Gabon: Affaire de « fausse » signature d’Ali Bongo

Gabon: Affaire de « fausse » signature d’Ali Bongo

Un montage informatique des activistes opposants

 Fausse signature d’Ali Bongo, c’est le nouvel os que croque l’opposition, depuis la fin du 9ème sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC). Comme l’abruti qui ne regarde que le bout du doigt lorsqu’on lui montre la lune, les opposants en mal de sensations fortes ont créée une polémique artificielle avec une histoire à dormir debout de signature prétendue fausse du Chef de l’Etat, au lieu de saluer le succès diplomatique qu’a été l’organisation de ce sommet présidé par Ali Bongo himself. Et cette histoire sent la main des activistes de l’opposition….

Polémique sur la signature d’Ali Bongo

Ce n’est pas Ali Bongo qui a signé, le Chef de l’Etat n’est même pas capable d’apposer sa signature sur un document, c’est son sosie qui a signé les rapports à sa place…On en a suffisamment rebattu les oreilles des Gabonais depuis la clôture du 9e sommet extraordinaire de la CEEAC organisé à Libreville le mercredi 18 décembre dernier. Les colporteurs de ces allégations croient dur comme fer que la signature du président de la République au bas des rapports était différente de celle qui lui est connue.

Des opposants sont allés jusqu’à conclure qu’en fait, le Chef de l’Etat n’est jamais guéri de son accident vasculaire cérébral (AVC) survenu le 24 octobre 2018, qu’il a perdu ses sens, n’est plus capable de se rappeler sa propre signature et donc  plus à même de diriger le Gabon. La Coalition pour la nouvelle République (CNR), dans une déclaration rendue publique le vendredi 20 décembre dernier, darde une certaine « différence notable entre la signature apposée par Ali Bongo Ondimba sur le communiqué final des travaux de la CEAC et celle qui apparaît sur les autres actes récents réputés signés de lui » et conclut que  « ce sommet renforce davantage la conviction des Gabonais de l’incapacité d’Ali Bongo a diriger le Gabon depuis qu’il a été victime d’un Accident vasculaire cérébral le 24 octobre 2018 ».

L’explication du porte-parole de la Présidence

Cette affaire aurait pu être classée dans la rubrique chien écrasé et la vie continue. Mais la Présidence de la République a été obligée de réagir devant l’ampleur de la polémique qui prenait des proportions inattendues, œuvre des opposants en mal de sensations fortes qui ont vu en cette polémique une aubaine de plus pour atteindre Ali Bongo. La réponse de Jessye Ella Ekogha à la question d’un journaliste sur cette polémique, au cours de la traditionnelle conférence de presse hebdomadaire organisée le lundi 23 décembre, a été assez sensée : l’enchaînement des séances de travail du Chef de l’Etat qui pourrait justifier des différences minimes dans les signatures apposées au bas des quelque onze rapports sanctionnant le sommet. 

Les spécialistes du graphisme confirment d’ailleurs cette évidence. « C’est de l’égoïsme que de prétendre que  deux signatures émanant de toi vont se ressembler point par point. La différence est parfois même visible d’un coup d’œil (…) », confie un spécialiste de la criminologie, et d’ajouter : « Il arrive même que parfois à la banque, la caissière compare la signature faite sur le chèque à celle déposée et te dise qu’elle n’est pas conforme. Dans la précipitation ou l’excitation, il arrive que ta propre signature diffère un peu ».

La main des activistes opposants

Certains esprits faibles se sont sans doute fait avoir par cette polémique. Mais ce que le commun des citoyens gabonais ignore, c’est que cette affaire de signature a été boostée par la technologie, œuvre des activistes de l’opposition.

En effet, les fameuses signatures différentes qui ont fait le buzz sur les réseaux sociaux depuis le début de cette polémique, ne sont que l’effet de montages informatiques. « Avec l’infographie, on peut tout faire, on peut mettre la tête de quelqu’un sur le corps d’un autre, les membres de l’un sur le tronc de l’autre (…) Dans cette affaire précisément, on a juste pris une autre signature, ou du moins déformé celle originale du Président en arrondissant ou déformant des angles, et l’a ensuite plaquée sur les documents qui circulent sur le Net, et le tour est joué », nous apprend une source proche de l’opposition qui vend la mèche.

Les activistes ne sont pas à leur coup d’essai. L’interlocuteur sus-évoqué rappelle à notre mémoire que c’était la même stratégie utilisée dans la polémique sur la fausse mort d’Ali Bongo suite à ses ennuis de santé. « Vous vous rappelez, des images d’un corps présenté comme celui du Président mort, avaient même circulé sur la toile. On avait même fait croire à un audio de l’ambassadeur du Gabon en France qui aurait confirmé la mort (…) Tout ça là, c’est la magie de l’informatique. C’était simple, les activistes avaient pris la tête du Président qu’ils ont placée sur un corps de cadavre et paf, c’est parti », réitère-t-il. Voilà qui doit suffisamment édifier l’opinion sur les vrais tenants et aboutissants de cette polémique.

Prosper AKPOVI