Malien de sang, gabonais d’adoption, c’est un homme d’affaire prospère. Mieux que sa réussite dans les affaires, ce qui fait plus l’homme, c’est sa grandeur d’esprit, sa générosité hors pair, son sens du partage…Il vient il y a quelques jours seulement de s’illustrer sur ce terrain par des dons de riz aux populations de Madina-Alahary au Mali, dans un contexte bien particulier pour ce pays. Lui, c’est Seydou Kane. Portrait de cet homme de cœur qui étonne chaque jour par sa grandeur d’âme, sa générosité, son sens de l’humain. 

Du riz pour Madina-Alahary

C’était la fête du 11 au 13 mars dernier à Madina-Alahary, près de Nioro-du-Sahel (non loin de la frontière mauritanienne). Pas pour une célébration festive particulière, mais pour un don d’un fils du milieu parti faire fortune à l’étranger, notamment au Gabon, mais qui n’oublie pas les siens. Quatre mille (4000) tonnes de riz, six mille (6000) tonnes de mil et de sogho, c’est la quantité de céréales offertes par Seydou Kane aux populations de cette localité au Mali dont il est originaire. 

Don de la Fondation Kane Seydou aux population de nioro depuis 1988 tout les 6 mois pour éradiquer la famille Peulh nioro ou sa pleut rarement dont certains fortunés imitent maintenant bon courage au ressortissant de la région de nioro

Pour comprendre la portée du geste, il faut tenir compte du contexte particulier. La région a connu une pluviométrie inadaptée caractérisée par une insuffisance des pluies et leur mauvaise répartition dans le temps et l’espace. Toute chose qui a énormément déteint sur la campagne agricole 2020-2021. En plus, le Mali est sous embargo, sanction décrétée par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) suite aux divergences avec la junte au pouvoir sur la durée de la transition. Enfin et donc pas la moindre des raisons, ce geste intervient dans le mois béni de Ramadan. On peut donc comprendre toute la joie et la gratitude des bénéficiaires. 

 « Le don me va droit au cœur parce que chaque année, la récolte ne suffit pas, surtout cette année (…) Ce don va nous aider beaucoup à lutter contre la pauvreté, surtout que le pays est dans l’embargo», a confié Amadou Tiguida. Cet autre bénéficiaire, Diallo Amadaou, renchérit : « Ce geste me va droit au cœur car il est humanitaire. Ce geste, il le fait depuis deux décennies. Cette donation se passe à un moment très particulier. L’hivernage a été déficitaire, surtout dans la zone Nioro-du-Sahel. Secundo, cela se passe à la veille du moment béni de Ramadan. Vous imaginez ce que le moment de Ramadan signifie dans le milieu musulman. Tout ce que Seydou fait ne me surprend pas, le connaissant depuis de longue date. Avant qu’il ne s’épanouisse, il a toujours conjugué le verbe : je fais de Madina-Alahary un eldorado, je ferai quelque chose à Madina, le monde en parlera (…) Tout ce que nous pouvons faire, c’est de supplier le Miséricordieux de lui donner la santé afin qu’il aille au bout de ses réalisations ».

Au-delà des bénéficiaires directs, ce geste de Seydou Kane est fortement apprécié des gouvernants aussi bien gabonais que maliens.  « Ce monsieur est trop bon. Je n’ai jamais vu un homme aussi généreux que lui», confie un député gabonais, par ailleurs PDG d’une société, ayant requis l’anonymat. D’autres autorités l’acclament,  mais en silence. « Il vit au Gabon, mais il n’a pas oublié d’où il vient. C’est un grand homme, ce type», lance un membre de l’entourage présidentiel. Tout ce beau monde est presqu’à la limite de l’étonnement devant cet humanisme de l’homme. Ce don lui vaut également des lauriers et des bénédictions au Mali. En ces temps-ci difficiles marqués par les sanctions de la CEDEAO, le geste est fortement apprécié par tous. « Allah va le bénir, parce qu’il sait que ses frères sont dans le besoin et il leur vient en aide. Qu’il soit béni », souhaite un imam.

