présentai en toute confiance car si je devais douter d’une personne ce n’était certainement pas de ces deux-là. Les mois qui passaient semblaient faits pour le bonheur de mon amie car elle avait fini par rencontrer un autre homme qui lui faisait briller les yeux. Elle était à nouveau amoureuse et ne jurait que par cet homme. Le seul hic dans l’histoire est que ce dernier était marié, mais elle n’en était point dérangée. Elle maintenait cette relation comme si sa vie en dépendait.
Un beau matin, je reçus un appel de mon fiancé, il était de très mauvaise humeur et me parlait avec grande agressivité. Jamais je ne l’avais vu ainsi, lui qui, à la base était un homme calme et peu bavard. L’objet de sa rage, une rumeur qui lui était parvenue je ne sais comment et qui disait que j’avais une autre relation bien nourrie en dehors de celle que lui et moi avions. Je tombais sur mes fesses. Je ne comprenais d’ailleurs pas comment cela pouvait se faire car toutes nos deux familles se connaissaient très bien et préparaient notre mariage.

 

J’essayai de le raisonner en vain. Au final il finit par lâcher le nom d’un de mes anciens prétendants avec qui j’avais coupé tout lien depuis fort longtemps, mais qui m’avait contacté dans le cadre d’une prestation dans son entreprise. Je lui expliquai que tout ceci n’était que pure malentendu car je devais travailler avec l’entreprise de ce dernier et c’était tout. Il me raccrocha au nez et je mis le tout sur le coup de la jalousie. Mais je fus très intriguée car mon fiancé ne pouvait jamais avoir une telle information si cela ne lui était parvenu d’un proche à moi. J’appelai mon amie pour me plaindre du comportement de celui qu’elle avait fini par appeler « son beau-frère ». Elle me calma et tout comme moi, parla de simple jalousie d’homme.
Quelques jours après, mon amie vint m’informer de sa grossesse. Elle était enceinte de trois mois déjà de son amant et voulait se faire avorter. Avec le concours de mon fiancé, l’en dissuader ne fut pas tâche facile et grâce à Dieu elle finit par entendre raison. Son amant avait pris ses responsabilités au bonheur de tous alors tout était bien qui finissait bien. Sauf que non, rien n’avait encore débuté car mon amie avait un autre problème insoupçonné.

 

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Dans l’euphorie des préparatoires, mon fiancé un beau matin me fit comprendre qu’il aurait souhaité que nous prenions plus le temps pour nous connaitre. Après pratiquement deux ans de relation, il voulait sursoir à notre mariage. Pour quelle vraie raison, je ne saurai le dire. Je n’obtenus pas non plus de réponse ni d’explication. Il voulait qu’on ne parle plus de mariage pour l’instant c’était tout. Je fus choquée par une telle décision uni sens. Sa famille également ne compris pas ce revirement spontané de leur fils. Mais personne ne pus comprendre le pourquoi des choses. Mon amie qui menait sa petite vie de femme enceinte et qui tout le temps était fourrée chez moi, me demanda de ne plus lui mettre la pression et de laisser faire les choses.
Les jours qui suivirent furent pires encore. Pour un oui ou non, mon fiancé me faisait des histoires. Il trouvait des noises partout et en toute chose. Je devenais imparfaite à tout point de vue, il me parlait de choses tellement précises que je tombais des nues à chaque fois. Il ne pouvait pas connaître ces détails car il était loin de nous. Mais il en parlait avec tellement de précisions que je me disais avoir un espion dans ma vie. Mais je ne pouvais pas imaginer un seul instant que cet espion était mon amie.
Les appels et messages de mon fiancé se firent très rares. Il ne me parlait presque plus. Mes plaintes restèrent vaines. Ses parents furent aussi traités comme moi. Je continuais de me confier à mon amie. Je pleurais dans ses bras. Elle me promettait de prier pour moi et si je l’en autorisais, qu’elle lui parlerait pour régler les choses. Cette fille était ma sœur, comment lui refuser une aide ? Je fus encore plus surprise et déçue lorsqu’elle m’appela quelques semaines après pour me passer « quelqu’un » au téléphone.

