Gabon: Henri Claude Oyima, un leader visionnaire

Gabon: Henri Claude Oyima, un leader visionnaire

Il est une référence dans les milieux d’affaires du Gabon et de l’Afrique. Son nom : Henri Claude Oyima ; son idéal : la recherche perpétuelle de l’excellence ; sa vision : construire un groupe financier africain pour le monde. Malgré la concurrence et les nombreuses difficultés auxquelles il fait face, celui qui est à la tête de BGFI Bank (ex-Paribas Gabon) depuis 1986, ne cesse de surprendre par ses résultats. Avec l’assurance de celui qui sait parfaitement ce que l’on attend de lui, Henri Claude Oyima répond par des chiffres. Sous sa houlette, le groupe financier est, aujourd’hui, actif dans neuf Etats africains.

En 2009, certains le croyaient en perte de vitesse avec l’arrivée au pouvoir d’Ali Bongo Ondimba. Heureusement ou malheureusement, c’est selon, ils se sont lourdement et tristement trompés. Incontestablement, l’actuel Président Directeur Général de la BGFI Bank est toujours le « boss » de l’économie gabonaise, mieux certains de ses proches nous ont confié que ce dernier est, pour la famille politique présidentielle, plus qu’un ami. Dans la sphère économique africaine, rien que son nom fait trembler ses concurrents qui indéniablement lui reconnaissent des qualités d’un bon homme d’affaires, d’un visionnaire averti.

Le bâtisseur…

En 1986, quand il prenait les règnes de ce qui était encore à l’époque Paribas-Gabon, Henri Claude Oyima, avait, sans doute, sa petite idée de sa vision pour cette structure. Avec un peu de recul, on comprend mieux cette vision : Aujourd’hui BGFI Bank, ex-Paribas Gabon est un groupe régional, mieux BGFI Bank est le premier groupe financier d’Afrique centrale. A seulement 57 ans, cet excellent et infatigable homme d’affaires de cesse de nourrir de belles et meilleures ambitions pour la structure à laquelle il semble avoir dédié toute sa vie. Déjà  actif dans neuf Etats africains (Benin, Cameroun, Congo, Cote d’Ivoire, Gabon, Guinée Equatoriale, Madagascar ; RD Congo et Sao Tomé-et-Principe), le groupe ne cesse de se lancer à la conquête du contient. Après avoir réussi l’implantation du groupe en Afrique centrale, où il est numéro un, Henri Claude Oyima s’est attaqué à l’ouest du continent avec l’ouverture de filiale au Benin (mai 2010) et en Côte d’Ivoire (janvier 2012). Malgré les bons résultats qui plaident en sa faveur, celui qui est, à raison, surnommé « le boss » de l’économie gabonaise ne manque pas d’imagination pour « sa banque », pour cette année 2015, l’infatigable  président Directeur Général s’est lancé dans une consolidation de sa structure sur quatre axes à travers le « «Plan Excellence 2020 » « Nous nous consolidons sur quatre axes : le commercial, les ressources humaines afin d’attirer les meilleurs talents( c’est la raison pour laquelle nous avons créé BGFI Business School), l’organisation afin d’avoir de bonne procédures, et la prévention des risques. Nous avons évolué. Nous ne sommes plus une banque, mais un groupe financier qui recouvre quatre métiers complémentaires : la banque commerciale, la banque d’investissement, les services financiers spécialisés et l’assurance » confiait-il tout dernièrement à nos confrères de Jeune Afrique qui lui ont aussi reconnu ses qualités de « vrai » bâtisseur en le classant parmi « les 50 personnalités qui ont fait le Gabon ».

Visionnaire hors-pairs, Henri-Claude Oyima a aussi vite compris que l’éclosion de la classe moyenne nécessite  le développement de la banque de détail et une réévaluation continuelle des stratégies de développement. « Jusqu’à présent nous nous sommes développés par la création de filiales ; désormais nous allons aussi procéder à des acquisitions sur les marchés à fort potentiel » ajoute-il. Son objectif : « gagner du temps »  pour atteindre, dans les meilleurs délais sa vision. «  Etant donné que nous souhaitons être en tête du classement dans notre pays d’implantation, nous viserons des cibles dans le top 5 de ces marchés » conclu –t-il. Mais ce proche de la famille Gabon doit faire face à une concurrence croissante des groupes bancaires internationaux sur son marché domestique.

Maintenir le cap malgré tout…

Pour Henri Claude Oyima et pour sa structure, l’année 2013 devait être un moment de consolidation des acquis. Mais en juin 2013, le groupe a été secoué par le départ de Brice Laccruche de BGFI GABON et par des problèmes au sein de la filiale béninoise. Malversations et fraudes au Gabon et au Benin, suivies du limogeage des dirigeants des filiales concernées, rumeurs sur son possible départ…ces deux dernières années ont été agitées pour Henry Claude Oyima. Mais après une année en demi-teinte, marquée par une baisse des bénéfices et une faible augmentation du produit net bancaire ; le patron l’assure : que ce soit dans la banque  ou dans l’assurance (un secteur dans lequel il a récemment fait ses premiers pas) l’heure est à la reprise. Tel un phénix, la banque renait de cette crise et sa progression semble de plus en plus infernale. Dans le cadre de notre nouveau plan Excellence 2020, le PGD n’exclut pas les pays anglophones, notamment le Ghana et le Nigeria. Sa stratégie se définie désormais selon quatre zones : le Gabon ; l’Afrique centrale, l’Afrique de l’ouest et l’Europe. En 2010 « le Patron » déclarait vouloir être présent dans quinze  pays en 2015. Derrière cette ambition, le « chauve » illustre bien son attachement au panafricanisme, comprenez l’intégration africaine. « Aujourd’hui, le panafricanisme n’est pas une nécessité, c’est une obligation » car soutient-il « c’est une obligation pour nous, en tant qu’entreprise, de participer au salut de l’Afrique. La nouvelle Afrique demande de nouvelles règles de gouvernance ». Telle est sa vision et connaissant ses qualités, l’homme n’est pas loin de la réaliser. Pour ceux qui doutent encore, n’oublier pas qu’ « il est le boss », le « vrai ».

Prosper A.