Zambie/justice : Emerine Kabanshi, l’ancienne ministre plaide non coupable

Zambie/justice : Emerine Kabanshi, l’ancienne ministre plaide non coupable

Au poste du développement des services sociaux l’ancienne ministre zambienne poursuivie pour corruption a plaidé non coupable ce mercredi à Lusaka dans une affaire qui a motivé l’an dernier la décision du Royaume-Uni de suspendre son aide bilatérale à ce pays d’Afrique australe.

Des documents présentés au tribunal, indiquent que l’ancienne ministre est poursuivie pour fraude dans l’attribution du programme de “transfert social d’argent liquide” destiné aux familles les plus pauvres du pays. Au tribunal Emerine Kabanshi devant les juges s’est prononcée en ces termes :  “Je comprends les charges qui pèsent sur moi et plaide non coupable”, a déclaré mercredi l’ex-ministre, qui comparaissait libre après avoir obtenu sa libération sous caution. Son procès doit débuter le 13 août. En septembre, l’ambassadeur britannique à Lusaka, Fergus Cochrane-Dyet, avait annoncé le “gel de toute l’aide bilatérale du RU (Royaume-Uni) en raison d’inquiétudes” après la publication dans la presse d’accusations de détournements de fonds visant le ministère de Mme Kabanshi. Selon son Département du développement international, le gouvernement britannique devait verser 47 millions d’euros d’aide à la Zambie pendant l’année budgétaire 2018-2019. La lettre d’information Africa Confidential avait affirmé que la Suède et la Finlande avaient aussi suspendu leur aide à Lusaka. Tout ceci n’avait laissé le président zambien Edgar Lungu sans réaction. il s‘était alors dit “gravement préoccupé” par ces accusations et avait ordonné une enquête puis rapidement limogé sa ministre. Depuis sa réélection en 2016, M. Lungu est régulièrement accusé de corruption et de dérive autoritaire par l’opposition.