Gabon: Politique et Management/ Brice Laccruche Alihanga, le caterpillar du Président

Gabon: Politique et Management/ Brice Laccruche Alihanga, le caterpillar du Président

Ils sont nombreux, les collaborateurs d’Ali bongo Ondimba. Mais s’il y a un sur lequel le Président de la République peut compter, c’est bien son dynamique Directeur de Cabinet, Bruce Laccruche Alihanga. Nommé à ce poste il y a bientôt deux ans, il a su relever les grands défis liés au poste par son dynamisme et sa compétence naturelle. Manifestement, il est plus qu’un simple Directeur de Cabinet…Certains le désignent volontiers de « le caterpillar du Président ».

 

Efficacité notoire

Directeur de Cabinet du Président de la République, Brice Laccruche et S.E.M Ali Bongo

Directeur d’entreprise, responsable associatif, à peine la quarantaine, Brice Laccruche Alihanga n’avait sans doute pas la carte de visite clinquante, du moins celle qu’auraient voulu certains pour ce genre de poste. Mais il a su, par ses compétences naturelles, relever le défi et clouer le bec à ses détracteurs.

Insuffler une nouvelle dynamique à la Direction de Cabinet et à la Présidence de la République en général, en changer l’image, tels étaient les objectifs, mieux, les défis à relever au poste, en y nommant Brice Laccruche Alihanga le 25 août 2017, en remplacement  de Martin Boguikouma. C’était un pari osé puisque ce dernier est identifié comme l’un des ardents défenseurs d’Ali Bongo lors de la campagne présidentielle du 27 août 2016. Mais Brice Laccruche n’a pas démérité.

Les observateurs avisés s’accordent, sur son bilan et sa touche, à dire que Brice Laccruche Alihanga a su donner à l’administration gabonaise une nouvelle image. Il aura été la cheville ouvrière des nombreuses reformes visant à améliorer les conditions de vie des populations, avec une application rigoureuse des décisions et consignes du chef de l’Etat. Une efficacité qui a poussé le Président de la République à lui confier la Direction de Cabinet du parti présidentiel, le Parti démocratique gabonais (PDG), à peine deux mois après sa nomination au poste de Directeur de Cabinet de la Présidence.

 

Un DC de terrain

Brice Laccruche Alihanga, le Directeur de Cabinet du Président de la République, toujours au contact des gabonais

Ali Bongo ne s’est pas du tout trompé en nommant Bruce Lacruche Directeur de Cabinet. Bien au contraire, on parlerait plutôt de bon flair, car il le lui rend bien. Les précédents occupants successifs du poste ont laissé une image, celle d’un poste de bureaucrate, indolent, amorphe…Mais Brice Laccruche Alihanga a, manifestement, changé les codes.

 « Je suis dans le circuit administratif ça fait un moment, mais j’avoue que j’ai toujours pensé que la DirCab était un poste de bureaucrate. Mais j’ai un avis contraire avec Monsieur Laccruche ». Ce témoignage d’un fonctionnaire qui avait l’habitude de traiter avec la Direction de Cabinet depuis une dizaine d’années est assez parlant.

En effet, Brice Lacruche fait montre d’une activité et d’une débauche d’énergie sans pareil. « A peine tu le vois au bureau, le voilà déjà sur le terrain. Je suis tenté de dire qu’il a le don d’ubiquité. Il a la bougeotte, et ce n’est pas le Chef de l’État qui doit se plaindre », commente un collaborateur, qui le compare volontiers à sa pendante togolaise, Madame Victoire Tomegah-Dogbé, réputée aussi dynamique autour du Président togolais Faure Gnassingbé et omniprésente sur le terrain, pour toucher du doigt les réalités et le vécu des populations. Il est caricaturé par certains, et sans doute à raison, de « caterpillar du Président », au vu de sa propension à être au four et au moulin, à abattre des travaux titanesques…

Un bienfait n’est jamais perdu, dit l’adage. C’est ainsi que tous ces efforts ont été reconnus à leur juste valeur par le Président de la République Ali Bongo qui l’a élevé, à l’occasion du 59e anniversaire de l’indépendance le 17 août dernier, au titre de Commandeur dans l’Ordre National de l’Etoile Équatoriale.

Au-delà de sa proactivité et de son dynamisme, qui justifient sans doute son efficacité, Brice Lacrruche Alihanga est également présenté comme l’homme des missions difficiles, que le Présidente de la République n’hésite pas à envoyer sur le terrain quand c’est chaud…

 

A fond dans le  social

En visite de Haut Ogooué le D.C. du Président Ali en profite pour communier avec les siens

Brice Laccruche Alihanga, c’est aussi le social, l’humanisme…« Tant que les plus fragiles, les moins favorisés seront dans notre pays exposés quotidiennement au risque de chômage, de maladie, de mal logement, de mauvaise éducation, de déclassement social et d’enclavement, il y a aura nécessité de mettre en œuvre de manière urgente, concrète et efficace, toute une série de réformes visant à réduire ces maux qui, dans leur ensemble, sont constitutifs d’une fracture sociale », avait-il souligné, dans un plaidoyer en faveur des réformes visant à révolutionner le Gabon sur le plan social. Des propos qui auront servi de boussole à ses actions.

