Egypte

L’agriculture hors-sol gagne du terrain en Egypte. Des experts en vantent les mérites et les entreprises agricoles s’y emploient volontiers, malgré la pénurie d’eau dans le pays.

Dans son potager, Nouran El Said réinvente l’agriculture. Elle cultive sur des substrats, avec de l’eau et des nutriments. Ce procédé s’appelle l’Hydroponie ou encore la culture hors-sol. Il est de plus en plus pratiqué en Egypte.

” La technique de culture hors-sol nous permet de produire des cultures de haute qualité selon une méthode très précise et bien contrôlée. Nous cultivons hors du sol, dans l’eau ou ailleurs.” Affirme Nouran El Said, chef de produit chez Plug’n’Grow.

L’hydroponie nécessite plus d’irrigation. Dans un contexte de pénurie d’eau en Egypte. Mais cela n’inquiète guère Nouran. Même si les Nations unies ont récemment tiré la sonnette d’alarme sur ce qui peut représenter une menace supplémentaire pour le pays, quant à l’accès à l’eau.

“La culture hydroponique permet d’économiser environ 90 % de l’eau utilisée dans l’agriculture traditionnelle, car elle repose sur un système fermé qui ne permet pas le gaspillage de l’eau dans le sol. Cet avantage est très important compte tenu de la pénurie d’eau à laquelle nous sommes confrontés en Egypte, et même dans le monde entier. Deuxièmement, il permet d’économiser près de 60 % d’engrais. Pour tout cultivateur, les engrais constituent l’un des intrants agricoles les plus coûteux, d’autant plus que leurs prix sont en hausse depuis trois ou quatre ans”. Ajoute Nouran El Said.

Les entreprises agricoles s’y mettent, et les experts ne manquent pas de mot pour vanter les mérites de l’agriculture hors-sol.

“Nous avons un autre problème : le capital de départ de la culture hydroponique est très élevé. Cependant, elle permet d’éviter de nombreux problèmes liés à l’agriculture traditionnelle, tels que les maladies transmises par le sol, la salinité du sol, la déshydratation et les températures élevées. Elle permet également de cultiver des légumes et des fruits à tout moment de l’année dans la même serre et avec le même équipement. Elle génère également des profits très élevés.” Déclare Mona Zayed, professeur d’agriculture, Université Ain Shams

“Elle se caractérise par un retour sur investissement rapide. Pour moi, en tant qu’investisseur, cela signifie plus de bénéfices que dans le cas de l’agriculture traditionnelle. Si nous mesurons le rendement, un feddan (unité de surface) peut produire trois ou quatre tonnes par an dans l’agriculture traditionnelle, alors qu’ici, un demi feddan peut produire plus de 120 tonnes par an.” Dit Ahmed Makady, propriétaire d’une ferme hors-sol

En intérieur, avec du sable, du gravier, de l’argile, et parfois de l’éclairage artificiel, l’agriculture hors-sol se développe.

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