Présidentielle au Mali : L’opposition dénonce des fraudes et exige le recomptage des voix

Présidentielle au Mali : L’opposition dénonce des fraudes et exige le recomptage des voix

Les huit millions d’électeurs sont dans l’attente des résultats officiels du premier tour de l’élection présidentielle du 29 juillet. La Commission électorale a jusqu’à vendredi au plus tard pour les publier. Mais déjà, le camp du président sortant Ibrahim Boubacar Keïta annonce son candidat largement en tête. L’opposition, qui dénonce des fraudes massives, réclame elle aussi la victoire de son candidat Soumaïla Cissé. 

Le dépouillement des bulletins de vote se poursuit au Mali, à l’occasion d’une élection présidentielle cruciale. Dès le lundi soir, après la fermeture des bureaux de vote, les estimations sont allées bon train, aussi bien sur les réseaux sociaux que sur les ondes privées. Selon la loi électorale, seul le ministère de l’Administration territoriale totalise les résultats des procès-verbaux : le processus de centralisation des résultats a commencé lundi mais il s’agit de faire remonter tous les résultats dans un pays dont la superficie dépasse le million de km2.

Même s’il annonce la victoire de son candidat, le camp du président IBK se veut très précautionneux. « La loi électorale est très claire : aucun chiffre ne doit être communiqué par les parties prenantes avant ceux qui sont communiqués par les autorités. Je ne me prononce pas sur les résultats eux-mêmes. Je dis simplement que la tendance générale donne une avance claire et nette qui pourrait permettre de gagner au premier tour », a confié aux médias, Mahamadou Camara, le porte-parole du candidat Ibrahim Boubacar Keïta.

L’opposition, quant à elle, parle déjà d’un second tour. « Le projet du camp présidentiel de gagner au premier tour est déjà un échec. Malgré un scrutin caractérisé par des irrégularités, le président sortant est incapable de gagner au premier tour », soutient Tiébilé Dramé, directeur de campagne du candidat Soumaïla Cissé.

L’opposition dénonce des bourrages d’urnes dans plusieurs localités dans le nord du pays et exige un recomptage contradictoire des voix. On s’achemine probablement vers un second de l’élection dont le principal enjeu reste la sécurité.