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	<title>Histoire Archives - Grogne d&#039;Afrique</title>
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	<description>Grogne d&#039;Afrique</description>
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	<title>Histoire Archives - Grogne d&#039;Afrique</title>
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	<item>
		<title>Au Kenya, une découverte archéologique datant de 2,6 millions d’années chamboule les croyances des scientifiques sur l’évolution de l’humanité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Feb 2026 15:16:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Unes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une découverte au Kenya qui vient contredire d&#8217;anciennes croyances concernant la fabrication des outils de l&#8217;époque. L’histoire de l’évolution humaine est en perpétuelle réécriture. Comme l’explique Science &#38; Vie, une récente découverte archéologique montre que nos ancêtres exploraient leur environnement sur de longues distances pour se procurer des pierres destinées à la fabrication d’outils bien plus [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}"><strong><em>Une découverte au Kenya qui vient contredire d&rsquo;anciennes croyances concernant la fabrication des outils de l&rsquo;époque. L’histoire de l’évolution humaine est en perpétuelle réécriture.</em> </strong></p>
<p style="text-align: justify;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}">Comme l’explique <em>Science &amp; Vie</em>, une récente découverte archéologique montre que nos ancêtres exploraient leur environnement sur de longues distances pour se procurer des pierres destinées à la fabrication d’outils bien plus tôt qu’on ne le pensait jusqu’ici.</p>
<p class="continue-read-break" style="text-align: justify;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}">Jusqu’à présent, les archéologues situaient l’apparition de ce comportement autour de 2 millions d’années. Mais une étude publiée dans la revue <em>Science Advances</em>, et relayée par <em>Science &amp; Vie</em>, révèle que cette pratique existait déjà il y a 2,6 millions d’années, soit près de 600 000 ans plus tôt que les estimations précédentes.</p>
<h3 class="wp-block-heading article-sub-heading" style="text-align: center;">L&rsquo;histoire de l&rsquo;Humanité pourrait être réécrite par cette découverte archéologique au Kenya</h3>
<p style="text-align: justify;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}">Comme le dévoile l’étude parue dans <em>Science Advances</em>, les chercheurs ont analysé des outils lithiques mis au jour sur un site archéologique au Kenya. En retraçant l’origine géologique des pierres utilisées, ils ont découvert que certaines avaient été transportées sur des distances pouvant atteindre 13 kilomètres avant d’être taillées.</p>
<p style="text-align: justify;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}">Un chiffre impressionnant qui, comme le souligne <em>Science &amp; Vie</em>, témoigne de déplacements volontaires effectués dans un environnement hostile, uniquement pour collecter des matériaux destinés à être transformés en outils, et non pour répondre à un besoin immédiat de chasse ou de cueillette.</p>
<h3 style="text-align: center;">Une évolution humaine plus rapide que prévu</h3>
<p style="text-align: justify;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}">Selon l’étude dirigée par Emma M. Finestone, du Musée d’histoire naturelle de Cleveland, ce comportement révèle une véritable capacité d’anticipation. <em>Science Advances</em> évoque ainsi « le premier signe archéologique visible de l’intégration de la technologie lithique dans les stratégies de subsistance à l’échelle du paysage ».</p>
<p style="text-align: justify;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}">Comme le résume <em>Science &amp; Vie</em>, les premiers humains ne fabriquaient donc plus leurs outils par simple opportunisme, à partir des matériaux disponibles sur place, mais développaient une stratégie réfléchie, quitte à parcourir de longues distances pour assurer leur survie.</p>
<p style="text-align: justify;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}">Cette découverte n’altère pas fondamentalement les techniques de taille de la pierre, mais elle modifie profondément la chronologie de leur usage stratégique. Comme le rappelle <em>Science &amp; Vie</em>, transporter volontairement des pierres sur plus de 13 km uniquement pour les façonner en outils implique une organisation sociale, une prise de risque et une dépendance précoce à la technologie.</p>
<p style="text-align: justify;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}">Autant d’indices qui, selon les chercheurs cités par <em>Science Advances</em>, montrent que l’évolution cognitive et comportementale de l’être humain s’est mise en place bien plus tôt et bien plus rapidement qu’on ne l’imaginait jusqu’ici.</p>


<p></p>
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		<item>
		<title>FRANTZ FANON, l’auteur de la célèbre citation: « L’Afrique a la forme d’un revolver dont la gâchette se trouve au Congo ».</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 15:39:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Unes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Frantz Fanon, né le 20 Juillet 1925 à Fort-de-France, dans la Martinique, est issu d’une famille afro-Caribéenne. Il a fait ses études au Lycée Victor-Schoelcher, école où enseignait également le célèbre écrivain Aimé Césaire. En 1943, alors qu’il n’a que 18 ans, il s’engage dans l’armée Française de la libération. Bien qu’étant Africain, il se [...]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>Frantz Fanon, né le 20 Juillet 1925 à Fort-de-France, dans la Martinique, est issu d’une famille afro-Caribéenne. Il a fait ses études au Lycée Victor-Schoelcher, école où enseignait également le célèbre écrivain Aimé Césaire.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">En 1943, alors qu’il n’a que 18 ans, il s’engage dans l’armée Française de la libération. Bien qu’étant Africain, il se sentit appelé à rejoindre les efforts de la France, parce que selon lui: « <em>A chaque fois que la liberté et la dignité de l’homme sont en question, nous sommes tous concernés.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">Toujours membre de l’armée Française, il est envoyé quelques semaines après en Algérie. C’est là qu’il a l’occasion de bien comprendre la structure de la société coloniale. Selon lui, la société coloniale était sous forme d’une Pyramide, les blancs étaient au sommet de cette pyramide, et les noirs se trouvaient à son pied. Cette expérience réveilla en lui un esprit anti-colonialiste.</p>
