Appel à l’insurrection, complot à l’encontre de l’Etat américain, entrave à une procédure officielle de certification d’un scrutin présidentiel et fausses déclarations… ce sont là les quatre chefs d’inculpation que la commission d’enquête recommande au ministère de la Justice pour poursuivre pénalement Donald Trump.
Les membres de commission ont assuré, au terme de 18 mois d’enquête, être arrivés à la conclusion que l’ancien président a été « la cause centrale du 6 janvier ».
Il est accusé d’avoir passé des semaines à mentir à ses soutiens en affirmant que la présidentielle de 2020 lui avait été volée, d’avoir galvanisé la foule de ses partisans à Washington avant l’assaut et finalement, de ne pas avoir agi pour arrêter la violence.
C’est donc à l’unanimité qu’ils ont voté pour que des poursuites soient engagés.
Un processus complexe
Selon certains experts juridiques, le dossier présenté par la commission est convaincant mais d’autres observateurs relèvent qu’elle n’a pas évoqué les possibles lignes de défense de Donald Trump, comme le fait que son discours pourrait être protégé par le Premier amendement de la Constitution, relatif à la liberté d’expression.
Le camp de l’ancien président n’entend pas de toute évidence baisser les bras et compte bien se battre pour prouver l’innocence de Donald Trump dans cette affaire.
Dans une Amérique de plus en plus divisée, si l’affaire allait devant un tribunal, les chances seraient élevées de se retrouver face à un jury également divisé, puisque beaucoup d’Américains croient toujours que Donald Trump pensait vraiment être victime d’une injustice.
Par ailleurs, porter ce genre d’affaire devant un tribunal reste un processus complexe.