Présidentielle au Mali: Quand le soutien des chefs religieux vaut de l’or

Présidentielle au Mali: Quand le soutien des chefs religieux vaut de l’or

Même si le célèbre chanteur Salif Keïta a appelé à voter pour lui,  Soumaïla Cissé a besoin  d’autres soutiens de taille pour espérer remporter la présidentielle malienne.  Le soutien des chefs religieux,  précieux sésame que même le sortant  Ibrahim Boubacar Keïta recherche comme la prunelle de yeux.  

À l’approche de l’élection présidentielle au Mali,  les candidats sont à la recherche de soutien,  celui des leaders religieux en l’occurrence. La visite fin mai d’Ibrahim Boubacar Keïta n’aura pas suffi pour que le leader religieux, le respecté Chérif du Nioro,  lui réitère son appui.

Contrairement à 2013, donc, le Chérif a préféré cette fois-ci Alou Diallo, riche homme d’affaires, PDG de Wassoul’Or, une mine d’or au Mali, et de Petroma une société de recherche de pétrole et de gaz.

Si les autres chefs religieux n’ont pas encore dévoilé leur favori, les candidats continuent de s’afficher à leurs côtés. Le chef de file de l’opposition Soumaïla Cissé a ainsi reçu le fondateur de l’association Ançar Dine (à ne pas confondre avec Ansar Eddine de Iyad Ag Ghaly), celui qui revendique plus d’un million d’adeptes, le célèbre prédicateur Haïdara.

Enfin, les consignes de l’imam Mahmoud Dicko sont également attendues. Il y a cinq ans, le président du Haut conseil islamique du Mali avait soutenu officieusement Ibrahim Boubacar Keïta. Cette année, les instructions sont moins nettes.