<p style="text-align: justify;"><img fetchpriority="high" class="alignnone size-medium wp-image-10615 lws-optimize-lazyload"  alt="" width="300" height="278" / data-src="https://grognedafrique.com/wp-content/uploads/2026/01/126213553-300x278.jpg" srcset="https://grognedafrique.com/wp-content/uploads/2026/01/126213553-300x278.jpg 300w, https://grognedafrique.com/wp-content/uploads/2026/01/126213553-150x139.jpg 150w, https://grognedafrique.com/wp-content/uploads/2026/01/126213553-450x416.jpg 450w, https://grognedafrique.com/wp-content/uploads/2026/01/126213553.jpg 510w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" />De retour à la Martinique, il passe le Bac. Intelligent, il obtient une bourse d’études pour aller étudier la médecine en France. Il suivait parallèlement des leçons de psychologie et philosophie à l’université de Lyon. Ces études de psychologie lui ont été utiles dans sa lutte contre le colonialisme, car il parvenait à détecter les causes et les conséquences des comportements des Africains qui étaient victimes du colonialisme. Il conclut par exemple que beaucoup d’africains avaient des problèmes mentaux, physiques et sexuels suite à leur passage sous le joug du Colon.</p>
<p style="text-align: justify;">À partir de l’expérience du racisme qu’il subit lorsqu’il avait rejoint l’armée Française, ainsi que la maltraitance qu’il voyait les Algériens subir dans leur propre pays, il rédigea: « <em>Peau Noire, masque Blanc</em> » Dans ce livre, il exprima à des termes très directs comment la colonisation entraîne la dépersonnalisation qui fait de l’homme colonisé un être infantilisé, rejeté, déshumanisé, acculturé et aliéné.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette œuvre connut un succès historique, ce qui n’avait pas plu aux Français. Il fut même expulsé de l’Algérie, et alla trouver refuge à Tunis. En 1959, il participa au congrès Panafricain d’Accra aux côtés des autres grands leaders Africains tels Kwame Nkrumah ou encore Patrice Émeri Lumumba.</p>
<p style="text-align: justify;">Son modèle de l’écriture était Jean Paul Sartre, qu’il rêvait de rencontrer avant sa mort. Son rêve fut réalisé en 1961, lorsque Sartre se déplaça en Italie pour parler avec lui durant trois jours. L’auteur Français déclara même: « <em>De toute ma vie, je n’ai jamais été aussi séduit et bouleversé par un homme.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">Cet homme est l’une des plus grandes figures du continent noir. Il déclara dans l’une de ses citations: « <em>L’Afrique a la forme d’un revolver dont la gâchette se trouve en Congo.</em> » Selon la pensée de cet auteur, l’Afrique a le potentiel de dominer la planète terre, et son explosion devrait partir de la RD Congo.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est malheureusement mort le 6 décembre 1961, l’année même de sa rencontre avec Sartre selon ses rêves, à l’âge de 36 ans. C’est seulement après quelques années que son corps fut rapatrié en Algérie.</p>
<p style="text-align: justify;">Que chaque citoyen africain tire les leçons conséquentes sur la vie de ce digne fils de notre terre.</p>
<p style="text-align: right;"><strong><em>Mabiala Lezi</em></strong></p>
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		<item>
		<title>Afrique : Découverte des héroïnes des indépendances</title>
		<link>https://grognedafrique.com/2025/12/29/afrique-decouverte-des-heroines-des-independances/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Dec 2025 16:56:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Unes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Souvent méconnues, de nombreuses femmes ont pourtant contribué à l’émancipation de l&#8217;Afrique. C’est le cas d’Andrée Blouin, d’Aline Sitoé Diatta et de Fatma N’Soumer. Les hommes sont souvent cités comme les personnages principaux des histoires décoloniales. Difficile de parler du Burkina Faso sans évoquer le capitaine Thomas Sankara ou d’aborder l’indépendance de la République démocratique du Congo [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>Souvent méconnues, de nombreuses femmes ont pourtant contribué à l’émancipation de l&rsquo;Afrique. C’est le cas d’Andrée Blouin, d’Aline Sitoé Diatta et de Fatma N’Soumer.</em></strong></p>
<p class="article__paragraph  " style="text-align: justify;">Les hommes sont souvent cités comme les personnages principaux des histoires décoloniales. Difficile de parler du Burkina Faso sans évoquer le capitaine Thomas Sankara ou d’aborder l’indépendance de la République démocratique du Congo sans penser à Patrice Lumumba. Ailleurs sur le continent, les figures masculines sont encore nombreuses : Ahmed Sekou Touré en Guinée, Ahmed Ben Bella en Algérie, Barthélemy Boganda en Centrafrique, entre autres.</p>
<p class="article__paragraph  " style="text-align: justify;">Pourtant, de nombreuses femmes ont occupé une place centrale dans l’indépendance de plusieurs pays africains. Voici l’histoire de trois d’entre elles.</p>
<h3 class="article__sub-title" style="text-align: center;">Andrée Blouin, héroïne révolutionnaire</h3>
<p class="article__paragraph  " style="text-align: justify;">Il y a d’abord Andrée Blouin, une femme métisse qui a joué un rôle majeur dans l’indépendance de la République démocratique du Congo (RDC) et de la Guinée. Oratrice hors pair, elle s’adresse à des foules de femmes en RDC, les encourage à demander l’égalité des sexes et l’indépendance du pays. Elle devient aussi le bras droit de Patrice Lumumba, le tout premier premier ministre du pays après l’indépendance. En Guinée, elle s’est aussi engagée aux côtés des indépendantistes. La Guinée est d’ailleurs le premier pays subsaharien à devenir indépendant de la France, en 1958.</p>
<p><a href="https://grognedafrique.com/wp-content/uploads/2025/12/5fafe1b0-c930-11ef-94cb-5f844ceb9e30.jpg.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-10271 lws-optimize-lazyload"  alt="" width="300" height="168" / data-src="https://grognedafrique.com/wp-content/uploads/2025/12/5fafe1b0-c930-11ef-94cb-5f844ceb9e30.jpg-300x168.jpg"></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 class="article__sub-title" style="text-align: center;">Aline Sitoé Diatta, la « Jeanne d’Arc sénégalaise »</h3>
<p class="article__paragraph  " style="text-align: justify;">Dans les années 1940, en Casamance, région du sud du Sénégal, Aline Sitoé Diatta a tenté de libérer son peuple de l’administration coloniale française après avoir eu une <em>« vision divine »</em>. Surnommée la « Jeanne d’Arc sénégalaise », elle fait partie du peuple des Diola et a un statut de reine spirituelle, en quelque sorte. A cette période, le pays est une colonie française et se trouve donc sous l’autorité du régime de Vichy. L’Europe est plongée en pleine seconde guerre mondiale.</p>
<p><a href="https://grognedafrique.com/wp-content/uploads/2025/12/php3k8DkA.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-10273 lws-optimize-lazyload"  alt="" width="300" height="169" / data-src="https://grognedafrique.com/wp-content/uploads/2025/12/php3k8DkA-300x169.jpg"></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 class="article__sub-title" style="text-align: center;">Fatma N’Soumer, la résistante kabyle</h3>
<p class="article__paragraph  " style="text-align: justify;">Plus au nord dans le continent, en Algérie, la France entame la colonisation dès 1830, année de naissance de Fatma N’Soumer. Cette dernière grandit dans un climat de résistance vis-à-vis des colons. Elle est encore adolescente quand elle décide de prendre les armes. Fatma N’Soumer a notamment dirigé une armée de combattants, principalement des paysans, en 1854, parvenant à défaire 8 000 soldats français dans les montagnes de Kabylie.</p>
