Le Mali s’est officiellement doté d’un nouvel avion présidentiel, un appareil destiné à répondre aux impératifs de souveraineté et aux déplacements officiels du président de la transition, le colonel Assimi Goïta, ainsi que des hauts responsables du pays. Cette acquisition majeure intervient directement en réponse à l’attaque survenue le 17 septembre 2024, qui avait lourdement endommagé l’ancien aéronef présidentiel. Présenté aux citoyens maliens par le biais d’un reportage exclusif diffusé sur la chaîne de télévision nationale, ce nouvel outil de commandement marque une étape clé dans la gestion logistique des autorités de transition.

Les caractéristiques techniques du nouveau Boeing 737

C’est un Boeing modernisé, d’une valeur globale de 15,6 milliards de francs CFA, qui intègre désormais la flotte étatique. Selon les précisions apportées par le colonel-major Lassana Togola, président-directeur général des Aéroports du Mali, d’importants travaux de modernisation ont été menés sur l’appareil : le système de navigation et de pilotage a été entièrement remplacé, tandis que la cabine a été repensée pour satisfaire aux exigences strictes des voyages officiels.

Du point de vue des performances, l’appareil affiche des spécifications de premier plan :

  • Autonomie : Environ 11 500 kilomètres, permettant d’assurer jusqu’à 14 heures de vol non-stop.

  • Vitesse et altitude : Une vitesse de croisière évaluée à 950 km/h pour une capacité d’évolution s’élevant jusqu’à 41 000 pieds d’altitude.

Cette marge de manœuvre élargie permet d’assurer sans encombre des liaisons directes de long courrier, à l’instar de la ligne Bamako-Moscou qui peut être couverte d’une seule traite. En revanche, pour des destinations plus lointaines comme la Chine, une escale technique de ravitaillement demeurera nécessaire.

Une gestion financière optimisée pour limiter l’impact sur le Trésor public

L’investissement consenti pour ce nouvel aéronef a fait l’objet de clarifications rigoureuses de la part du ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances, Alfouseni Sanou. L’État malien n’ayant pas tout perdu dans la gestion de l’ancien appareil endommagé, un montage financier a permis d’amortir la facture globale.

D’une part, un montant significatif estimé à environ 6 milliards de francs CFA doit être recouvré au titre des indemnités d’assurance. D’autre part, la valorisation et la cession des pièces de rechange ainsi que des équipements récupérés sur l’ancien aéronef devraient rapporter entre 3 et 4 milliards de francs CFA supplémentaires. La cumul de ces rentrées financières permettra de réduire de façon substantielle le « décaissement net » initialement supporté par le Trésor public pour l’acquisition de ce nouvel outil de transport présidentiel.

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