Quand le président philippin Duterte justifie son apologie du viol par la beauté des femmes

Quand le président philippin Duterte justifie son apologie du viol par la beauté des femmes

« Tant qu’il y aura autant de belles femmes, il y aura plus de cas de viol ». Des propos qui font froid dans le dos.  Et ils viennent du président des Philippines. S’exprimant lors d’un meeting à Davao sur la criminalité,  Rodrigo Duterte a donc fait l’apologie des viols devenus récurrents dans son pays par la beauté des femmes.

Connu pour la violence de ses discours,  son implacabilité envers les trafiquants de drogue dans son pays, Rodrigo Duterte a de nouveau créé la polémique jeudi 30 août, selon le New York Times. En déplacement dans la ville de Davao, dont il a été maire pendant plus de quinze ans, le chef d’Etat a trouvé une explication pour le moins controversée à l’augmentation du nombre de viols enregistrés dans la ville.

« Ils disent qu’il y a de nombreux viols à Davao. Tant qu’il y aura un grand nombre de belles femmes, il y aura plus de cas de viol », a déclaré Rodrigo Duterte.

De quoi provoquer l’ire de plusieurs associations féministes. « Plutôt que de s’attaquer sérieusement au problème, le misogyne Duterte aggrave les blessures des victimes de viols avec ces insultes », a ainsi déploré le collectif #BabaeAko.

Duterte,  l’éternel récidiviste 

Le président philippin n’est pas à son premier essai.  Il est coutumier du fait.  Lors de sa campagne pour la présidentielle de juin 2016, le candidat Duterte avait défrayé la chronique en plaisantant sur le viol d’une missionnaire australienne, assassinée en 1989 lors d’une émeute dans une prison de Davao.

« J’ai vu son visage et je me suis dit, putain, quel dommage. Ils l’ont violée, ils ont tous attendu leur tour. J’étais en colère qu’ils l’aient violée mais elle était si belle. Je me suis dit, ‘le maire aurait dû passer en premier’ », avait-il déclaré.

L’association féministe Women against Duterte avait alors déposé une plainte pour apologie du viol auprès de la Commission des droits de l’homme des Nations unies.

Comme quoi,  au pays de Rodrigo Duterte, les « belles » femmes doivent se cacher de peur de tomber dans les griffes des « violeurs » protégés par Monsieur le président.