<p><a href="https://grognedafrique.com/wp-content/uploads/2025/12/blob_874365.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter size-medium wp-image-10270 lws-optimize-lazyload"  alt="" width="230" height="300" / data-src="https://grognedafrique.com/wp-content/uploads/2025/12/blob_874365-230x300.jpg"></a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Algérie : L’Assemblée nationale approuve la loi de criminalisation de la colonisation française</title>
		<link>https://grognedafrique.com/2025/12/25/algerie-lassemblee-nationale-approuve-la-loi-de-criminalisation-de-la-colonisation-francaise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Dec 2025 22:12:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossier/Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Unes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est en chantant l’hymne national que les députés ont donné le coup d’envoi de cette session. En Algérie, suite à la présentation et l’étude du projet de loi depuis le 20 décembre, Brahim BOUGHALI, président de l’assemblée nationale, a convoqué les 407 députés le matin du 24 décembre afin de le soumettre au vote. Selon [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}"><em><strong>C’est en chantant l’hymne national que les députés ont donné le coup d’envoi de cette session. En Algérie, suite à la présentation et l’étude du projet de loi depuis le 20 décembre, Brahim BOUGHALI, président de l’assemblée nationale, a convoqué les 407 députés le matin du 24 décembre afin de le soumettre au vote. Selon le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), ce projet criminalisant la colonisation française envoie un « message politique clair</strong></em></p>
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<p class="continue-read-break" style="text-align: justify;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}">C’est en chantant l’hymne national que les députés ont donné le coup d’envoi de cette session. En Algérie, suite à la présentation et l’étude du projet de loi depuis le 20 décembre, Brahim BOUGHALI, président de l’assemblée nationale, a convoqué les 407 députés le matin du 24 décembre afin de le soumettre au vote.</p>
<p style="text-align: justify;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}">Selon le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), ce projet criminalisant la colonisation française envoie un <em>« message politique clair exprimant l’attachement de l’Algérie à ses droits inaliénables et sa loyauté envers les sacrifices de son peuple</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}">En 2021, Emmanuel MACRON, président de la France, avait admis que la colonisation de l’Algérie constituait un « <em>crime contre l’humanité</em> », cependant, il n’a pas formulé d’excuses au nom de l’État.</p>
<p style="text-align: justify;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}">En substance, le texte législatif exige des « <em>excuses officielles</em> » de la France pour les actes perpétrés pendant l’ère coloniale, qui s’étend de 1830 à 1962. Ces excuses constitueraient en outre une condition préalable à toute « <em>réconciliation mémorielle</em> ». Dans le document composé de cinq chapitres, les députés qui y ont contribué énumèrent les atrocités perpétrées : tortures, pillages et exécutions. Ils demandent aussi à la France de restituer les archives, y compris celles concernant les sites des tests nucléaires et les cartes des zones minées.</p>
<p style="text-align: justify;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}">Cette législation criminalise les actes perpétrés pendant cette période, y compris la torture, le vol et les exécutions. Elle envisage aussi « <em>une indemnisation complète et équitable pour tous les dommages matériels et moraux engendrés par la colonisation et la restitution des archives »</em>. L’Algérie sollicite également la France pour la décontamination de ces régions. Des sentences de détention ferme sont également envisagées pour tous les Algériens qui font l’éloge de la période coloniale.</p>
<p style="text-align: justify;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}">Depuis 2001, c’est la troisième fois qu’un projet de loi de ce genre est proposé. En 2005, le président Bouteflika avait entravé son vote. Ce texte législatif a également pour objectif d’obtenir des excuses officielles de la France pour la colonisation, préalables à toute « <em>réconciliation mémorielle</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}">Selon Pascal CONFAVREUX, porte-parole du ministre français des Affaires étrangères, interrogé par l’Agence France-Presse, il ne souhaite pas se prononcer sur les « <em>débats politiques qui se passent dans des pays étrangers</em> ».</p>
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		<title>Histoire : Quand le président Franklin Roosevelt promettait au Maroc son indépendance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Nov 2025 13:50:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Unes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Maroc a joué un rôle majeur dans les années 40 lors de la Seconde guerre mondiale en aidant les forces alliées à vaincre le fascisme en Europe. Après la conférence d’Anfa qui a eu lieu à Casablanca, le président Franklin D. Roosevelt a promis son soutien au royaume dans son ambition d&#8217;arracher à la [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}"><strong><em>Le Maroc a joué un rôle majeur dans les années 40 lors de la Seconde guerre mondiale en aidant les forces alliées à vaincre le fascisme en Europe. Après la conférence d’Anfa qui a eu lieu à Casablanca, le président Franklin D. Roosevelt a promis son soutien au royaume dans son ambition d&rsquo;arracher à la France son indépendance.</em></strong></p>
<p class="continue-read-break" style="text-align: justify;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}">L’opération Torch et le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord ont été un tournant dans l’histoire contemporaine. Effectivement, l’opération réussie a permis d’amorcer la défaite du fascisme qui divisait l’Europe en 1942. Les liens bilatéraux entre le Maroc et les Etats-Unis s’en sont retrouvés renforcés. En novembre, les deux pays célèbrent l’anniversaire du débarquement et de la conférence d’Anfa à laquelle a assisté le président américain Franklin D. Roosevelt. Revenons quelques décennies en arrière pour rappeler la promesse américaine d’aider le Maroc à arracher son indépendance aux Français.</p>
<p style="text-align: justify;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}">Franklin D. Roosevelt était connu pour ses positions en faveur de l’indépendance du Maroc. Le 32e président américain, qui avait apprécié la collaboration cruciale du royaume durant la Seconde guerre mondiale, avait promis à plusieurs reprises d’aider le Sultan Mohammed Ben Youssef à mettre un terme au protectorat français.</p>
