Le Comité national pour la libération des détenus, une association de soutien aux détenus du Hirak, parle de peine « incroyable et inadmissible ». Selon le CNLD, 60 personnes sont actuellement détenues pour des faits liés au mouvement de contestation algérien.

La plus lourde des peines prononcées ce dimanche concerne Brahim Laalami. Poursuivi dans sept affaires, il écope au total de trois ans de prison ferme, et d’une amende d’un million de dinars, soit plus de 6 000 euros, selon le Comité national pour la libération des détenus.

Brahim Laalami est un jeune tailleur qui est connu pour être sorti seul, avec une pancarte contre un éventuel cinquième mandat pour l’ancien président Abdelaziz Bouteflika. C’était en février 2019, soit quelques jours avant le début des manifestations du Hirak. En juillet dernier, il a déjà été condamné à 18 mois de prison, notamment pour outrage à fonctionnaire avant d’être libéré suite à une réduction de peine.

Autre condamnation prononcée dimanche à Bejaia : celle de l’ancien député Khaled Tazaghart, arrêté la veille, et présenté en comparution immédiate. Il était accusé d’incitation à attroupements et de publications sur les réseaux sociaux portant atteinte à l’ordre public.

Des militants voient dans ces condamnations une façon, pour le pouvoir algérien, de décourager une éventuelle reprise du mouvement de contestation. En effet, les marches hebdomadaires sont suspendues depuis mars dernier en raison de la situation sanitaire.

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