Le représentant spécial des Nations Unies en Afrique de l’ouest et au Sahel vient d’achever une mission d’informations au Bénin en prélude aux présidentielles d’avril qui s’annoncent sous de mauvaises hospices. Ibn Chambas a durant ses 3 jours échangé avec la société civile, commission électorale, Cour constitutionnelle, opposition, majorité, communauté internationale et le chef de l’Etat afin de s’assurer du déroulement des élections apaisées.
Mais de nombreux doutes bien légitimes existent quant à la fiabilité et à l’honnêteté de l’émissaire du secrétaire général de l’onu en Afrique occidentale. Deux ans plutôt, le diplomate était en terre béninoise pour la même mission mais son rapport de fin trompeur, avait induit l’institution onusienne en erreur quant à l’appréciation de la crise politique qu’a traversée le pays en 2019 avec des législatives exclusives et meurtrières. Alors, voir le même revenir pour des enjeux plus grands inquiète la classe politique qui n’a pas manqué de l’exprimer tout en l’invitant à produire cette fois-ci un rapport juste.
Le diplomate bien encré dans la sous région ouest africaine entretient avec de nombreux présidents en crise de légitimité des affinités suspicieuses qui influencent ses rapports de missions. En 2019, plusieurs sources de foi concordantes ont affirmé que Ibn Chambas aurait reçu une importante enveloppe et des belles promesses dans une capitale de la sous région après son faux rapport fait sur la situation politique du Bénin.
Par ailleurs, sa passivité a conduit à l’organisation d’élections exclusives en Côte d’Ivoire l’année dernière comme cela se profile aujourd’hui une nouvelle fois au Bénin.
Mohammed Ibn Chambas a l’occasion de redorer le blason de l’institution dont il est mandataire ou de confirmer les suspicions de connivences entre certains dirigeants autoritaires et lui.
Franck Avimandjessi