<p><figure id="attachment_10193" aria-describedby="caption-attachment-10193" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://grognedafrique.com/wp-content/uploads/2025/11/514697b53fd6b3b9246e81fee325b63720171122181707_thumb_565.jpg"><img loading="lazy" class="wp-image-10193 size-medium lws-optimize-lazyload"  alt="" width="300" height="179" / data-src="https://grognedafrique.com/wp-content/uploads/2025/11/514697b53fd6b3b9246e81fee325b63720171122181707_thumb_565-300x179.jpg"></a><figcaption id="caption-attachment-10193" class="wp-caption-text"><span style="text-decoration: underline;"><em>Sur le divan, le Sultan Mohammed Ben Youssef, le Premier ministre Winston Churchill et le président Franklin D. Roosevelt. </em></span></figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}">Selon le site officiel de l’ambassade américaine, lorsque la conférence d’Anfa a eu lieu à Casablanca afin de trouver une stratégie pour vaincre l’ennemi italien et allemand, le président Roosevelt a organisé un dîner auquel il a convié le Sultan Mohammed Ben Youssef et Moulay Hassan.</p>
<p style="text-align: justify;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}">«<em>Lors du dîner, la discussion a tourné autour de la richesse naturelle du Maroc et ses possibilités de développement, ainsi que les efforts à faire pour améliorer la santé et l’éducation</em>», indique la même source. «<em>Les deux leaders ont ainsi discuté de la possibilité d’accroître la coopération économique et commerciale entre les Etats-Unis et le Maroc. Le président Roosevelt a recommandé au Sultan de ne pas autoriser d’autres pays à exploiter les ressources naturelles marocaines.</em>»</p>
<p style="text-align: justify;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}">Le président américain, agacé par l’exploitation française des ressources du Maroc, suggéra que les ingénieurs, enseignants et scientifiques marocains soient formés aux Etats-Unis. Roosevelt offrit ainsi son assistance pour le développement du royaume.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}"><strong>Encourager le Sultan dans sa quête pour l’indépendance</strong></h3>
<p style="text-align: justify;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}">L’homme d’Etat américain était connu pour avoir encouragé le Sultan du Maroc dans sa quête de l’indépendance. Le même document indique que Roosevelt a promis qu’il «<em>ferait tout ce qui était en son pouvoir pour soutenir le Maroc à être indépendant de la France».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}">Même son de cloche auprès d’autres sources. Selon le tome 19 du livre «<em>Etudes d’Afrique du Nord</em>» (numéro 4, 2014), écrit par Nabil Boudraa et Joseph Krause, «<em>lors de la conférence d’Anfa, le président Franklin D. Roosevelt (FDR) a dîné avec le Sultan Mohammed Ben Youssef. Ceci a changé le cours de l’histoire marocaine</em>».</p>
<div class="citation">
<p style="text-align: justify;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}">«Les détails de la conversation entre les deux hommes d’Etat sont restés secrets jusqu’à la mort de FDR deux ans plus tard. De source marocaine, on a avancé que le leader américain avait promis son soutien à l’indépendance du pays une fois que la Seconde guerre mondiale serait terminée.»</p>
<h3 style="text-align: center;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}"><strong>«Tout est sûrement mieux que de vivre sous les lois de la colonisation française»</strong></h3>
<p style="text-align: justify;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}">Le Maroc a clamé pendant longtemps que Roosevelt lui avait promis son indépendance. Un document a fait surface plus tard, confirmant cette prise de position. La Central Intelligence Agency (CIA) a dévoilé des documents déclassifiés : «<em>Pourquoi le Maroc, habité par des Marocains, appartient à la France ? Tout est sûrement mieux que de vivre sous les lois de la colonisation française</em>», avait lancé Roosevelt.</p>
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		<title>La propagation du christianisme en Afrique : une histoire d’enracinement ancien, de mutations et de résilience</title>
		<link>https://grognedafrique.com/2025/10/02/la-propagation-du-christianisme-en-afrique-une-histoire-denracinement-ancien-de-mutations-et-de-resilience/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 02:15:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Unes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd’hui, le christianisme est l’une des religions les plus pratiquées en Afrique, avec des centaines de millions de fidèles répartis à travers le continent. Pourtant, son implantation n’est ni récente ni uniforme. Elle s’inscrit dans une histoire riche, marquée par des périodes d’expansion spirituelle, d’interactions diplomatiques, de résistance culturelle, mais aussi d’appropriations locales. Depuis les [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="235" data-end="848"><em><strong>Aujourd’hui, le christianisme est l’une des religions les plus pratiquées en Afrique, avec des centaines de millions de fidèles répartis à travers le continent. Pourtant, son implantation n’est ni récente ni uniforme. Elle s’inscrit dans une histoire riche, marquée par des périodes d’expansion spirituelle, d’interactions diplomatiques, de résistance culturelle, mais aussi d’appropriations locales. Depuis les premières communautés chrétiennes d’Afrique du Nord jusqu’aux Églises pentecôtistes contemporaines, la foi chrétienne a profondément façonné la trajectoire spirituelle et sociale du continent africain.</strong></em></p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="850" data-end="898">L’Afrique, berceau d’un christianisme ancien</h3>
<p style="text-align: justify;" data-start="900" data-end="1405">Contrairement à certaines idées reçues, l’Afrique ne découvre pas le christianisme avec la colonisation européenne. Dès le 1ᵉʳ siècle de notre ère, le christianisme s’implante en Égypte, avec l’apôtre Marc considéré comme le fondateur de l’Église d’Alexandrie. Cette Église, bientôt connue sous le nom d’Église copte, devient un centre majeur du christianisme primitif. À travers l’Égypte, la Libye, la Numidie et la Maurétanie, la foi chrétienne s’enracine dans l’espace africain sous domination romaine.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1407" data-end="1665">C’est dans ce contexte que naissent des figures majeures de la théologie chrétienne : Saint Augustin d’Hippone, Tertullien, Cyprien de Carthage… Ces penseurs, issus du Maghreb antique, contribuent à façonner les bases doctrinales du christianisme occidental.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1667" data-end="2138">En parallèle, le royaume d’Aksoum, situé dans l’actuelle Éthiopie et Érythrée, devient l’un des premiers États au monde à adopter officiellement le christianisme, au début du 4ᵉ siècle. L’Église éthiopienne développe très tôt une identité autonome, avec une liturgie propre, des traditions monastiques fortes et une spiritualité profondément enracinée dans la culture locale. Encore aujourd’hui, l’Église orthodoxe éthiopienne demeure un pilier du christianisme africain.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="2140" data-end="2188">Le recul du christianisme en Afrique du Nord</h3>
<p style="text-align: justify;" data-start="2190" data-end="2633">À partir du 7ᵉ siècle, l’expansion de l’islam transforme en profondeur le paysage religieux de l’Afrique du Nord. Les conquêtes arabes et l’islamisation progressive des populations entraînent un net recul du christianisme dans les régions autrefois dominées par Rome. Bien que certaines communautés chrétiennes survivent, comme les coptes d’Égypte ou les chrétiens d’Éthiopie, le christianisme devient largement minoritaire en Afrique du Nord.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2635" data-end="2898">Cette période marque un tournant : le christianisme subsiste principalement en Afrique orientale et disparaît, dans sa forme visible, de nombreuses zones où il était auparavant dominant. Ce repli ne signe cependant pas la fin de la présence chrétienne en Afrique.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="2900" data-end="2963">Le renouveau missionnaire et les premiers contacts modernes</h3>
<p style="text-align: justify;" data-start="2965" data-end="3370">À partir de la fin du 15ᵉ siècle, les puissances européennes reprennent contact avec l’Afrique, notamment par le biais du commerce maritime. Les Portugais introduisent à nouveau le christianisme sur les côtes ouest-africaines, notamment au Royaume du Kongo. Le roi Nzinga a Nkuwu, baptisé sous le nom de Jean Ier, embrasse le catholicisme en 1491, entraînant une partie de son élite dans cette conversion.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3372" data-end="3755">Ce christianisme royal, soutenu par des relations diplomatiques avec Lisbonne et le Vatican, reste toutefois limité et fragile. Il entre rapidement en tension avec les pratiques traditionnelles locales, et l&rsquo;influence chrétienne diminue au fil des décennies. D’autres tentatives similaires auront lieu dans les régions côtières, souvent sans implantation durable avant le 19ᵉ siècle.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="3757" data-end="3818">L’ère des missions européennes et la conquête spirituelle</h3>
<p style="text-align: justify;" data-start="3820" data-end="4238">Le 19ᵉ siècle constitue une période clé pour la propagation du christianisme en Afrique subsaharienne. Cette expansion s’effectue dans un contexte de colonisation, mais aussi de renouveau religieux en Europe. Les missions chrétiennes, catholiques comme protestantes, se multiplient sur tout le continent. Elles sont portées par des organisations missionnaires puissantes, appuyées parfois par les autorités coloniales.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4240" data-end="4744">Les missions ne se contentent pas d’évangéliser. Elles créent des écoles, des dispensaires, des imprimeries, et participent activement à la diffusion de la langue, de l’écriture, de la médecine occidentale et de la morale chrétienne. Le christianisme devient souvent un outil de transformation sociale, mais aussi un vecteur de domination culturelle. Certaines pratiques et croyances africaines sont marginalisées, qualifiées de païennes ou de superstitieuses, au profit d’une vision européenne du monde.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4746" data-end="5031">Cette période est aussi marquée par des résistances africaines. Les conversions ne sont ni immédiates ni systématiques. De nombreuses communautés adoptent une posture de compromis ou de rejet, tandis que d’autres s’approprient la foi chrétienne selon leurs propres référents culturels.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="5033" data-end="5085">L’émergence d’un christianisme africain autonome</h3>
<p style="text-align: justify;" data-start="5087" data-end="5538">À la fin du 19ᵉ siècle et au début du 20ᵉ, de nombreuses Églises africaines indépendantes voient le jour. Fondées par des leaders locaux, elles rejettent parfois l’autorité des missions européennes tout en conservant la foi chrétienne. Ces Églises développent des formes de culte originales, marquées par les langues locales, la musique traditionnelle, les pratiques de guérison, les prophéties et une théologie enracinée dans les réalités africaines.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5540" data-end="5814">Ce christianisme africain, loin d’être un simple dérivé, constitue une expression spirituelle dynamique et souvent libératrice. Il accompagne des mouvements de libération politique, des luttes identitaires et une réaffirmation des valeurs africaines dans l’espace religieux.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="5816" data-end="5886">Le christianisme contemporain en Afrique : pluralisme et dynamisme</h3>
<p style="text-align: justify;" data-start="5888" data-end="6261">Aujourd’hui, l’Afrique compte parmi les régions du monde où le christianisme connaît la plus forte croissance. On estime que plus de 700 millions d’Africains sont chrétiens, toutes confessions confondues. Les grandes Églises historiques (catholique, protestante, orthodoxe) cohabitent avec une multitude d’Églises de réveil, pentecôtistes, charismatiques, ou indépendantes.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6263" data-end="6668">Ces Églises jouent un rôle essentiel dans la vie sociale, économique et politique de nombreux pays africains. Elles gèrent des écoles, des hôpitaux, organisent des actions humanitaires, influencent les débats publics et participent à la construction d’une société civile active. Elles sont aussi au cœur des mutations urbaines, des mouvements migratoires et des transformations culturelles contemporaines.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6670" data-end="7023">Ce dynamisme ne va pas sans tensions : entre modernité et traditions, entre différentes lectures de la Bible, ou encore entre engagement spirituel et influence politique. Mais il témoigne d’un fait essentiel : le christianisme en Afrique n’est pas une survivance du passé colonial, mais une foi vivante, plurielle, enracinée et en constante réinvention.</p>
<p data-start="7041" data-end="7413">L’histoire du christianisme en Afrique est à la fois ancienne, complexe et profondément africaine. Implantée dès les débuts de la foi chrétienne, mise à l’épreuve par les bouleversements religieux et politiques, relancée par les missions et transformée par les Africains eux-mêmes, cette religion est aujourd’hui une composante majeure du paysage spirituel du continent.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="7415" data-end="7620">Son avenir semble lié à sa capacité à continuer de dialoguer avec les cultures locales, à répondre aux aspirations sociales, et à incarner une spiritualité accessible, vivante et authentiquement africaine.</p>
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		<title>La diffusion de l’islam en Afrique : entre conquêtes, échanges et héritages spirituels</title>
		<link>https://grognedafrique.com/2025/10/02/la-diffusion-de-lislam-en-afrique-entre-conquetes-echanges-et-heritages-spirituels/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 01:47:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Unes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’islam, religion née au 7ᵉ siècle en Arabie, s’est implanté progressivement sur le continent africain, jusqu’à devenir l’une des religions les plus pratiquées d’Afrique. Loin d’avoir suivi une seule voie, sa propagation a pris des formes diverses, oscillant entre contacts pacifiques et dynamiques politiques plus conflictuelles. Entre conquêtes militaires, échanges commerciaux, prédication spirituelle et intégration [...]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="508" data-end="1003"><strong>L’islam, religion née au 7ᵉ siècle en Arabie, s’est implanté progressivement sur le continent africain, jusqu’à devenir l’une des religions les plus pratiquées d’Afrique. Loin d’avoir suivi une seule voie, sa propagation a pris des formes diverses, oscillant entre contacts pacifiques et dynamiques politiques plus conflictuelles. Entre conquêtes militaires, échanges commerciaux, prédication spirituelle et intégration sociale, l’expansion de l’islam a profondément marqué l’histoire africaine.</strong></p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="1010" data-end="1058"><strong data-start="1014" data-end="1058">Des débuts militaires en Afrique du Nord</strong></h3>
<p style="text-align: justify;" data-start="1060" data-end="1452">L’islam fait sa première entrée sur le continent africain dès 640, lors de la conquête de l’Égypte par les troupes du califat rashidun. S’ensuit une longue campagne militaire des califes omeyyades, qui s’étend vers l’ouest jusqu’à atteindre l’Atlantique. Entre 647 et 709, les armées musulmanes soumettent successivement la Tripolitaine, l’Ifriqiya (actuelle Tunisie), la Numidie et le Maroc.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1454" data-end="1815">Ces conquêtes ont donné lieu à des affrontements parfois violents avec l’Empire byzantin et les royaumes berbères. L’islamisation de la région, bien que consolidée plus tard par des conversions volontaires, fut dans un premier temps associée à la domination politique musulmane et à l’imposition de structures administratives et fiscales inspirées de la charia.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1817" data-end="2084">Cependant, cette présence musulmane durable en Afrique du Nord a rapidement donné naissance à des dynasties locales (comme les Fatimides ou les Almohades), à une riche vie intellectuelle islamique et à un ancrage profond de la religion dans la société nord-africaine.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="2091" data-end="2159"><strong data-start="2095" data-end="2159">Le rôle structurant des routes commerciales transsahariennes</strong></h3>
<p style="text-align: justify;" data-start="2161" data-end="2494">Dès le 8ᵉ siècle, l’islam franchit le Sahara, non plus par les armes, mais par les caravanes. Des marchands arabo-berbères traversent les déserts pour échanger du sel, de l’or, des esclaves et des tissus avec les peuples du Sahel. Ils apportent avec eux non seulement des marchandises, mais aussi leur foi, leur langue, leur culture.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2496" data-end="2920">Dans des royaumes comme le Takrur, le Ghana, puis le Mali, les élites politiques adoptent progressivement l’islam, attirées par le prestige religieux, la rigueur administrative et les bénéfices commerciaux qu’il offre. La conversion des souverains marque une étape décisive : elle permet l’intégration des royaumes africains dans le vaste réseau du monde musulman médiéval, reliant le Sahara à La Mecque, Le Caire ou Bagdad.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="2927" data-end="2972"><strong data-start="2931" data-end="2972">Les grands empires musulmans du Sahel</strong></h3>
<p style="text-align: justify;" data-start="2974" data-end="3314">L’un des plus célèbres souverains musulmans africains demeure <strong data-start="3036" data-end="3050">Mansa Musa</strong>, empereur du Mali, dont le pèlerinage à La Mecque en 1324 a marqué l’histoire par sa richesse et son influence. Il favorise la construction de mosquées, la fondation de centres d’enseignement coranique, et fait de Tombouctou une capitale intellectuelle islamique.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3316" data-end="3581">Plus tard, l’empire Songhaï poursuit cette tradition islamique. À son apogée au 15ᵉ siècle, il combine structures politiques puissantes, administration islamique et rayonnement savant, en faisant cohabiter les pratiques musulmanes avec certaines traditions locales.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="3588" data-end="3638"><strong data-start="3592" data-end="3638">La côte swahilie : un islam venu de la mer</strong></h3>
<p style="text-align: justify;" data-start="3640" data-end="3984">Sur les rivages de l’océan Indien, l’islam s’introduit dès le 8ᵉ siècle via les ports commerciaux de la Corne de l’Afrique, du Kenya, de la Tanzanie et des Comores. Les marchands arabes et persans s’installent dans des villes telles que Mogadiscio, Mombasa ou Kilwa, et fondent des sociétés swahilies où se mêlent cultures africaines et arabes.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3986" data-end="4266">L’islam y est adopté progressivement par les populations locales, souvent par les élites marchandes, dans un cadre plus pacifique. La culture swahilie naît de cette rencontre : une langue, une architecture, une religion et un mode de vie façonnés par les échanges transocéaniques.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="4273" data-end="4341"><strong data-start="4277" data-end="4341">Les confréries soufies, piliers de l’islamisation intérieure</strong></h3>
<p style="text-align: justify;" data-start="4343" data-end="4676">Du 11ᵉ au 19ᵉ siècle, les confréries soufies jouent un rôle central dans l’expansion pacifique de l’islam à l’intérieur du continent. Ordres spirituels comme la Qadiriyya, la Tijaniyya ou plus tard la Mouridiyya diffusent l’islam à travers des pratiques mystiques, la formation religieuse et la fondation de communautés villageoises.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4678" data-end="4966">Leur approche tolérante et adaptée aux cultures locales favorise l’ancrage durable de l’islam, même dans des régions éloignées des centres de pouvoir. Ces confréries ont aussi joué un rôle social majeur, en assurant éducation, médiation et assistance dans des contextes souvent instables.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="4973" data-end="5036"><strong data-start="4977" data-end="5036">Réformes et guerres saintes : les jihads du XIXᵉ siècle</strong></h3>
<p style="text-align: justify;" data-start="5038" data-end="5301">À partir du 18ᵉ siècle, des mouvements de réformateurs musulmans émergent, dénonçant le syncrétisme et la décadence religieuse dans certaines sociétés. Ces érudits mènent des <strong data-start="5213" data-end="5223">jihads</strong> (guerres religieuses) pour rétablir ce qu’ils considèrent comme un islam pur.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5303" data-end="5731">Le plus célèbre est celui d’<strong data-start="5331" data-end="5350">Usman dan Fodio</strong>, au début du 19ᵉ siècle. Originaire du nord du Nigeria, il renverse les royaumes haoussa et fonde le <strong data-start="5452" data-end="5473">califat de Sokoto</strong>, une entité politique fondée sur la charia, avec un système d’enseignement islamique structuré. D’autres mouvements similaires voient le jour au Fouta-Djalon (Guinée), au Fouta-Toro (Sénégal) ou au Macina (Mali actuel), souvent portés par des peuples peuls.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5733" data-end="6019">Ces réformes, bien que motivées par des aspirations spirituelles et sociales, ont été marquées par des affrontements militaires, des renversements de pouvoir et des conversions imposées dans certains cas. Elles ont profondément modifié les équilibres politiques de l’Afrique de l’Ouest.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="6026" data-end="6081"><strong data-start="6030" data-end="6081">Entre héritage spirituel et diversité africaine</strong></h3>
