Côte d’ivoire / Affaire Gbagbo – Blé Goudé – Crimes contre l’humanité: Les vrais coupables

Côte d’ivoire / Affaire Gbagbo – Blé Goudé – Crimes contre l’humanité: Les vrais coupables

 Ouattara, Soro et sa bande, Sarkozy, Ban Ki-Moon, Compaoré et les commandos invisibles

LES VRAIS COUPABLES

Laurent Gbagbo et l’ex-chef des Jeunes Patriotes, Charles Blé Goudé ont été acquittés par la Cour pénale internationale (CPI) mardi 15 janvier. En détention depuis huit ans, l’ex-président ivoirien était accusé de crimes contre l’humanité durant la crise postélectorale de 2010-2011 née à l’issue du scrutin présidentiel de cette époque en Côte d’Ivoire. Malgré la décision de la cour exprimée en ces termes par le juge Cuno Tarfusser: « La Chambre fait droit aux demandes d’acquittement présentées par Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé concernant l’ensemble des charges » retenues contre eux et « ordonne la mise en liberté immédiate des deux accusés », qui a ajouté que cette décision avait été prise car « l’accusation ne s’est pas acquittée de la charge de la preuve conformément aux critères requis » par la justice internationale, Laurent Gbagbo, 73 ans, et Charles Blé Goudé, 47 ans, ont été libérés sous conditions et actuellement gardés le premier en Belgique, le second aux Pays-Bas. Comment comprendre que de présumés coupables soient acquittés et retenus  dans les mailles de la justice internationale?

 

Les raisons de leur détention

Que ce soit en Côte d’Ivoire ou partout ailleurs, l’opinion sait que c’est Laurent Gbagbo qui avait gagné et que certaines mains noires ont voulu asseoir de force dans le fauteuil présidentiel, l’actuel chef de l’Etat Alassane Dramane Ouattara pour des intérêts obscurs. En tête de ces comploteurs, se trouve l’ancien président français Nicolas Sarkozy.

En effet, la France avait pris fait et cause pour le camp Ouattara du fait du refus de Laurent Gbagbo qui est un grand nationaliste, soit dit en passant, de se soumettre aux desideratas de Paris. Son ‘’entêtement’’ outrait Nicolas Sarkozy qui voulait à tout prix se débarrasser de lui.

Si aujourd’hui Gbagbo et Blé Goudé sont toujours retenus à La Haye, c’est tout simplement parce que la France les considère comme ‘’dangereux’’ pour Ouattara. Elle œuvre en coulisse pour qu’ils soient détenus jusqu’à la fin du mandat actuel de ce dernier. Car leur libération constituerait un véritable cauchemar à son protégé et un coup d’arrêt à ses sinistres machinations.

 

La preuve de l’implication de la France et de l’Onuci

France et ONUCI

Le conflit est né de la proclamation spectaculaire et inédite des résultats du scrutin. En effet, pour la première fois, c’est au quartier général d’un candidat, en l’occurrence Alassane Ouattara, que la Commission électorale indépendante avait annoncé la ‘’victoire’’ de celui-ci alors que tout le monde s’attendait à voir la commission se réunir à son siège pour faire sa déclaration. Indignés, les partisans de Gbagbo s’étaient précipités au QG de Ouattara, arraché des mains du président les faux documents et les déchirer. Dès lors, une crise ouverte était née qui opposait les deux camps. Les partisans des deux s’affrontaient et le pays était au feu et en sang. Le camp Ouattara est soutenu par les rebelles de Guillaume Soro avec à leur tête des sanguinaires comme le lieutenant-colonel Issiaka Ouattara dit Wattao qui massacrèrent les populations civiles. Les victimes sont estimées à 3000. Pour se protéger, Gbagbo s’était retranché dans sa résidence, gardée par ses troupes. Mais la France tenait à l’éliminer ou à le capturer. Le plan était donc de prendre d’assaut cette résidence.

C’est ainsi que pour remercier son ami, Alassane Ouattara a nommé en 2017, l’ex-président de la République français, Nicolas Sarkozy, ambassadeur de l’Etat de Côte d’Ivoire auprès du Qatar, pour, dit-on, le renforcement de la coopération entre Abidjan et Doha, selon une révélation de La Lettre du Continent.

Selon le périodique français, il s’agit pour Nicolas Sarkozy de ‘’mobiliser’’ les investisseurs qataris afin d’accroître leurs ‘’investissements et financements’’ en Côte d’Ivoire.

 

Lors de l’assaut, des blindés français et de l’Onuci sont entrés dans le secteur de la résidence de Laurent Gbagbo. Résidence partiellement détruite auparavant par les bombardements également menés par la force Licorne et l’Onuci. Les forces françaises arrêtèrent Gbagbo et le remettèrent aux forces de Ouattara qui le conduisirent à l’Hôtel du Golf.

Rapidement, la France et le camp Ouattara précisent leur version des faits: ce ne sont pas les forces spéciales françaises qui ont arrêté Gbagbo, selon une source diplomatique française.  « A aucun moment » elles n’ont pénétré « dans les jardins ou la résidence présidentielle« , où il s’était réfugié, ajoute le porte-parole de l’état- major, le colonel Thierry Burkhard.

Le Premier ministre français de l’époque, François Fillon répétait devant les députés UMP: « Pas un seul soldat français n’a mis les pieds dans la résidence » de Gbagbo. « Le comportement des forces françaises a été exemplaire. Le président de la République leur avait confié une mission difficile« , a-t-il déclaré, selon des participants à la réunion hebdomadaire à huis clos des députés UMP à l’Assemblée. Licorne a agi « à la demande de l’Onuci« , selon Paris

Alors où et comment la France est-elle intervenue, avec la force Licorne? Le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, avait avancé que les forces pro-Ouattara avaient reçu le « soutien » de l’Onuci. Et c’est « à la demande » de celle-ci que la force française « Licorne a été amenée à apporter un concours« . Interrogé sur le type de soutien fourni par Licorne, Gérard Longuet a indiqué qu’il s’agissait d' »un soutien aérien », au travers de quatre hélicoptères Gazelle. Les hélicoptères qui ont contribué aux bombardements, donc, accélérant sans doute l’issue de l’offensive pro-Ouattara, menée depuis une dizaine de jours.

 

Ban Ki-Moon

Ban Ki-Moon est un complice passif car il a été abusé par les fausses preuves que la France lui avait présentées même s’il faut reconnaitre qu’il a fait montre de légèreté quand il n’avait pas su se fonder sur les éléments probants que, sûrement, les forces onusiennes sur le terrain lui auraient communiqués.

Pour sa part, l’ancien président burkinabé, Blaise Compaoré, avait apporté son aide à un frère puisque Ouattara est d’origine burkinabé mais trouvait grâce auprès de Feu Houphouët-Boigny qui a fait de lui ce qu’il est aujourd’hui.

On voit donc que la CPI a dit le droit en acquittant Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé puisqu’ils ne sont aucunement responsables des faits à eux reprochés et que les vrais auteurs des crimes abominables commis en Côte d’Ivoire sont ceux dont nous venons de faire l’historique. Malheureusement, des juges de cette Cour ont réussi à tordre le cou aux principes basiques du droit pour s’assurer que l’ancien président ivoirien et l’ex-chef des Jeunes Patriotes restent sous le contrôle de la justice internationale. Sinon, comment comprendre que des présumés coupables, acquittés donc blanchis de toutes les charges qui pesaient contre eux, soient libérés sous conditions? Pour comprendre cette contorsion juridique, il faut interroger les relations mafieuses entre l’actuel président ivoirien Alassane Ouattara et Philip Bensouda. En effet, si la procureure Fatou Bensouda a tout fait pour maintenir Laurent Gbagbo en prison, c’est en raison de sa relation avec l’homme d’affaires israélien qui n’est autre que son mari. La magistrate gambienne est l’épouse de Philip Bensouda, présenté comme un «ami de longue date» d’Alassane Ouattara. Le businessman israélien, dont le fils a été assassiné dans une fusillade aux Etats-Unis en juillet 2017, a obtenu un marché immobilier gré à gré d’une valeur de douze milliards de francs CFA.

Le conflit d’intérêt dans l’affaire Gbagbo saute aux yeux. La CPI a, ainsi, servi de lieu de règlement de comptes avec la bénédiction de la fameuse communauté internationale qui a laissé se dérouler un simulacre de procès partial et inique.