Sport: Gestion efficiente

Sport: Gestion efficiente

Une bonne nouvelle, c’en est une. L’Association Internationale des Fédérations d’Athlétisme (IAAF) a décerné le Label de Bronze IAAF au 10 Km de Port Gentil 2019. Une certification rare sur le continent africain. Elles sont seulement quatre (04) courses à avoir été certifiées dont deux (2) se déroulent au Gabon : le Marathon du Gabon et le 10 km de Port Gentil.  Cette certification est  la suite logique du rapport des experts de l’IAAF en mission à Port Gentil et Franceville, les 24 juin et 29 septembre 2018, après constat du respect du cahier des charges par le Gabon. Avec cette certification, le marathon est désormais intégré dans le calendrier de la saison sportive des compétitions mondiales de l’IAAF.

Ce succès n’est pas le fruit du hasard, loin de là. C’est (en partie) grâce au Fonds National pour le Développement du Sport (FNDS) qui  accompagne l’événement depuis la première édition. L’édition 2018 est prévue pour les 1er et 02 décembre 2018. Et un homme incarne aujourd’hui cette structure, Igor Simard, le nouvel administrateur général nommé en février dernier. Unanimement, on lui reconnait le mérite de s’employer à réformer cette structure dédiée au financement des activités sportives et des fédérations, dans un contexte de manque de fonds.

Initié pour appuyer le financement des activités sportives, le FNDS est alimenté par les taxes sur le tabac, les jeux de hasard et les boissons alcoolisées (4%). Au-delà du financement des activités sportives et des différentes fédérations, le Fonds soutient des évènements sportifs annuels à l’instar du Marathon du Gabon et la Tropicale Amissa Bongo.

Une chose est certaine, l’homme a mis ses  compétences au service de cette structure. « Cette bonne nouvelle (certification du Marathon, Ndlr), on la doit aussi à ce monsieur. C’est un bosseur qui ne fait pas de bruit », témoigne un proche qui « souhaite le voir pour longtemps encore à la tête de ce Fonds, et pourquoi pas être promu à des postes de responsabilités plus importants pour mettre ces compétences au service des la Nation ». Car, croit-il dur comme fer, c’est « des hommes comme ça que le président de la République a besoin ».

Même si sa rigueur dans la gestion fait quelque peu grincer des dents, c’est pour le bien des sports en général. «Le Fonds finance des activités sportives dans un cadre défini il ne les organise pas. Il les finance dans le respect de certaines normes budgétaires et administratives qui existent ou qu’il implémente (…) Le respect de ces normes conditionne le décaissement des sommes demandées. Par exemple, nous sommes tenus de procéder à des consultations restreintes (appel d’offres, ndlr). Ce qui n’était pas le cas avant», se donne-t-il la peine d’expliquer à ses détracteurs. Un exercice qu’il appelle « dialogue de gestion ».

«Les besoins en matière de sport sont au-delà des capacités de financement, c’est un fait ; malgré les importants efforts consentis dans ce secteurs depuis plusieurs années par le gouvernement. Tous les financements sont destinés aux sports, dans une optique de résultats tangibles», reconnait-il. Son objectif avec cette gestion rigoureuse, c’est de «redonner confiance au secteur privé, qui hésite davantage à soutenir le sport au Gabon».

Ses proches parlent d’un homme qui a le souci permanent de la transparence. Preuve ultime ; si besoin en était encore de sa promesse, dans la logique de la transparence et pour édifier l’opinion nationale, de rendre publics d’ici la fin du mois, «les crédits accordés à la Fédération gabonaise de football (Fegafoot).

Prosper A. N’Dong