Le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Ousmane Sonko, a été réélu « à l’unanimité » samedi 6 juin à la tête du parti.
« Nous ne le censurerons pas »
« Si Pastef le veut, dans 72 heures, ce gouvernement peut tomber. Mais nous ne le censurerons pas. Nous allons les accompagner », a affirmé Ousmane Sonko le 2 juin. Pastef (Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité), qui détient 130 des 165 sièges à l’Assemblée nationale, peut en effet à tout moment déposer une motion de censure et renverser le gouvernement.
Il peut également censurer le gouvernement lors de la présentation de son programme, dont la date n’a encore pas été déterminée, ont expliqué d’anciens parlementaires.
Mais le président Faye peut aussi reformer un gouvernement après une censure et dissoudre l’Assemblée nationale – mais seulement deux ans après sa mise en place, donc à partir de novembre 2026. Il peut ainsi recourir à des pouvoirs exceptionnels en vertu de l’article 52 de la Constitution et gouverner ensuite par ordonnances pendant trois mois, sans passer par l’Assemblée nationale, selon les textes.