Générosité et grandeur d’âme

Dons de la Fondation Seydou Kane

Seydou Kane n’est pas à son premier geste d’humanisme à l’endroit des populations de sa localité d’origine. C’est depuis au moins deux décennies qu’il gave les populations de Madina-Alahary de denrées alimentaires dont le riz, le mil, le sucre à des moments indiqués et bien d’autres dons…C’est presqu’un programme qu’il tient annuellement et même chaque semestre, avec des gestes divers aux populations de cette région où il pleut rarement. Dans sa région natale, désertique et donc pauvre, Seydou Kane a construit un barrage permettant ainsi aux paysans d’irriguer leurs cultures, mais aussi  des écoles, un centre de santé communautaire et un réseau d’adduction d’eau. C’est tout l’homme.

 « En bon musulman, Seydou sait qu’il faut partager pour avoir des bénédictions. Mais au-delà de ce précepte divin, il semble avoir un gène de générosité depuis sa naissance. Avant qu’il ne devienne le richissime d’aujourd’hui, Seydou avait depuis sa tendre jeunesse ce réflexe de vouloir systématiquement partager, se porter au secours des autres. C’est quelqu’un qui est capable d’enlever son manteau et couvrir quelqu’un qui grelotte de froid», témoigne un ami d’enfance de l’homme avec qui il a fait les quatre cents coups. 

Ce n’est pas à ses frères, sœurs, parents de Madina-Alahary seulement qu’il pense. Au Gabon où il mène des activités et prospère, il n’hésite pas à partager les fruits de sa fortune. C’est ainsi que Seydou Kana est allé au chevet des nécessiteux de la capitale gabonaise en début de la crise sanitaire avec des dons de vivres et autres. Il en fait aussi au Sénégal, pays avec lequel il a aussi des racines familiales. La générosité est presque devenue une tradition chez lui. Et pour institutionnaliser ces gestes, il a fondé, en 2015, une fondation éponyme, Fondation Seydou Kane pour l’innovation et l’aide sociale. Et c’est sous sa bannière qu’il mène depuis lors ces gestes d’assistance sans distinction. Au-delà des populations indigentes, Seydou Kane a apporté un appui financier de 30 millions de FCFA (45 735 euros) au gouvernement gabonais et distribué des kits alimentaires aux populations des quartiers défavorisés de la capitale. 

Success-story

PDG SEYDOU KANE

Seydou Kane fait partie des références aujourd’hui dans le monde des affaires au Gabon, bien envié de par sa réussite dans les affaires et sa fortune. Mais il n’est pas devenu ce qu’il est aujourd’hui par un coup de baguette magique. Il lui a fallu prendre des risques, se battre. 

C’est en 1985, soit à 22 ans, qu’il pose ses valises au Gabon. Il se lança dans le commerce de détail, enchaina avec l’import général et se spécialisa dans l’électronique. Avec le temps, il entra dans le secteur des BTP où fonda le Consortium international des travaux publics (CITP). Avec cette entreprise, il va réaliser de grandes infrastructures au Gabon : le gymnase et l’internat du Prytanée militaire de Libreville, le complexe sportif du FC 105 à Owendo, mais aussi les logements de la Garde républicaine dans le quartier Ondongo de la capitale, le lycée professionnel de Bikélé, le stade Augustin-Monedan de Sibang, entre autres. Ce qui était comme une simple aventure, est donc devenu une success-story et l’homme est aujourd’hui peint en exemple. 

Pour vivre heureux, il faut vivre caché, dit l’adage. Seydou Kane en a fait un principe de vie, une règle d’or. Tout grand homme d’affaire et fortuné qu’il est, il aime se faire discret, passer inaperçu. L’expression d’humilité de l’homme dans toute son ampleur. Tout simplement Seydou Kane

Prosper AKPOVI

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