Présidentielle au Mali : Une mascarade électorale selon l’opposition

Présidentielle au Mali : Une mascarade électorale selon l’opposition

C’est ce mercredi 8 août que seront publiés les résultats définitifs du premier tour de la présidentielle malienne. Mais déjà, des voix s’élèvent pour dénoncer des irrégularités dans l’organisation du scrutin. Arrivé deuxième loin derrière le président sortant, le camp de l’opposant Soumaïla Cissé accuse le pouvoir de Bamako de « coup d’Etat électoral ».

La route vers le second tour opposera dimanche 12 août semble jonchée d’embûches. Les résultats du premier tour, qui vont être officialisés ce mercredi, sont loin de faire l’unanimité dans le pays. Plusieurs candidats ont déposé des recours auprès de la Cour constitutionnelle. Signe de ce climat de défiance, 18 candidats de l’opposition ou leurs représentants ont réuni la presse ce lundi 6 août. Ils dénoncent un coup d’Etat électoral.

« Un coup d’Etat électoral », c’est l’expression qui a été utilisée au cours de la conférence de presse à Bamako. Le discours se durcit parce que les 18 candidats ou leurs représentants ont également appelé à la démission du ministre malien de l’Administration territoriale et de la décentralisation, Mohamed Ag Erlaf, principal organisateur du scrutin. Un scrutin qu’ils qualifient également de « mascarade ».

Par ailleurs pour « dénoncer les fraudes massives », le groupe des 18 organise un meeting à Bamako ce mardi 7 août, et appelle au « rassemblement, à l’unité d’un front », « le front », dit un républicain au cours de la conférence de presse qui s’est transformée un peu en meeting.

Différents intervenants sont revenus sur le déroulement du scrutin. Tour à tour, par exemple, les candidats notamment Soumaïla Cissé, Me Mountaga Tall, Choguel Maiga ou encore Oumar Mariko, ont demandé un recomptage des voix et la publication des résultats, bureau de vote par bureau de vote.

Le second tour prévu le 12 août opposera Soumaïla Cissé et le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta.