Enquête : Démêlés judiciaires de Bolloré

Enquête : Démêlés judiciaires de Bolloré

Enquête : Démêlés judiciaires de Bolloré

Une cabale ourdie pour salir Francis Pérez

Francis Perez. L’homme est une référence dans les milieux de l’hôtellerie et des jeux, un  businessman modèle. Humainement, ses proches ne tarissent pas d’éloges pour le décrire. Mais comme tous les grands hommes, le succès de Francis Perez suscite de la jalousie et ses détracteurs tentent de le noyer. Ils ont trouvé l’aubaine dans l’affaire Vincent Bolloré, du nom du conquistador français des ports africains, notamment les poursuites judiciaires engagées contre lui sur les conditions de concessions des marchés des ports. Le crime du PDG du Groupe PEFACO ? Sa relation amicale de longue date avec un responsable de Havas, la filiale communication du Groupe Bolloré

À l’origine était l’affaire Bolloré

Lorsqu’on dit Bolloré, on pense tout de go aux ports africains. Vincent Bolloré est ce qu’il convient d’appeler LE seigneur des ports en Afrique. Guinée, Togo…il arrache les marchés de constructions de terminaux et autres infrastructures portuaires à tour de bras. Mais lorsqu’on dit Bolloré, les observateurs avertis et fin connaisseurs de l’homme pensent aussi corruption, financement des dictatures africaines, loucheries diverses. Et c’est une de ses casseroles qui lui pète au nez.

Le PDG du Groupe Bolloré est appelé à s’expliquer sur ses activités africaines, notamment en Guinée et au Togo. Et ce sont les juges parisiens Serge Tournaire et Aude Buresi, des spécialistes des grandes enquêtes politico-financières, qui vont l’auditionner. Il est accusé de financer des dirigeants africains, contre des concessions portuaires. Les enquêteurs sont convaincus que des dépenses électorales des présidents guinéen Alpha Condé et togolais Faure Gnassingbé ont été prises en charge par son Groupe. Et les griefs sont assez lourds : abus de bien social et trafic d’influence. Et à la baguette dans ces tractations, Havas, « sa » société de conseil en communication.

Nicolas Sarkozy à gauche avec Vincent Bolloré à sa droite

Nicolas Sarkozy à gauche avec Vincent Bolloré à sa droite

En Guinée, le concessionnaire du port de Conakry, Necotrans a été débarqué au profit de Bolloré,  après la victoire à l’élection présidentielle en novembre 2010 d’Alpha Condé. Scénario similaire au TogoProgossa de Jacques Dupuydauby a été viré et remplacé au pied levé par le Groupe de Vincent Bolloré. Dans le cas togolais, c’est un secret de Polichinelle, les choses ont été facilitées par l’ancien Président français Nicolas Sarkozy qui, en marge d’une rencontre internationale, avait fait comprendre à Faure Gnassingbé que lorsqu’on veut être un ami de la France, il faut favoriser les amis de la France. La suite a été aux dépens de Dupuydauby…La gestion du terminal à conteneur de Lomé fut attribuée à l’industriel français, juste après la réélection de Faure Gnassingbé en 2010. Ce dossier a révélé les loucheries de Vincent Bolloré. Des surfacturations énormes se sont produites dans la concession du marché de construction du 3e quai. Alors que Sébastien YVES-MANAGER, Directeur Général à l’époque de MAERSK LINE, proposait un projet de 187 milliards incluant la construction d’un nouveau port de pêche, le marché a été attribué, gré à gré s’il vous plait, et  sur une période de 35 ans, au Groupe Bolloré qui a concocté un budget de 300 milliards sans ce port de pêche. Allez-y comprendre…

Le « délit d’amitié » avec Jean-Philippe Dorent

Le nom de Francis Perez n’aurait jamais été cité dans cette sale affaire s’il n’avait pas de relations avec un des responsables de Havas, la filiale communication du Groupe Bolloré. Ce sont les enquêtes de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) en France dans une affaire visant la société PEFACO appartenant à Francis Perez, spécialisée dans l’hôtellerie et les jeux en Afrique et basée en Espagne, qui auraient révélé les liens entre Francis Pérez et Jean-Philippe Dorent, responsable du pôle international Havas Paris, et permis de remonter jusqu’à Bolloré.

Jean-Philippe DORENT du Groupe Bolloré

Jean-Philippe DORENT du Groupe Bolloré

Havas, faut-il le souligner, est le nœud de toute cette cabale. La société a accompagné les dirigeants guinéens et togolais, même si ses responsables tentent de le nier, et la justice la soupçonne d’avoir été au centre de toutes les manœuvres et transactions louches. Aussi curieux que cela puisse paraitre, c’est la relation d’amitié avec Jean-Philippe Dorent, responsable du pôle international Havas Paris, qui vaut les misères à Francis Perez. Il est prétexté des transferts de fonds entre eux, et cela a suffi pour accabler le PDG du Groupe PEFACO.

« J’ai juste aidé un ami. C’est un ami depuis plus de 20 ans, un ami de ma famille ». C’est la réponse à de Monsieur Perez lorsque nous l’avons contacté et interrogé sur le genre de relation qui le lie à Jean-Philippe Dorent. « On vous soupçonne de faire des affaires avec Bolloré sur les ports africains, qu’en dites-vous ? », l’avons-nous relancé. Et il répond : « Je ne connais pas Monsieur Bolloré et je n’ai aucune affaire avec lui malheureusement ». L’homme avoue ne pas savoir au juste ce qui lui est reproché. « Qu’est-ce qui peut pousser la justice française à vous emballer dans les affaires africaines de Bolloré ? ». Il répond laconiquement : « Je n’en ai aucune idée ».

Tout porte à croire à un « délit d’amitié » dans cette affaire.

Francis Perez, un homme de cœur

Toutes ces accusations relèvent visiblement d’une cabale visant à salir l’image du PDG du Groupe PEFACO, qui jouit d’une bonne réputation dans les pays où il est présent. Le crime de lèse-majesté commis, c’est son amitié avec Jean-Philippe Dorent. Mais loin de cette conspiration tendant à le vilipender, Francis Perez est un homme d’affaires accompli, un professionnel dont les compétences sont unanimement reconnues et parlent en sa faveur. Humainement, ses collaborateurs et autres proches décrivent « un type bien ».

« Monsieur Perez a le sens de l’humanisme, du partage, il aime donner, aider les gens. Voyez vous-même toutes les actions sociales qu’il fait. Au Togo où il très présent dans le casino avec sa société Lydia Ludic, les gains, il ne les garde pas pour lui tout seul ; il les partage avec les nécessiteux. Tantôt c’est une école qu’il dote d’un bâtiment, tantôt un centres de santé, tantôt des dons directs qu’il fait à des nécessiteux. Les enfants sont les plus grands bénéficiaires de sa générosité légendaire », confie un de ses anciens collaborateurs.

Francis Perez, PDG du Groupe PEFACO
Francis Perez, PDG du Groupe PEFACO

« Si on ne peut pas aller jusqu’à dire de Francis Perez qu’il est propre, je peux au moins affirmer sans risque de me tromper que le monsieur n’est pas comme on tente de le présenter. Les gens veulent simplement le salir. Je connais l’homme depuis un quart de siècle, je peux affirmer que c’est un type bien ». Cette autre réaction d’une de ses connaissances n’est qu’un témoignage de plus, mieux, une confirmation de sa moralité. Et vivement que ses calomniateurs arrêtent cette conspiration contre la personne.

Prosper A.