Maroc : la Banque centrale prépare la mutation du secteur bancaire pour une économie résiliente et bas carbone

Maroc : la Banque centrale prépare la mutation du secteur bancaire pour une économie résiliente et bas carbone

Au Maroc, Bank Al-Maghrib, la Banque centrale du royaume, élabore actuellement une directive réglementaire pour accélérer la prise en compte des enjeux climatiques par le secteur bancaire. Ces directives énonceront ses attentes en tant que régulateur dans ce domaine.

« Nous nous apprêtons à lancer, avec nos partenaires concernés, une étude nationale sur les risques climatiques au Maroc, avec l’accompagnement d’experts internationaux. Nous sommes encore au tout début d’un long processus et le chemin à parcourir reste encore très long pour commencer à réaliser des progrès significatifs dans la transition vers une économie plus résiliente et bas carbone », a affirmé Abdellatif Jouahri (photo), le gouverneur de la Banque centrale marocaine.

Le Maroc a adopté un plan national climatique à l’horizon 2030 qui prévoit l’adaptation des secteurs les plus vulnérables tels que l’eau, l’agriculture ou la pêche, ainsi que la diminution de l’empreinte carbone des secteurs les plus émetteurs tels que l’électricité, le transport ou l’agriculture.

La mise en œuvre de ce plan requiert des capitaux assez importants dont la mobilisation nécessite la répartition du risque entre les secteurs public et privé, mais également les bailleurs de fonds. L’Etat devra en outre apporter sa pierre à l’édifice, en mettant en place des politiques fiscales adaptées, des garanties, ou encore des instruments de financements innovants tels que les obligations vertes.

 

Gwladys Johnson Akinocho