Les fidèles musulmans d’Afrique se préparent à fêter l’Aïd el-Kébir, Aïd el-Adha ou la Tabaski. Mais cette année, la pandémie de coronavirus rend difficile les prépératifs pour l’une des fêtes les plus importantes de l’islam.

  • Les fidèles burkinabè peinent à se procurer du bétail

Au Burkina Faso, cette année la célébration de l’Aïd el-Kébir se déroule dans un contexte très difficile pour les populations. Avec l’insécurité au Sahel, le prix des moutons a flambé. Les populations ont abandonné plusieurs villages. A cela s’ajoute la pandémie du coronavirus, qui a considérablement fait baisser le pouvoir d’achat des populations. Acquérir un mouton aujourd’hui au marché de bétail de « Ouaga Inter » devient un exercice difficile pour les fidèles musulmans.

L’année dernière était meilleure que cette année. On a aussi été touché par la crise de coronavirus. Nous on s’est dit que vue la situation, peut-être qu’on allait essayer de baisser les prix. Donc par rapport à l’année dernière, cette année est pire.

Sur le marché de Ouagadougou, difficile de se procurer du bétail pour la fête

Yaya Boudani

  • Ambiance morose sur les marchés tchadiens

Les musulmans du Tchad célèbrent aussi ce vendredi la Tabaski. Dans la capitale tchadienne où les mesures barrières contre la pandémie du coronavirus ne sont pas encore entièrement levées, l’ambiance est morose bien que les salaires aient été versés tôt. Dans les rues et les marchés, ce n’était pas la grande bousculade des veilles de fête.

Je suis venu acheter un mouton mais le problème c’est qu’il n’y a pas de boulot. Avec la crise, acheter certaines choses est difficile maintenant. L’ambiance de marché est différente d’avant.

Les allées des marchés n’enregistrent pas l’affluence habituelle des veilles de fête

Madjiasra Nako

  • Les gares routières mauritaniennes assaillies en prévision de la Tabaski

A l’instar de bon nombre de pays musulmans, la Mauritanie célèbre ce vendredi l’Aïd el-Adha, la fête du sacrifice ou la Tabaski. La plus importante fête musulmane. A l’occasion de cet événement, religieux, des milliers de Mauritaniens ont quitté Nouakchott mercredi et jeudi pour se rendre dans les régions de l’intérieur du pays afin de fêter l’évènement en famille. Le trafic routier a repris entre les régions le 11 juillet dernier après 5 mois d’interruption dû au Covid-19.

Je me dirige vers Kaédi pour passer la fête. La dernière fois, je n’ai pas pu m’y rendre parce que les routes étaient fermées. Il y avait un confinement général.

Les fidèles mauritaniens se préparent aux retrouvailles familiales après 5 mois de confinement

Salem Mejbour

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