Angola : L’opposition conteste les résultats

Angola : L’opposition conteste les résultats

Angola : L’opposition conteste les résultats

Les élections générales en Angola ont livré leur verdict. Le MPLA au pouvoir depuis près de quatre décennies vient en tête avec plus de 64% des suffrages exprimés, selon les chiffres provisoires de la Commission Nationale Electorale (CNE). Mais l’opposition conteste ces résultats pour fraude, et promet de la prouver.

Dès la proclamation des résultats le jeudi, le mandataire de l’Unita (2ème force politique du pays), n’a pas tardé à les contester. Selon la Commission Nationale Electorale, l’Unita vient en deuxième position avec 24,04% des voix. Ce parti politique historique d’opposition au régime de José Edwardo Dos Santos dénonce l’assujettissement de la CNE au régime en place. Pour prouver sa thèse, l’Unita se dit prêt à travailler avec la CNE afin de rétablir la vérité des urnes. « Nous avons les moyens de faire toutes les vérifications nécessaires, nous sommes disposés à travailler avec la commission électorale nationale pour étudier les différences que nous observons dans nos résultats », déclare Jose Estevao Katchungu, mandataire du parti Unita.

Même son de cloche de la part de la Casa-Ce, jeune coalition de l’opposition qui arrive troisième avec 8,56% des suffrages. La mandataire de cette coalition estime que les résultats ne reflètent pas la réalité du vote. Depuis ce mercredi, la Casa-Ce avait commencée par publier les résultats province par province, avant que son site soit bloqué le même jour de la proclamation des résultats. Mme Cezinanda Xavier, mandataire de la coalition Casa-Ce annonce : « Nous avons suffisamment de preuves pour porter à la connaissance du public et démontrer par A+B que les résultats annoncés par la commission électorale nationale ne sont pas conformes à la réalité ».

Des interrogations sont aussi portées sur le taux de participation. En effet, on note une participation supérieure à celle des élections générales de 2012 (8 à 9 points). Ce qui étonne plus d’un observateur, étant donné que pendant ce dernier scrutin, les bureaux de vote étaient dépourvus de monde, notamment à Luanda la capitale. De nombreux électeurs témoignent avoir été refoulés de leur centre de vote, et forcés d’aller voter dans des bureaux de vote situés à 10, 20, voire 30 km.

                                                                                                                                                       Grogne d’Afrique