RDC – Jean-Pierre Bemba : La difficile course vers la présidentielle de décembre

RDC – Jean-Pierre Bemba : La difficile course vers la présidentielle de décembre

Jean-Pierre Bemba pourra-t-il déposer sa candidature à la présidentielle prévue en décembre en République démocratique du Congo ? L’ancien vice-président congolais récemment sorti de prison a été investi vendredi par son parti le Mouvement pour la libération du Congo (MLC) lors de son congrès. La bataille pour être officiellement candidat à ce scrutin commence alors pour celui qui a un dossier devant la Cour pénale internationale.

Absent mais présent. Jean-Pierre Bemba, le patron du MLC, n’était pas présent au congrès de son parti tenu vendredi à Kinshasa. Mais, même depuis Bruxelles où il vit depuis sa libération à la Cour pénale internationale en attendant d’être fixé sur son sort pour ce qui est de la subornation de témoin dont il s’est rendu coupable, l’ancien vice-président de la RDC a été investi candidat à l’élection présidentielle prévue pour se tenir en décembre prochain.

« Une fois de plus, un grand merci pour la confiance que vous m’avez faite. J’espère en témoigner de ma personne. J’espère vous voir prochainement à Kinshasa. Je vous remercie tous, à bientôt. », s’est-il adressé par téléphone à ses militants plus que jamais remobilisés pour la victoire de leur champion en décembre, oubliant l’échec de 2006.

Le retour de Jean-Pierre Bemba au Congo n’est plus un problème, le gouvernement lui ayant déjà délivré un passeport diplomatique, la validation de la candidature du chef du MLC pourrait rencontrer un obstacle de taille. En effet, l’article 7 du code électoral de décembre 2017 stipule qu’est « inéligible toute personne condamnée pour corruption par un jugement irrévocable ».

L’opposant congolais, acquitté pour crimes de guerre et contre l’humanité, est condamné pour subornation de témoins par la CPI. Mais pour les partisans de Bemba, « la corruption et la subornation, ce n’est pas la même chose ». La course vers la candidature officielle de l’ex vice-président ne fait donc que commencer.