 

Ce quelqu’un n’était autre que mon fiancé. Ce dernier était rentré au pays sans m’en avertir. Il était là depuis des jours sans chercher à me voir. Pourtant nous organisions notre mariage quelques semaines encore auparavant. Comment m’expliquer ce comportement humiliant et dégradant à mon égard ? Sa famille me demanda de ne point m’emporter et de voir jusqu’où il voulait aller. Je ne fis aucun commentaire. Mais je fus encore plus blessée qu’il soit passé par mon amie pour me parler. C’était si humiliant. Je demandai à mon amie, comment elle pouvait-être au courant de son retour sans m’en parler. Sa réponse fut terrible.
– Il ne voulait même pas t’appeler pendant son séjour ma chère. Remercies-moi de l’avoir obligé à le faire au lieu de chercher la petite bête.
– Pourquoi me parles-tu ainsi ? Tu trouves normal ce que tu viens de dire ? Tu es mon amie, ma sœur. Comment peux-tu parler ainsi.
– Ecoute, sincèrement au lieu de t’en prendre à moi, réfléchis à ce qui ne va pas dans ton couple, parce que cet homme ne veut plus de toi. Puis elle raccrocha.
Je ne voulais pas croire qu’elle puisse me parler ainsi. Mais de là à le faire, je comprenais par-là qu’elle avait eu le temps de discuter avec mon fiancé, peut-être même à plusieurs reprises. Elle était donc dans la confidence depuis un bon moment. J’eus la nausée. Aurais-je fait rentrer une vipère dans ma vie ?
Le lendemain, à la réunion de l’association elle n’était pas là. Une de nos membres demanda à me parler en privée.
– Madame, je vous vois très souvent à nos réunions mais jamais nous n’avons pu nous parler. Connaissez-vous Béa ?
– Oui, c’est ma meilleure amie pourquoi ?
– Vous devez vraiment vous méfier de cette fille madame. Jamais elle n’a été votre amie. Je suis coiffeuse, et je tiens mon salon dans la ville. Votre amie Béa était de passage dans mon salon la semaine dernière. Elle était accompagnée d’un homme. Je vous voyais souvent elle et vous à nos réunions mais elle ne me connait pas personnellement. Lorsqu’ils arrivèrent au salon, je l’entendis prononcer votre nom dans sa conversation avec ce dernier. L’homme disait :

Adéline me prend vraiment pour un idiot in, l’épouser, moi épouser cette femme, impossible, je mérite bien mieux en tout cas. Pourquoi refuses-tu de laisser tomber cet homme marié, je prendrai soin de toi. Je t’épouserai moi. Tu vaux tellement mieux que ce vieil infidèle.
Votre amie avait répondu :
– Je te l’avais dit depuis le départ, tu croyais que je faisais une blague mais je la connais, jamais elle ne pourra arrêter d’aimer cet homme. Elle te raconte des histoires depuis si longtemps. Pendant toute l’organisation de votre mariage, elle était tout le temps fourrée chez lui. Elle a failli m’induire en erreur en me faisant croire qu’ils ne faisaient que collaborer mais en réalité elle continue de coucher avec lui. J’ai vraiment honte d’avoir une telle personne comme amie. Mais je ne peux pas t’épouser, en tout cas pas pour le moment, regarde comment je suis bidonnée. Laisse-moi mettre au monde cet enfant et si tu le souhaites tu l’adoptes et on se mariera.
« Celle que vous considérez comme sœur, ne l’est pas. Elle ne vous a jamais aimé. Faites très attention à vous car vous ne la connaissez pas. Cette fille a toujours eu très mauvaise réputation dans la ville. Je suis étonnée que jamais vous ne vous en soyiez rendue compte. Elle n’est point fréquentable ».

