“Pour la troisième fois de son histoire, l’Afrique du Sud est à nouveau championne du monde. Douze ans après leur défaite contre à l’Angleterre à Paris, 24 ans après leur victoire à Johannesburg, les Springboks sont de retour au sommet du monde”reconnaît le quotidien britannique The Independent. Face au XV de la rose, ce 2 novembre au stade de Yokohama au Japon, ils se sont imposés 32 à 12. Un “score tout à fait représentatif de cette performance sud-africaine”, assure quant à lui The Daily Telegraph, “ils ont été meilleurs partout”.

Dès le début du match, l’Afrique du Sud a su imposer le rythme sur le terrain alors que les Anglais, ont fléchi sous la pression, pourtant confiants après leur victoire en demi-finale face à la Nouvelle-Zélande. Perturbé par la blessure du pilier droit Kyle Sinckler dans les premières minutes, le XV de la rose a “manqué de sang-froid” souligne The Guardian.

Pour le journal d’outre-Manche, l’équipe “n’a pas eu un seul orteil dans le match et on peut lui reprocher sa performance, mais ça serait occulter l’action des sud-africains, qui ont été partout, et partout extraordinaires”. Les Anglais se sont pris une “raclée totale”, conclut The Daily Telegraph.

Les Springboks combatifs

Si la défense britannique a montré sa présence sur le terrain, les Sud-Africains, “avec leur jeu au pied, ont arrosé à droite et à gauche, ce qui a illustré un réel changement de stratégie par rapport à ce qu’il s’est passé plus tôt dans le tournoi”, rapporte encore The Guardian qui insiste : les Springboks “ont été absolument exceptionnels”. Ils “ont fait preuve de force physique et se sont montrés combatifs”, renchérit The Daily Telegraph, tandis que l’Angleterre, qui “n’a cessé de commettre des erreurs, a été intimidée lors des mêlées”, “dispersée” et même “très maladroite” pour la BBC.

On retiendra ainsi les deux essais inscrits par Makazole Mapimpi et par Cheslin Kolbe. Une première pour les Sprinboks en coupe du monde et la preuve de la vitesse doublée de la puissance de l’équipe sud-africaine.

Une image d’unité et de solidarité

Surtout, cette victoire représente un “moment important et historique” durant lequel “Siya Kolisi, premier capitaine noir de l’équipe sud-africaine, a soulevé la Coupe Webb Ellis, assure The Independent. Pour le journal britannique, c’est là “une image déterminante d’unité et de solidarité pour une nation qui continue à porter le poids de son passé difficile et troublé”.

Car comme le dit encore The Guardian“tous ceux qui connaissent l’histoire du pays et le rugby savent ce que cela signifie” et “nous ne devrions pas sous-estimer le tournant que cela représente”.

En conclusion, s’exclame The Independent :

Quel grand moment pour l’Afrique du Sud ! Quel grand moment pour le sport !”

Audrey Fisné