Togo: Patrice Kokou OHOUKOH, le visage du bordel à l’INAM

Togo: Patrice Kokou OHOUKOH, le visage du bordel à l’INAM

Enquête…

Courant octobre dernier, un rapport d’audit interne à l’Institut national d’assurance maladie (INAM) commandité par la Direction  Générale,  pour mettre en exergue un certain nombre de dysfonctionnements et les corriger, s’est retrouvé dans la presse, les premiers responsables de la structure voués aux gémonies et accusés de tous les péchés du monde. Pourquoi un rapport censé être confidentiel a-t-il été filé à la presse ? Et à quelles fins ? Nos investigations nous ont permis de découvrir le visage de ce bordel. Patrice KokouOhoukoh, c’est son nom. Il est le Directeur administratif et financier (DAF) de l’INAM. Mais aussi champion en coups bas…

Le visage du bordel à l’INAM

Patrice Kokou Ohoukoh. Le nom ne dit pas grand-chose au commun des lecteurs. C’est le Directeur administratif et financier (DAF) de l’INAM, mais pas que. C’est aussi et surtout l’auteur du bordel à l’Institut national d’assurance maladie. Son nom nous a été révélé au cours d’une investigation journalistique menée sur la révélation du rapport d’audit interne dans la presse.

Il y a même des relents de vengeance dans cette affaire. Il nous a été rapporté au cours de notre  enquête que le DAF-taupe n’avait signé qu’un contrat à durée déterminée (CDD) de deux (02) ans à l’INAM et qu’avec son incompétence notoire et les fautes graves dont il s’est rendu coupable dans l’exercice de ses fonctions, le contrat ne devrait pas lui être renouvelé. « Le meilleur moyen d’augmenter ses chances de se faire garder, c’est de faire renvoyer Myriam Dossou de la tête de l’institution », révèle un agent de l’institution d’assure maladie, visiblement dans le secret des dieux.

Ses intentions étaient claires, il suffit de considérer la période où l’audit a été bouclé et le moment où il l’a filé à la presse pour s’en rendre compte. En effet, l’audit qui a porté sur les exercices 2016 et 2017, a été mené du 2 octobre au 15 décembre 2018 et le rapport transmis à qui de droit depuis le 17 décembre 2018, soit environ un an à l’avance.

Patrice Kokou Ohoukoh n’est que le pion d’un réseau de détracteurs de Mme Myriam Dossou-d’Almeida. « Ces gens tapis dans l’ombre pronostiquaient un échec de la DG. Ils lui donnaient à peine trois ans pour jeter l’éponge. Mais elle les a démentis par sa gestion propre et leur plan funeste est tombé à l’eau, confie un cadre de la boîte. Il faut alors faire quelque chose pour vilipender la dame, la couvrir de discrédit (…) Ils ont simplement activé leur pion au sein de la boite et qui a aussi agi bêtement ».

Un CV de délateur, de traitre…

Patrice Kokou Ohoukoh n’est pas à l’INAM à son coup d’essai en matière de délation, de coups bas et autres vices à l’égard de ses employeurs. Il traîne une triste réputation partout où il est passé. « Je croyais que c’était un cas isolé, mais je me rends compte que c’est une question d’habitude (…) », regrette un de ses anciens collègues dans une compagnie pétrolière où Ohoukoh avait travaillé.

Il nous est en effet revenu que Patrice Kokou Ohoukoh a été employé dans des sociétés pétrolières comme Mobil entre-temps achetée par Total et Shell prise par T-Oil, mais aussi à Banque Atlantique, Gras Savoye ou encore au Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), avant de poser ses baluchons à l’INAM. « Quand je suis son parcours, je me rends compte qu’il tient à peine deux ans dans une boite à cause de ce comportement. Il est licencié à chaque fois. C’est comme une malédiction qui le poursuit, un péché mignon dont il a du mal à se départir », ajoute la source susmentionnée.

« Un comptable, il doit avoir aussi certaines qualités humaines. C’est plus qu’un secrétaire, un confident…Il est astreint à un devoir dont celui de confidentialité inhérent à ce métier. Mais ce monsieur, lui, il a la langue trop pendue (…) C’est déjà une faute grave de donner le rapport d’audit à la presse et il mérite d’être viré », assène un agent de l’INAM qui, visiblement, ne l’a jamais porté dans son cœur.

Atypique, comportement déviationniste pathologique…les termes utilisés au sein même de l’INAM pour qualifier Patrice Kokou Ohoukoh sont loin d’être mélioratifs. On parle d’un homme « négatif sur toute la ligne », souffrant de « troubles comportementaux », « en conflit avec la plupart des cadres »…Il a réussi l’exploit (sic) de faire l’unanimité contre sa personne. Et en seulement deux ans à peine.

Un vice appelant l’autre, Patrice Kokou Ohoukoh serait aussi friand de chair fraîche. On décrit un homme dont la libido a fait pousser une bosse au front, semant la désolation dans la gent féminine au sein du personnel de l’INAM. Au cours de cette enquête, certaines de ses victimes nous ont fait des confidences sur sa perversité que nous choisissons de ne pas rapporter ici, par pure décence et respect de la pudeur…

Myriam Dossou-d’Almeida victime de ses compétences

C’est un procès en sorcellerie qui était fait à la Directrice Générale de l’INAM, avec toutes les accusations calomnieuses dont elle a été l’objet dans cette affaire d’audit. Les naïfs l’ignoreraient sans doute, mais c’est la Directrice Générale même qui a librement saisi, en date du 14 septembre 2018, la Direction de l’audit interne (DAI) pour commander un audit interne de la gestion des achats et des marchés publics. Concrètement, elle lui demandait «d’évaluer toutes les activités réalisées pour acheter les biens et services depuis l’étape de la planification des besoins jusqu’à la réception effective des biens et des services ». Et dans le rapport, les auditeurs ont bien relevé les organes et/ou responsables qui ont failli et fait des recommandations à leur endroit afin de corriger le tir. Il s’agit notamment du Conseil juridique, de la Direction administrative et financière, de la Commission de passation des marchés publics, de la Commission de contrôle des marchés publics…Nulle part les auditeurs n’ont relevé une quelconque culpabilité de la Directrice Générale.

On ne le dira jamais assez, Mme Myriam Dossou-d’Almeida est simplement victime de ses compétences et de sa gestion efficace de l’INAM. Pour la gouvernance des lecteurs, elle a fait ses preuves ailleurs avant de débarquer à la tête de l’INAM en 2012. Son parcours est des plus brillants, pour une femme. Nantie d’un MBA en Management de l’entreprise d’assurances à Paris après un baccalauréat série C, elle a travaillé en France et en Côte d’Ivoire où elle a presté chez l’assureur référence AXA et y a de bons états de services. C’est donc une professionnelle du domaine. Le Togo étant à sa première expérience en assurance maladie avec l’INAM, il fallait the right (wo)man at the right place, être tatillon sur le choix du Directeur qui doit allier technicité, expérience et beaucoup de rigueur. Et Myriam Dossou-d’Almeida a prouvé toutes ces qualités par son dynamisme et son dévouement au travail en sept (07) ans de gestion. C’est à juste titre qu’elle est présentée par plusieurs observateurs avertis comme «le visage féminin du dynamisme togolais» et s’est vu classer parmi les 50 femmes togolaises les plus brillantes…

Isabella MERCIER