 

Je fus prise de rage. Tout ce temps, Béa était la base de mes problèmes avec mon homme. Qu’est-ce qu’elle avait pu lui dire pour l’éloigner aussi radicalement de moi ? Une fois à la maison, je ne pus retenir mes larmes. Je pleurai de toutes mes forces, enfermée dans ma chambre. Je ne voulais voir ni parler à personne. J’avais encore moins la force de prier et pourtant prier était ce que je faisais de mieux. Je prie mon téléphone et appela cette fille que je venais de démasquer. Elle décrocha après insistance.
– Bonsoir Béa.
Adéline, que veux-tu encore ? Je me repose là, on peut se parler après si tu veux.
– Non. Je veux que tu me répondes juste. Que t’ai-je fait Béa ? Pourquoi as-tu détruit mon mariage ? Pourquoi as-tu ragoté autant dans mon dos ? Tu étais comme une sœur, comment as-tu pu faire cela ?
Je l’entendis ricaner à l’autre bout du fil.
– Tu es tellement naïve toi Adéline. Naïve et idiote aussi. Tu me demandes pourquoi ? Tu crois peut-être que tu es mieux que moi ? Tu crois mériter un homme comme lui après trois maternités et un mariage raté ? Tu avais insisté pour que je garde l’enfant d’un homme marié, et toi tu vas fièrement organiser ton mariage à toi ? Mais que tu peut-être idiote ma belle. Nous serons dans la même merde. D’ailleurs il est trop bien pour toi. Mais je vois que tu l’aimes vraiment, alors si tu veux toujours récupérer ton couple ce sera à une seule condition. Sache que ton homme m’aime moi. Il me demande en mariage et veut adopter mon enfant. Il ne m’intéresse pas plus que ça mais c’est un très bon parti alors je réfléchis à cette option. Moi aussi j’ai bien le droit d’être au soleil ma chère.
– Que veux-tu mon Dieu Béa ? Pourquoi ? Je t’ai ouvert mon cœur, tu es comme une sœur, tu étais tout le temps avec moi et jamais je n’ai cessé de te soutenir. Alors dis-moi où j’ai merdé. Comment as-tu pu ?
– Arrête de faire ta gamine tu me saoules. Tu m’as fait venir dans ta vie peut-être mais je ne t’avais rien demandé. Tu es si aveugle, aveugle et aveugle. Tout ce temps où j’étais là à tes côtés, lorsque tu pleurais ta vie de célibataire avec trois enfants à charge, j’étais là, quand tu ne décrochais pas tes marchés, j’étais encore là. Je sais tout de toi, je restais même dormir chez toi plusieurs nuit d’affilé. Je suis la seule à pouvoir arranger les choses dans ton couple, tu m’entends, la seule. Mais pour tout t’avouer, je suis amoureuse de toi, alors te laisser à cet homme aura un prix.
– Qu’est-ce que tu me racontes là Béa ? Tu es quoi ?
– Amoureuse de toi oui ? Et je veux que tu me fasses jouir ?
– Pardon ?
– Tu m’as bien entendu. Je veux que tu couches avec moi, j’ai envie de toi Adeline.
– Mais, Béa tu es malade ? Tu as un problème ? Tu es une femme, comment peux-tu me proposer de coucher avec moi ?
– Où est le mal ? Je suis amoureuse de toi depuis tout ce temps. J’ai gardé mes envies pour moi, mais là, je te veux alors, à toi de voir. C’est cela ou alors adieu ton mariage.
– Tu es mesquine et dégoutante, tu es enceinte et presque à terme, comment peux-tu encore mener une vie si basse et sale ? Tu n’aimes donc pas le bébé qui va naître ? Tu n’aimes pas l’homme avec qui tu sors ? Tu ne t’aimes pas ? Vas au diable avec cette bassesse dont tu fais preuve et que Dieu te pardonne.
Je mis fin à la conversation et appelai mon fiancé. J’avais besoin de lui parler urgemment. J’aimais cet homme. J’avais mis toute ma confiance en lui. Le perdre aussi bêtement, sans avoir l’occasion de m’expliquer me paraissait impossible. J’essayai tant bien que mal mais aucune réponse.
Sincèrement, n’eut-été la grossesse de cette fille, j’allais débarquer chez elle et la remettre à sa place. Mais je ne pouvais pas. Je n’en voulais qu’à moi-même car je lui avais donné trop de place dans ma vie. Je n’avais pas cru un instant que dernière sa grande présence dans la vie, il y avait ces pulsions diaboliques qui l’habitaient.
Elle avait réussi à détruire mon couple, elle avait réussi à détourner mon homme, elle avait pu agir aussi cruellement par pure jalousie et par vice. Lesbienne, comment aurais-je pu me douter un seul instant, que derrière ses cadeaux, ses milles appels, ses petits mots et cœurs envoyés en émoticônes, cette fille nourrissait des sentiments pareils pour moi ? Elle avait éloigné mon homme de moi, car elle voyait en lui un rival. Comment aurais-je pu voir venir une telle claque ?
Comment aurais-je pu un seul petit instant penser qu’elle aurait pu être une lesbienne ou même bisexuelle ? Ces choses que je ne voyais qu’à la télévision m’arrivaient à moi. Après tant d’effort pour retomber amoureuse et faire confiance en un homme. Après tant de mal à reprendre ma vie en main. Et mes enfants qui prenaient cet homme pour leur nouveau papa, mes enfants qui l’affectionnaient tant ? Que devrais-je leur dire à présent ?

