États-Unis

Le Sénat, la Chambre des représentants, des élus locaux et les gouverneurs de 36 États sur 50 : ce mardi (8.11.2022), les électeurs américains auront fort à faire dans l’isoloir. Si le taux de participation à ces élections de mi-mandat fluctue au fil des années sur un pourcentage élevé.

Un pays désuni

Une situation caractérisée par un fossé de plus en plus profond entre une Amérique libérale et une Amérique conservatrice. Ces dernières semaines, la campagne a d’ailleurs essentiellement tournée autour de deux ou trois sujets, explique Laura Merrifield Wilson, professeure de sciences politiques à l’université d’Indianapolis :

“L’inflation, les questions économiques et la criminalité sont des points vraiment importants pour les électeurs conservateurs en ce moment. Ce sont les questions majeures pour les candidats républicains. Pour les démocrates, c’est l’avortement qui est le gros sujet.”

Si les démocrates perdaient leur mince majorité au Congrès – dans l’une ou l’autre chambre ou même dans les deux – cela compliquerait singulièrement la seconde moitié du mandat de Joe Biden. Car faire passer des lois sans avoir la majorité au Sénat et/ou à la Chambre des représentants, est évidemment beaucoup plus difficile.

Le mensonge de l’élection volée

Mais, au-delà des questions de majorité, ces élections de mi-mandat ont aussi ceci de particulier que de nombreux candidats républicains maintiennent publiquement la thèse de “l’élection volée”.

Une thèse fomentée par l’ancien président Donald Trump et qui affirme que les résultats de l’élection présidentielle de 2020 ont été falsifiées et que Joe Biden n’est pas le président légitime des Etats-Unis.

Bien que maintes fois démentie, le fait qu’un grand nombre de représentants républicains y adhèrent, contribue certainement à l’inquiétude générale autour de ces “midterm elections”, ces élections de mi-mandat. “On a l’impression”, conclue le journaliste Brandon Conradis, “d’être dans un moment sans précédent de l’histoire des États-Unis.”

Un moment qui devrait sceller l’avenir politique de Joe Biden et de Donald Trump et donner un avant-goût du prochain duel présidentiel, en 2024.

, les électeurs américains auront fort à faire dans l’isoloir. Si le taux de participation à ces élections de mi-mandat fluctue au fil des année.­■

LA ROCHE TOGO

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