Depuis une semaine, les forces de l’ordre sont déployées autour de la résidence du chef de file du MRC. Son parti avait lancé un appel à manifester contre le régime de Paul Biya au Cameroun mardi dernier. Des manifestations qui avaient mobilisé un impressionnant dispositif de sécurité malgré la faible participation.

Autour de la résidence de Maurice Kamto, des dizaines de policiers et gendarmes filtrent les passages jours et nuits. Pour pouvoir entrer, une demande doit être adressée aux autorités. Et pour l’instant, Maurice Kamto affirme n’avoir reçu aucune notification officielle de la justice pour expliquer la situation. « Je suis assigné à résidence surveillée de fait. On peut aussi parler de séquestration. Je ne sais pas quel est mon statut à l’heure actuelle pour vous dire la vérité : est-ce que ma maison est devenue un nouveau lieu de détention, une sorte de prison ? Je n’en sais strictement rien », assure-t-il.

Jusqu’à présent, seuls certains avocats de l’opposant ont reçu l’autorisation de le rencontrer. L’entrevue a eu lieu lundi : « Qu’est-ce qu’on me reproche, je viens de l’apprendre par la bouche de l’un des avocats : on dit, mais sans plus, que je suis ou serais porteur d’un projet insurrectionnel pour renverser les institutions. »

Dans un communiqué publié vendredi 25 septembre, le porte-parole du gouvernement avait déjà lancé des accusations similaires. Il affirmait aussi qu’une enquête judiciaire est en cours. Selon ce communiqué, « les meneurs et organisateurs [des manifestations] répondront de leurs actes devant la justice ». Le leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) et le parti MRC lui-même « font l’objet d’une attention particulière ».

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