<p style="text-align: justify;" data-start="6083" data-end="6568">Malgré les épisodes de conquête et de conflit, la diffusion de l’islam en Afrique a surtout été caractérisée par sa <strong data-start="6199" data-end="6224">capacité d’adaptation</strong> aux sociétés locales. Dans de nombreuses régions, l’islam s’est combiné avec les traditions préexistantes, donnant naissance à des pratiques religieuses spécifiques, à des formes de syncrétisme, mais aussi à des expressions culturelles riches : poésie mystique, musique religieuse, architecture islamo-africaine, droit coutumier islamisé, etc.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6570" data-end="6784">Aujourd’hui encore, cette diversité est visible : l’islam africain se décline en multiples tendances, entre soufisme, réformisme, pratiques rurales, mouvements urbains, et dynamiques transnationales contemporaines.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6811" data-end="7184">La diffusion de l’islam en Afrique n’a pas suivi un modèle unique. Elle s’est faite tantôt par la guerre, tantôt par le commerce, la prédication, ou la diplomatie. Elle fut parfois violente, souvent pacifique, toujours complexe. Ce processus historique a profondément structuré les sociétés africaines, du Maghreb à la côte swahilie, du Sahel aux hauts plateaux éthiopiens.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="7186" data-end="7493">Aujourd’hui, comprendre les origines multiples de cette implantation religieuse permet de mieux saisir les réalités culturelles, politiques et spirituelles de l’Afrique contemporaine, où l’islam, enraciné depuis plus de 1 300 ans, continue d’évoluer dans un dialogue constant avec le monde et avec lui-même.</p>
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		<title>HISTOIRE : Olaudah Equiano, l’enfant enlevé qui devint artisan de la liberté</title>
		<link>https://grognedafrique.com/2025/09/28/histoire-olaudah-equiano-lenfant-enleve-qui-devint-artisan-de-la-liberte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Sep 2025 22:54:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Unes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’aube brisée d’une enfance africaine Vers 1745, dans une région de l’actuel Nigeria, un enfant nommé Olaudah Equiano grandissait dans la quiétude d’un univers encore préservé. Il appartenait à une communauté fière, attachée à ses traditions, à ses rituels et à l’esprit de solidarité qui cimentait la vie du clan. À onze ans, son horizon [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><span style="color: #993300;">L’aube brisée d’une enfance africaine</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Vers 1745, dans une région de l’actuel Nigeria, un enfant nommé Olaudah Equiano grandissait dans la quiétude d’un univers encore préservé. Il appartenait à une communauté fière, attachée à ses traditions, à ses rituels et à l’esprit de solidarité qui cimentait la vie du clan. À onze ans, son horizon se limitait à la famille, aux récits ancestraux et à l’insouciance des jeux d’enfance.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ce monde allait se fissurer en une journée, une seule, marquée au fer rouge dans la mémoire de l’humanité. Des hommes armés surgirent, la violence éclata, et l’enfant fut arraché à ses proches. Enchaîné, ligoté, poussé comme une bête de somme, Olaudah entrait dans l’engrenage infernal de la traite négrière.</p>
<h3 style="text-align: center;"><span style="color: #993300;">Le gouffre de l’océan Atlantique</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Son premier face-à-face avec l’horreur fut le navire négrier. Le vacarme des chaînes, les cris étouffés, l’odeur insoutenable de sueur et de mort constituaient désormais son quotidien. Le voyage transatlantique, connu sous le nom de Middle Passage, avalait des milliers de vies. Olaudah, frêle adolescent, découvrit le ventre obscur du commerce triangulaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Les survivants de ces traversées racontent la promiscuité intenable, les corps entassés dans la cale, les maladies qui ravageaient les plus fragiles. Mais le jeune garçon, malgré la peur et la douleur, décida intérieurement de ne pas céder. Une petite voix en lui répétait que les chaînes n’étaient pas éternelles.</p>
<h3 style="text-align: center;"><span style="color: #993300;">Les années d’asservissement</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Vendu comme une marchandise, Olaudah fut d’abord conduit aux Caraïbes. Là, dans les plantations, il fit l’expérience du travail exténuant, du fouet qui lacère, de la dignité piétinée. Puis son destin bascula encore : il fut embarqué sur des navires marchands et servit même, plus tard, dans la marine britannique.</p>
<p style="text-align: justify;">Les humiliations demeuraient, mais ces déplacements lui offrirent malgré tout une ouverture : l’accès à d’autres cultures, et surtout à la langue anglaise. À force d’observation et de ténacité, il apprit en cachette à lire et à écrire. Chaque mot appris était une pierre posée sur le chemin de sa libération. Chaque phrase rédigée devenait une victoire sur le système qui voulait l’anéantir.</p>
<h3 style="text-align: center;"><span style="color: #993300;">Le miracle d’une liberté rachetée</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Dans un monde où l’esclave n’était qu’un objet de profit, penser à la liberté relevait de l’utopie. Pourtant, Olaudah refusa la résignation. Pièce après pièce, il mit de côté les modestes gains que ses travaux lui permettaient de conserver. Pendant des années, il nourrit le rêve fou de se racheter lui-même.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1766, ce rêve devint réalité. Après d’âpres négociations, Olaudah Equiano paya le prix exigé pour sa liberté. L’enfant enlevé, l’adolescent brisé, devenait enfin un homme libre. Mais loin de se contenter de sa délivrance personnelle, il comprit que sa mission dépassait son destin individuel.</p>
<h3 style="text-align: center;"><span style="color: #993300;">De la douleur à l’engagement</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Libre, Equiano choisit de donner un sens à son passé. Installé à Londres, il devint un membre actif du mouvement abolitionniste, aux côtés de figures comme Granville Sharp et Thomas Clarkson. Sa voix, forgée par l’expérience, portait une légitimité que nul discours théorique ne pouvait égaler.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1789, il publia The Interesting Narrative of the Life of Olaudah Equiano. Ce texte, à la fois confession intime et manifeste politique, bouleversa l’opinion publique. Pour la première fois, le grand public lisait la parole d’un ancien esclave, décrivant de l’intérieur la mécanique infernale de la traite. Son témoignage, traduit et diffusé, eut un impact considérable dans les cercles intellectuels et religieux, mais aussi dans le peuple britannique.</p>
