Cameroun

La dernière en date a été sans scrupules, ventilée sur les réseaux sociaux par Jean Rémy N’gono, chroniqueur sportif et animateur vedette de nombreux médias d’influence dont Radio France Internationale (RFI) et Canal+. Selon les grotesques affabulations de ce dernier, Paul Biya se serait retrouvé coincé dans un ascenseur qu’il empruntait au cours d’une de ses activités. Un mensonge éhonté.

Si l’on en croit le récit délirant de Jean Rémy N’gono, le trublion chroniqueur sportif devenu très excellent dans les méthodes de chantage les plus persuasives, Paul Biya, le numéro Un camerounais se serait retrouvé coincé dans l’ascenseur d’un immeuble qui, conformément à ses dires, appartiendrait à Samuel Nvondo Ayolo, le directeur de Cabinet civil du président de la République. Pour le maître-chanteur, il ne s’agit ni plus, ni moins que d’un attentat à la vie de l’exécutif camerounais car conformément à son raisonnement, ce dernier aurait pu décéder. Une invention grotesque, montée de toutes pièces dans l’intention de nuire à l’un des hommes de confiance du président Biya.

DES RUMEURS À FOISON

Cet énième vient à nouveau remettre au goût du jour la problématique relative aux fakenews et autres désinformations qui n’ont de cesse depuis quelques années, pris de l’ampleur dans tout le Cameroun. De Douala à Yaoundé, en passant par Kribi, Bafoussam et bien d’autres, le pays vit au rythme de la rumeur. Et, celle-ci est même devenu un fait communément partagé par certains journalistes de la presse libre et indépendante, qui n’hésitent pas, pour peu qu’ils aient obtenu quelques espèces sonnantes et trébuchantes, de tirer à boulets rouges, publier des insanités sur quelques proches du président de la République. Le pire, c’est que Jean Rémy N’gono, le quinquagénaire, fait partie de l’un de ces mercenaires de la plume. Ces derniers temps, ayant abandonné les chroniques sportives pour lesquelles il semble avoir un vrai talent de commentateur, il s’est littéralement intéressé à l’investigation politique. “Nous nous connaissons tous dans le milieu de la presse, Jean Rémy N’gono est un pourri, mais…que voulez-vous, c’est dans les dénonciations et autres montages qu’on se fait mieux de l’argent “, témoigne un journaliste qui a requis l’anonymat, parce que redoutant les réprobations de ses confrères.

Il fut un temps où moi aussi j’ai failli sombrer dans le chantage aux hommes politiques, mais je me suis dit que le respect de l’éthique et de la déontologie, si propre à notre métier, valait tout autre chose “, fait-il observer.

Ainsi, le chantage aux hommes politiques serait devenu le nouveau filon des journalistes véreux du même acabit que Jean Rémy N’gono.

Une chose est sûre, Jean Rémy N’gono essaie de faire du chantage à Samuel Nvondo Ayolo. J’en ai déjà été victime“, confie un député, expliquant le procédé souvent usité par certains journalistes indépendants camerounais.

Pour lui, il est évident que quelqu’un en voudrait au directeur de Cabinet civil de Paul Biya. Cela dit, Jean Rémy N’gono ne serait dans ce cas de figure que la caisse de résonance, celle-là qui poussée par des comploteurs, travaille dans la perspective de saper l’honneur et la respectabilité d’autrui.

La presse camerounaise a toujours eu ceci de particulier qu’elle s’est fortement illustrée dans la diffusion de fakenews. Un trait de caractère devenu si propre à certains journalistes, qui dit-on, tire avantage de cet état de fait.

PAUL BIYA NE S’EST JAMAIS RETROUVÉ BLOQUÉ DANS UN ASCENSEUR

Interrogés sur l’anecdote de Jean Rémy N’gono, plusieurs proches du président camerounais assurent qu’il n’en est rien. Bien au contraire, la thèse évoquée est plutôt celle d’un complot devant conduire à un désaveu du directeur de Cabinet civil de Paul Biya, le nommé Samuel Mvondo Ayolo.

Au Palais d’Étoudi, il se partage comme idée que l’homme attaqué de plein fouet dans ce chantage abject jouit plutôt d’une image de marque auprès de son patron. Une situation qui exaspèrerait plus d’un, convaincus que le bashing pourrait entraîner la chute de ce dernier.

Les évocations de détournement, d’accaparement de terres et d’enrichissement illicite ne sont, en fin de compte, que des tentatives de déstabilisation, qui peinent encore à peser. Toute chose normale puisque Samuel Mvondo Ayolo est décrit comme un homme d’une profonde probité morale, qui a toujours fait son service avec beaucoup de cœur. C’est donc peine perdue pour Jean Rémy N’gono, le maître chanteur, affabulateur de grand talent.

Outre les cas sus-évoqués, figure également celle (la rumeur) qui donnait Paul Biya, le président Camerounais, pour mort et retenu en Suisse. La rumeur avait si bien circulé qu’il a fallu une communication particulière afin de battre en brèche les mensonges de tous ces pseudo-journalistes.

PAUL MOTAZE, LE MINISTRE DES FINANCES N’Y A PAS NON PLUS ÉCHAPPÉ

Se souvient-on encore de cette folle rumeur relayée par la presse camerounaise ? Les effluves sont encore tous incandescents. En pleine chaleur du meurtre de Martinez Zogo, les conspirateurs du même acabit que Jean Rémy N’gono avaient fait courir dans toute la presse camerounaise l’interdiction de sortie du territoire national de Paul Motaze, le ministre camerounais des finances.

Certains titres de la presse camerounaise avaient prétendu qu’alors que Paul Motaze devait conduire une délégation à l’étranger pour la signature d’un avenant relatif au programme de sécurisation des recettes douanières de nouvelle génération avec la Société générale de surveillance (SGS) dont le siège se trouve à Genève, en Suisse, ce dernier se serait vu refuser l’autorisation de sortie du territoire camerounais. Le fait avait été si bien monté que tout le gouvernement s’était étonné d’une telle dimension de fabrication de l’information. Mais à quelle fin ? Les choses sont évidentes : porter atteinte à la respectabilité et à l’honneur de la personne du ministre des Finances.

De l’avis de certains observateurs, si la presse privée camerounaise excelle autant dans la diffusion de fausses nouvelles, c’est bien parce qu’il y a en son sein des mercenaires de la plume, utilisés à souhait par les détracteurs du président Paul Biya. Des journalistes corrompus et donc véreux, qui se comptent désormais à la pelle et salissent au plus haut point l’image de la presse camerounaise, qui présentait jadis un bien meilleur visage.

De toutes les informations fantaisistes mises sous presse et qui ont porté atteinte aux proches collaborateurs de Paul Biya, figurent aussi quelques unes sur Joseph Dion Ngute, le premier ministre camerounais, et Ferdinand Ngoh Ngoh, le secrétaire général de la présidence de la République.

Saignés à blanc dans de nombreux tabloïds, ces derniers ont été accusés, sans preuves formelles, d’avoir eu un rôle décisif dans l’Affaire Martinez Zogo. Pourtant, l’instruction conduite par la justice n’a rien établi de pareil.

Aussi sordide que cela puisse paraître, les fakenews en République camerounaise sont progressivement devenues l’affaire d’une industrie florissante, avec le chantage en toile de fond. Aux pieds de quelques politiques véreux, certains communicateurs ont pris le plaisir de se vautrer. Incroyable !

 

Pierre BOSK

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