 

Je me rendis dans sa famille dès le lendemain matin, je voulais tout avouer à ses frères. Tous étaient dégoutés et choqués. Mais mon fiancé refusa d’en croire un traître mot. Il m’accusa de vouloir salir l’image d’une pauvre femme enceinte par jalousie morbide. Il m’interdit de le recontacter. Je fus blessée dans mon amour propre.

 

Aujourd’hui, je ne sais pas ce que mon amie est devenue, mais mon ex fiancé vit sa vie, ce qu’il en a fait je ne saurai le dire non plus. Je sais que chaque jour est une bataille émotionnelle pour moi car une fois encore je tombe. Je tombe sous les regards questionneurs de mon entourage, je tombe genoux contre terre. Je tombe sous l’injustice, la jalousie, le vice, la calomnie. Je tombe sans avoir l’occasion de m’expliquer, je tombe parce que j’ai osé aimer.

 

Je tombe encore alors que je pensais être guérie des douleurs de mon passé. Je tombe, et j’ai encore plus mal qu’avant. Tout ce en quoi j’ai pu croire. Tout mon espoir est parti avec cet homme qui ne m’a pas considéré. Je me demande si seulement il m’avait réellement aimé un seul jour. Je commence par sincèrement en douter car un homme qui aime une femme ne peut jamais se laisser manipuler aussi facilement. Qu’il m’ait rejeté, si seulement j’étais en faute, mais non. Il m’a rejeté sous l’ordre de celle que je lui ai présenté comme amie et sœur.

 

Je prie quotidiennement pour cette fille. Je prie que Dieu la délivre de toute cette négativité et qu’elle finisse par devenir une meilleure personne. Mais j’ai toujours aussi mal car à mon âge et avec mes responsabilités de mère célibataire, je n’ai vraiment plus droit à certaines erreurs. J’ai appris de ces deux relations. J’ai surtout appris qu’il n’existe que très peu d’amitiés sincères. Tout le monde n’a pas bon cœur, et entre filles la jalousie est encore plus présente et destructive. Je sais au fond de moi que cet homme finira par comprendre son erreur mais si il y’a une seule chose évidente dans toute cette expérience, c’est que je mérite vraiment mieux que lui.
Faire très attention à qui nous faisons entrer dans nos vies est important. Tout le monde ne mérite pas notre considération et confiance. Souvent les vieilles personnes disent que lorsque nous voyons des personnes en souffrance, nous compatissons sans connaître les raisons de leurs larmes. Tout le monde n’est pas bon. Certains finissent par mériter le mal qui leur arrive. Si j’avais suivi écouté la raison, je n’aurai pas permis à une parfaite étrangère de rentrer dans ma vie.

 

Océane CODJIA