Une forte détonation a été entendue hier à Goma, dans l’est de la RDC. Cette dernière a été suivie de deux tirs et du passage d’un avion de l’armée congolaise.
L’AFP rapporte qu’un tir semble avoir touché l’avion congolais, qui a toutefois pu atterrir sur la piste de l’aéroport de Goma.
Dans une communication officielle, le Rwanda a déclaré qu’un Sukhoï-25 en provenance de la République démocratique du Congo a violé pour la troisième fois l’espace aérien rwandais dans le district de Rubavu, en face de la ville de Goma, en ajoutant que des mesures défensives ont été prises.
Kinshasa a démenti les faits et a condamné l’attaque de l’appareil par l’armée rwandaise. En précisant qu’il s’agit d’une action délibérée d’agression qui équivaut à un acte guerre.
Il est tout de même bon de préciser ici que la ville de Goma est frontalière du Rwanda. Nous avons contacté un expert en aviation qui habite dans la région des Grands Lacs qui a requis l’anonymat.
Celui-ci précise que depuis que l’aéroport de Goma existe, toutes les procédures d’atterrissage et de décollage pour les gros porteurs se font au-dessus du lac Kivu, situé à la frontière entre les deux pays.
Il s’interroge également sur la notion même de violation de l’espace aérien. Chaque jour, en effet, des avions civils de la Compagnie africaine d’aviation ou encore de Congo Airways décollent depuis ce même aéroport et le Rwanda ne s’est jamais plaint d’une violation de son espace aérien.
Une désescalade est-elle encore possible ?
Ces incidents se déroulent alors que la crise actuelle place la RDC et le Rwanda au bord de la guerre. Des initiatives diplomatiques ont été lancées pour tenter de rapprocher les deux pays.