Acculé par des réseaux maffieux sur de accusations fantaisistes d’immixtion dans l’affaire Martinez Zogo et pour un supposé vol de 04 milliards de Fcfa à sa résidence, des proches de Mvondo Ayolo incendient les contempteurs du collaborateur du chef de l’Etat, occupé à remplir ses missions aux côtés du président de la République.
A la manière d’un feuilleton, les épisodes sur la vie et le quotidien de Samuel Mvondo Ayolo se succèdent et livrent chaque jour un pan de son activité supposée, réelle ou fictive. Tout est parti en effet d’une alerte sur les réseaux sociaux, lancée par un internaute. D’après ce post, Samuel Mvondo Ayolo le directeur du cabinet civil du président de la République, est mouillé dans l’affaire Martinez Zogo. Il se serait, d’après les auteurs du post, immiscé dans l’affaire concernant l’enquête sur l’assassinat de l’animateur Martinez Zogo en essayant de faire libérer Jean Pierre Amougou Belinga via une ordonnance de mise en liberté, signée du Juge militaire Florent Aimé Sikati II Kamwo.

Puis, une nouvelle affaire de vol de 04 milliards de Fcfa à son domicile, va émerger, et défrayer la chronique tout le week-end, non sans faire les choux gras de l’infosphère. Face à ce faisceau de nouvelles dont les origines restent fumeuses et brumeuses et que les proches du concerné considèrent comme des affabulations sans fondement, Samuel Mvondo Ayolo, imperturbable, garde son flegme face à la houle haineuse, aux hordes de délinquants tapies dans les viscères de clans maffieux à la solde d’une armée de déstabilisation du pays.
Joints au téléphone ce 11 décembre en mi-journée, les proches du directeur du cabinet civil du président de la République se montrent sereins et assènent des coups à ce ramassis de désœuvrés, stipendiés pour de basses besognes. « Si le directeur du cabinet civil du président de la République gérait un projet, un département ministériel ou autre chose, je comprendrais qu’on lui impute la possession d’une telle somme ; là, il ne gère rien. Mais on dit quand même qu’on a volé 04 milliards de Fcfa chez lui. Eh bien qu’ils les retrouvent donc », ironise un proche.
Affabulations
Les affabulateurs et autres colporteurs de fausses nouvelles iront même jusqu’à indiquer que la somme de 04 milliards, volée au domicile directeur du cabinet civil, fait l’objet d’une enquête diligentée par la Sécurité militaire et que celle-ci aurait été confiée à un certain Rémy Meka ; un individu dont personne n’a jamais entendu parler dans cette unité de l’armée logée au ministère de la Défense.
Invité à apporter des éclairages sur cet aspect, notre source va se refuser à tout commentaire tendant à justifier un acte qui n’existe que dans l’imaginaire de ses commanditaires ou à disculper Samuel Mvondo Ayolo. « Est-ce que le DCC va s’exprimer chaque fois qu’on va dire quelque chose sur lui ; il ne peut pas au regard de la charge de travail. Il a déjà beaucoup de travail et ne peut pas s’exprimer sur une affaire comme celle-là à chaque fois. Le DCC n’est pas un homme politique, encore moins un ambitieux ; il ne veut rien et n’a rien. Donc si les gens pensent qu’il a beaucoup d’argent, tant mieux pour eux. Mieux vaut faire envie que de faire pitié. Si écrire sur lui peut permettre de faire vivre des gens, tant mieux. Si cela peut leur procurer un plaisir, eh bien tant mieux. Mais sachez-le encore, il ne va jamais porter pas plainte contre ces gens-là parce qu’il a trop de choses à faire », poursuit notre source.
Faux et construction d’officines
Et d’ajouter : « Tout ce qui est dit sur lui n’est pas vrai. Comment cela est-il possible qu’il dispose de telle somme chez lui ou de faire tout ce dont on l’accuse à tort ?», s’interroge-t-il. Quant à l’affaire Zogo, ses proches mettent quiconque au défi de prouver son intervention dans ce dossier qui fait l’objet d’une enquête instruite par le chef de l’Etat en personne. Ceci d’après la source, n’est que l’œuvre d’officines à la solde de quelques illuminés en mal de positionnement et d’assise sociale. Quand on imagine le nombre de microcosmes qui se constituent et au sein desquels des forces s’activent dans l’ombre pour vilipender leurs collègues du gouvernement, du parti, faire du mal ou médire des autres, l’on n’est pas étonné de ce qui arrive.
Si on comprend que les auteurs de ce qui s’apparente en tous points à une cabale n’ont jamais vu une telle somme, il est évident que les uns et les autres qui parlent de ce vol n’ont pas effectué le comptage des billets supposés volés chez le DCC. Aussi peuvent-ils profiter de la mansuétude du diplomate qui préfère se concentrer sur les vrais défis et enjeux de son pays au quotidien.■