L’engagement de Monsieur Laccruche pour les causes sociales ne date pas de sa nomination au poste de Dir Cab, mais depuis longtemps. C’était déjà notoire dans l’ouvrage « L’Or jeune : plaidoyer pour la jeunesse gabonaise», paru en juillet 2016. Il est aussi fondateur de l’Association des jeunes émergents volontaires (AJEV), dont l’objectif est de favoriser l’insertion de la jeunesse au sein de la société gabonaise à travers l’amélioration du système éducatif ou de formation, la promotion de l’employabilité, la promotion de la méritocratie et l’autonomisation des jeunes… 

« Sans la jeunesse, qui représente plus de 60 % de la population gabonaise, pas d’émergence réelle et durable au Gabon ! », telle est la conviction de l’AJEV et de son fondateur. Au nom de cette conviction, son association mène des actions concrètes sur le terrain, particulièrement dans la capitale Libreville, dans le sens de l’amélioration du  quotidien des populations. Au registre de ces activités, on compte la rénovation d’écoles, la construction de passerelles et d’ouvrages divers pour faciliter les déplacements des habitants, la collecte de déchets sur l’espace public, etc.

Plus qu’un simple Directeur de Cabinet

Brice Lacrruche Alihanga, D.C. très serein et fidèle au Président Ali Bongo

« Brice Laccruche Alihanga n’est pas qu’un simple Directeur de Cabinet du Président de la République. C’est un homme d’Etat complet », a concédé sur lui un ancien ministre de feu Omar Bongo. Il aura bien vu. Monsieur Laccruche s’est en effet illustré comme un gardien du temple, durant la période d’absence du Président de la République.

Il vous souvient en effet que pendant la période de convalescence du Président Ali Bongo à cause de ses soucis de santé, les « ennemis de la République » avaient voulu profiter pour semer le chaos dans le pays. Et alors que certains ministres, directeurs et autres pontes du régime, qui se faisaient pourtant passer pour les meilleurs adorateurs du Président Ali Bongo, étaient emballés par des desseins obscurs de le poignarder dans le dos en mijotant un coup d’État, le Directeur de Cabinet est, lui, resté droit dans ses bottes et fidèle au Président. Ce qui lui avait même valu l’inimitié de beaucoup de comploteurs. Les observateurs s’accordent à dire que sans Brice Laccruche Alihanga, ils auraient réussi leur coup. « Il était courtisé par les différents camps, mais il n’a jamais succombé à la tentation », confie un proche de l’homme au courant de plusieurs indiscrétions sur cette période très critique pour le Président et le Gabon.

Au-delà d’être un gardien du temps, Brice Laccruche a démontré plein d’autres qualités et s’impose en véritable homme d’Etat, à même de conduire les affaires de la Nation. On parle aussi de lui comme l’un des hommes les plus sûrs en termes de gestion des deniers publics.

De tristes clichés

Malgré toute l’efficacité dont  il fait preuve à son poste, Brice Laccruche est la cible d’une haine absurde et d’attaques au sein de l’opinion et sur les réseaux sociaux. Loin de le contester sur ses performances, certains versent carrément dans le racisme, s’attaquant à ses origines étrangères, lui faisant le procès de n’être pas Gabonais de souche. D’autres ont poussé la bassesse jusqu’à publier des documents sur ses parents pour le noircir. Mais il s’agit manifestement d’une arriération d’esprit ui lorsqu’on voit l’histoire du monde et les mutations qui s’opèrent aujourd’hui.

Pour la gouverne de ces inénarrables Gabonais, il urge de rappeler que les compétences  n’ont plus de frontière. Ils sont plein, les citoyens français d’origines africaines à travailler avec Emmanuel Macron, et à des postes de responsabilité. On pense notamment à ces ressortissants de pays d’Afrique qui ont été et sont toujours élus députés, mais aussi et surtout à cette Sénégalaise d’origine, Sibeth Ndiaye, qui s’occupe de la communication présidentielle en France. Que dire de ces nombreux Américains de couleur ayant travaillé aux côtés de différents présidents blancs à la Maison Blanche ? Il est clair que si ces clichés racistes devraient être privilégiés, Barack Obama, le « digne fils d’Afrique » admiré par tout le continent noir ne sera jamais devenu Président des Etats-Unis d’Amérique…

Autant des noirs occupent des postes de responsabilité dans les palais occidentaux, autant l’on devra accepter que le mouvement contraire se fasse. Il est tant que ces Gabonais d’un génotype bizarre quittent leur caverne, rallient l’évolution du monde et jugent Brice Laccruche Alihanga sur ses compétences et ses prestations…

Prosper AKPOVI.