Expert en informatique et jeune influenceur sur le continent africain, Dr Alain Capo-Chichi s’est donné depuis tout jeune pour mission d’aider la jeunesse africaine et tout le continent noir à relever les défis cruciaux de l’heure. Une mission qu’il s’assure de remplir depuis près de trois décennies avec son institut Cerco basé au Bénin et dans plusieurs pays. Malheureusement, il devra faire avec des détracteurs.

Le projet Cerco ne date pas d’aujourd’hui. Présent dans divers pays dont la Chine, la France, la Côte d’Ivoire, le Mali, il a connu au Bénin par exemple plusieurs chefs d’Etat dont Mathieu Kérékou, Dr. Yayi Boni et aujourd’hui Patrice Talon. Pour le promoteur lui-même, Dr. Capo-Chichi, l’objectif à l’origine en créant ce brillant institut spécialisé dans les Technologies de l’information et de la communication (TIC), c’était « de donner un souffle et une seconde chance aux enfants qui étaient non classés et qui étaient très nombreux ». Aujourd’hui, si le but visé a changé, l’ambition reste la même. « Inculquer les TIC à la base pour former une élite en associant l’entrepreneuriat à l’informatique », résume le jeune leader de 43 ans.

Avec plusieurs milliers d’employés à ce jour et près de 50.000 élèves sur trois continents, le projet Cerco est l’un des plus grands pourvoyeurs de talents et consommateurs de ressource humaine disponible sur le continent noir. Dans ce monde qui souffre grandement du chômage, 32,6% de la population active, le jeune patron du Réseau international des établissements privés de l’enseignement supérieur de l’espace CAMES (RIDEPES-CAMES), Dr. Capo-Chichi apparait comme le porteur d’une lumière dans cette pesante obscurité. « Je forme et garantis l’emploi et un salaire minimum de 1.500 euros aux étudiants », dit-il.

Fierté nationale et continentale

La réputation du jeune docteur Alain Capo-Chichi va bien au-delà des frontières nationales. Déjà, c’est lorsqu’il avait 27 ans qu’il a été élu parmi les ‘‘10 jeunes les plus remarquables au monde’’ (Ten Oustanding Young people, Tyop de la Jeune Chambre Internationale) à Vienne. Il avait déjà à son actif le projet Cerco. Seul africain ayant reçu cette distinction à cette époque, ce brillant informaticien et entrepreneur fait la fierté de ses pairs ainsi que de plusieurs personnes au Bénin et en Afrique. Un prestige que feu le brillant professeur Albert Tévoèdjrè résumait si parfaitement à La Matinée. « Alain fait aujourd’hui notre honneur. Je suis très ému, intéressé et curieux de savoir comment un jeune de son âge a pu être sélectionné dans le monde entier pour être parmi les 10 jeunes professionnels les plus remarqués à ce niveau… au nom du Bénin et finalement au nom de l’Afrique… », avait dit le doyen universitaire avant d’ériger le Dr. Alain Capo-Chichi en exemple à suivre absolument pour les jeunes.

« J’ai souvent dit que pour faire de grandes choses, il ne faut pas être au-dessus des hommes, il faut être avec eux. Alain est avec les siens… Alors donnons à nos jeunes l’envie de faire d’importantes choses dans la vie ; pas seulement la politique qui est une chose importante mais pas la seule chose importante dans la vie », avait laissé entendre le prof. Tévoèdjrè avant de demander tel un père faisant une recommandation avant son décès, à Alain Capo-Chichi d’être toujours disponible aux jeunes qui souhaiteraient être comme lui, de monter sur ses épaules pour étendre leur champ de vision et de leur donner l’envie de l’émulation.

Une fierté qui fait des jaloux

Personne ne fait jamais totalement l’unanimité, dit-on. Un adage qui se trouve vérifié également dans la situation de Dr. Alain Capo-Chichi. Malgré son très riche parcours avec quelques croustillantes histoires, le jeune entrepreneur n’a pas que d’amis. On dirait même que c’est son parcours ou mieux ses réalisations qui posent problème avec des jaloux.

Personne n’oubliera les différends avec les autorités béninoises mais aussi avec les autorités burkinabè. « Sans raison », selon la presse béninoise, le gouvernement béninois avait décidé en 2019 de fermer Cerco. Décision unilatérale qui avait fait mal, tant Cerco avait formé une grande partie de l’élite béninoise. Une décision à laquelle ressemblera plus tard une autre en 2020 du gouvernement burkinabè à l’encontre toujours du groupe Cerco qui y formait des étudiants depuis près de 10 ans déjà. Si le gouvernement béninois est vite revenu sur sa décision, le promoteur du groupe Cerco n’a pas voulu transiger. « Il ne faut pas marchander nos convictions, nos évidences », tonne Capo-Chichi. « Comme Galilée, je considère qu’on m’a coupé la tête mais je ne suis pas du tout gêné par cela, parce que je considère qu’en réalité il faut que je sois sacrifié afin que les gens cessent de former les jeunes africains qui ont du talent au passé alors qu’il faut les préparer pour l’avenir », répète-t-il convaincu.

Le problème à l’origine de ces décisions très controversées et impopulaires selon Capo-Chichi, c’est la jalousie. « En fait au Bénin et en Afrique, le réel problème est la jalousie de la part de nos concurrents et quelques responsables académiques qui n’arrivent plus à suivre mon rythme et qui pensent pouvoir arrêter mon élan », a-t-il indiqué sans ambages. Mais le brillant informaticien comprend « les jaloux » alors que Cerco avait remporté la première place aux Olympiades universitaires organisées par le CAMES pour les privés et les publics.

Chichi toujours à pied d’œuvre

INSTITUT CERCO

« A bas les jaloux », dit un adage très populaire au Bénin. La vérité est que la jalousie de ses pairs n’empêche pas le Dr. Alain Capo-Chichi d’évoluer. Au contraire, il continue de prospérer. Le jeune leader béninois n’arrête pas de bosser sur de grands projets un peu partout déjà.

Au Nigeria, le plus grand marché de l’Afrique occidentale (environ 200 millions d’habitants), Dr. Chichi envisage avec l’Université de Lagos, la fabrication d’ordinateurs et de téléphones ayant la possibilité avec des langues locales comme le Yoruba, le Haoussa ou encore le Ibo. Promis normalement pour mars dernier et portant la marque ‘‘Open-Unilag’’ les premiers téléphones « made in Nigeria » sont attendus pour bientôt selon des sources proches du dossier. On se rappelle l’an dernier, la séance de travail entre les dirigeants de la prestigieuse université nigériane dont notamment le vice-chancelier Pr. Oluwatoyin Ogundipe et le PDG de Cerco pour évoquer un partenariat sur le projet « Made in Nigeria / Made in Africa ».

Dans le cadre de ce partenariat, l’Unilag devrait mettre à la disposition de Cerco une superficie de 500 mètres carrés pour que le groupe mette en place un centre d’innovation pour travailler avec les laboratoires de l’Université, former des chercheurs aux standards internationaux  et co-créer des produits innovants dans les domaines de l’intelligence artificielle, la robotique, les big-data, la réalité augmentée, la connectivité, etc. Le projet devrait nécessiter plusieurs millions d’euros et créer plus de 1000 emplois, estime-t-on.

Prosper AKPOVI

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