<h3 style="text-align: center;"><span style="color: #993300;">Un héritage immortel</span></h3>
<p style="text-align: justify;">L’histoire d’Olaudah Equiano ne s’arrête pas à sa mort. Arraché à sa terre natale, il mourut en 1797 en homme libre, mais surtout en artisan de la liberté. Son combat, son récit et son courage contribuèrent à alimenter la grande campagne abolitionniste qui mènera, quelques décennies plus tard, à l’abolition officielle de la traite négrière dans l’Empire britannique.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui encore, son nom résonne comme celui d’un pionnier. Olaudah Equiano n’est pas seulement une figure de l’histoire de l’esclavage : il est un symbole universel de résilience, un témoin intemporel de la dignité humaine face à la barbarie. Ses mots continuent d’émouvoir et d’inspirer, rappelant que la liberté n’est jamais donnée, mais toujours conquise.</p>
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		<title>Côte d&#8217;Ivoire : la France va restituer le tambour parleur « Djidji Ayôkwé »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Jul 2025 00:05:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Unes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Côte d’ivoire  retrouve son ‘’Djidji Ayôkwé’ spolié il en 1916 par l’armée française. Les députés français ont donné le feu à la rétrocession de ce tambour parleur par un vote à l’Assemblée nationale lundi. L’instrument conservé actuellement au musée du Quai-Branly, mesure trois mètres de long et pèse 430 kg. Il permettait de transmettre [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}"><strong>La Côte d’ivoire  retrouve son ‘’Djidji Ayôkwé’ spolié il en 1916 par l’armée française. Les députés français ont donné le feu à la rétrocession de ce tambour parleur par un vote à l’Assemblée nationale lundi.</strong></p>
<p style="text-align: justify;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}">L’instrument conservé actuellement au musée du Quai-Branly, mesure trois mètres de long et pèse 430 kg. Il permettait de transmettre les messages et alertait les populations rurales lors des enrôlements forcés dans l’armée.</p>
<p style="text-align: justify;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}">Plus d’un siècle après, le ‘’Djidji Ayôkwé’ va retrouver sa terre. Et a été restauré en 2022 dans la perspective de sa restitution. Suite à une demande formulée par les autorités ivoiriennes en 2019.</p>
<p class="continue-read-break" style="text-align: justify;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}">En réalité ce tambour sacré était réclamé par des communautés ivoiriennes depuis l’accession de leur pays à la souveraineté. La <strong>Côte d’ivoire</strong> attend de la France, le rapatriement d’ au moins 148 objets d’art volés.</p>
<p style="text-align: justify;" data-t="{&quot;n&quot;:&quot;blueLinks&quot;,&quot;t&quot;:13,&quot;a&quot;:&quot;click&quot;,&quot;b&quot;:76}">Outre la France plusieurs autres pays occidentaux ont déjà rétrocédé au continent des œuvres spoliées.</p>
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		<title>Journée du 21 Mai 1962, Félix Houphouët-Boigny fait « Docteur Honoris Causa » en Pennsylvanie.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 May 2025 18:30:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Unes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 21 Mai 1962, veille du volet officiel de leur visite d&#8217;Etat aux États-Unis, le Président de la République de Côte d’Ivoire et Madame Houphouët-Boigny partent de New York à 8h du matin à bord du train n°111 « Le Président », de la Pennsylvania Railroad. A Philadelphie, avait débuté aux environs de 10h, la [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Le 21 Mai 1962, veille du volet officiel de leur visite d&rsquo;Etat aux États-Unis, le Président de la République de Côte d’Ivoire et Madame Houphouët-Boigny partent de New York à 8h du matin à bord du train n°111 « Le Président », de la Pennsylvania Railroad. A Philadelphie, avait débuté aux environs de 10h, la cérémonie de remise des diplômes de fin d’année de l’Université de Pennsylvanie.</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Henri Konan Bédié</strong></em> , ambassadeur dynamique de <strong>Côte d’Ivoire</strong>, avait fait pression durant les deux mois précédents l&rsquo;arrivée de <em><strong>Félix Houphouët-Boigny</strong></em> en terre américaine, sur les autorités du pays, leur martelant qu’il appartenait au gouvernement américain de «<em> faire le travail de base</em> » pour honorer le Président ivoirien.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré l’insistance des diplomates américains sur l’Université, les responsables de Harvard n’avaient pas donné de suite favorable à la requête de l’Etat ivoirien. Toute chose sui n&#8217;empêchera pas <strong><em>Félix Houphouët-Boigny</em></strong> lors de la première phase de son séjour américain, d&rsquo;être accueilli le 17 Mai 1962 à Harvard par les représentants officiels de l’université. <em><strong>Nathan Pusey</strong></em>, le Président de la faculté, lui avait même offert un déjeuner en son honneur au 20 Quincy street à la Havard Faculty Club.</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir ignoré la proposition de la <em><strong>Fordham University</strong></em> qui s’était proposé d’honorer le Président ivoirien, c&rsquo;est finalement en Pennsylvanie que l&rsquo;Etat de <em><strong>Côte d&rsquo;Ivoire</strong> </em>va obtenir satisfaction.</p>
<p style="text-align: justify;">Présent ce 21 mai 1962 parmi les officiels lors la cérémonie de remise des diplômes de fin d’année de l’Université de Pennsylvanie,<br />
<em><strong>Félix Houphouët-Boigny</strong> </em>va y recevoir le grade de Docteur Honoris Causa.</p>
<p style="text-align: justify;">Un déjeuner sera ensuite offert par le Docteur <em><strong>Gaylord</strong></em> <em><strong>Harnwel</strong><strong>l</strong></em> en l’honneur du Président ivoirien et de Madame Houphouët-Boigny, en présence d’autres éminentes personnalités de la ville et du pays. Après une visite de l’hôtel de ville et des sites historiques de la ville, puis une dernière réception en leur honneur, le couple présidentiel ivoirien partira de Pennsylvanie à 19h à bord du train N°154, «<strong> The Embassy</strong> », de la Compagnie Pennsylvania.</p>
<p style="text-align: justify;">La délégation arriva à 21h20 à l’hôtel Waldorf-Astoria de New York.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès lendemain, <em><strong>Marie-Thérèse et Félix Houphouët-Boigny</strong></em> allaient entamer le volet officiel d&rsquo;un séjour américain qui entrera dans l&rsquo;histoire.</p>
<p style="text-align: right;"><em><strong>Brice Brou.</strong></em></p>
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