Amadou Hott

Dans un contexte international marqué par la raréfaction des financements extérieurs et des défis structurels persistants, Amadou Hott, ancien ministre sénégalais de l’Économie et ex-vice-président de la Banque africaine de développement (BAD), présente sa candidature à la présidence de l’institution panafricaine. Il partage avec Grogne d’Afrique les motivations, la vision et les priorités qui guideront son mandat s’il est élu.

Un engagement personnel né d’un parcours singulier

Originaire de Yeumbeul, l’une des communes les plus modestes de Dakar, Amadou Hott s’appuie sur un parcours inspirant pour incarner une nouvelle génération de leadership africain.

« Mes parents, peu instruits, ont pourtant toujours cru dans la valeur de l’éducation, de l’effort et des opportunités. Ce socle m’a permis de construire une carrière de 25 ans dédiée à la finance et au développement de l’Afrique », confie-t-il.

Ce sens du devoir, forgé par une trajectoire de vie exemplaire, alimente sa détermination à positionner la BAD comme l’architecte principal de la stratégie de croissance du continent.

Une expertise multidimensionnelle au service de l’Afrique

Fort d’une carrière riche à l’interface entre secteurs public et privé, Hott revendique une compréhension fine des dynamiques de transformation économique.

  • Dans la finance internationale, il a occupé des postes clés à New York, Londres, Dubaï et Lagos, notamment comme DG d’UBA Capital, où il a contribué à mobiliser plusieurs milliards de dollars pour le financement du développement africain.

  • Au Sénégal, il a fondé et dirigé le Fonds souverain des investissements stratégiques (FONSIS), devenu un modèle en matière de partenariat public-privé au service des infrastructures.

  • À la BAD, en tant que vice-président chargé du complexe Énergie, Changement climatique et Croissance verte, il a doublé les opérations du guichet privé dans le secteur énergétique en moins de deux ans.

  • En tant que ministre sénégalais de l’Économie, du Plan et de la Coopération, il a géré la réponse à la crise du Covid-19, mené des réformes majeures en PPP et représenté l’Afrique lors de forums internationaux clés (G7, G20, Sommet de Paris 2021…).

« Cette diversité d’expériences m’a permis de bâtir un profil de bâtisseur de coalitions, à la fois crédible, opérationnel et capable de faire avancer l’agenda africain dans des contextes complexes », affirme-t-il.

Une vision stratégique : moderniser la BAD, catalyser l’autonomie africaine

Amadou Hott propose une refonte stratégique de la BAD, articulée autour de cinq axes majeurs :

Transformation institutionnelle

« La BAD doit devenir plus agile, plus innovante, et plus proche des réalités des pays membres. »

Il prévoit une simplification des processus internes, une réallocation des ressources humaines vers les opérations et un renforcement du pilotage axé sur les résultats.

Renforcement de la capacité financière

Pour répondre aux besoins croissants du continent :

  • Mobilisation de nouveaux financements via des capitaux hybrides, les Droits de Tirage Spéciaux, ou des partenariats avec les philanthropes.

  • Utilisation accrue des garanties, outils de transfert de risques et syndications.

  • Optimisation du Fonds africain de développement avec des instruments de levée de fonds innovants.

■ Accélération de projets structurants

Il veut prioriser des programmes à fort impact comme l’initiative “Mission300”, visant à connecter 300 millions d’Africains à l’électricité en cinq ans, en partenariat avec la Banque mondiale et la Fondation Rockefeller.

Soutien accru au secteur privé

Il propose la création d’une vice-présidence dédiée aux opérations du secteur privé pour :

  • Développer un pipeline de projets bancables,

  • Coordonner les réformes avec les gouvernements,

  • Dé-risquer les investissements via des mécanismes de cofinancement,

  • Étendre l’accès au capital pour les PME.

« La BAD doit devenir une plateforme de confiance entre investisseurs et États pour libérer le potentiel entrepreneurial africain », souligne-t-il.

Plaidoyer pour l’autonomie financière

Hott souhaite renforcer les ressources nationales à travers :

  • L’élargissement de l’assiette fiscale,

  • La lutte contre les flux financiers illicites,

  • Le développement des marchés de capitaux africains (estimés à 4 500 milliards USD d’actifs).

« Le développement de l’Afrique par et pour les Africains » : un cap assumé

Reprenant l’esprit du Africa CEO Forum, Amadou Hott place l’autonomie africaine au cœur de son projet.

« Une hausse de 5 points du ratio recettes fiscales/PIB en Afrique générerait 200 milliards de dollars annuels. Nous devons mobiliser nos ressources internes et capitaliser sur notre diaspora pour bâtir un modèle de développement endogène et durable », soutient-il.

Il insiste aussi sur l’importance du secteur privé, de la jeunesse et des femmes comme moteurs d’une croissance inclusive, condition sine qua non pour l’émergence du continent.

Un leadership de mission et de résultats

Porté par une ambition claire et une feuille de route pragmatique, Amadou Hott se positionne comme un candidat capable de conduire la BAD dans une nouvelle ère.

« L’Afrique ne peut plus attendre. Il nous faut un leadership crédible, expérimenté et résolument tourné vers l’action. Je suis prêt pour cette mission. »

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