Un appel à la mobilisation citoyenne a été lancé par le président du Sénat de la République démocratique du Congo, jeudi, à l’ouverture du tout premier Forum national sur les Droits de l’Homme au pays, a-t-on lu dans une note d’information de la Chambre haute du Parlement congolais.
« Dans cet appel à la mobilisation citoyenneté et institutionnelle, le Speaker de la chambre haute a exhorté les participants à faire de ce forum un moment fondateur pour bâtir une culture nationale des droits humains, de justice, de vérité et de Paix durable », rapporte ce document de la cellule de communication du Sénat, citant le speaker Jean-Michel Sama Lukonde.
La source indique que le président du Sénat a salué la tenue de ce forum historique comme un symbole de l’engagement constant de la RDC en faveur de la dignité humaine avant de rendre un hommage appuyé au Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour ses efforts en matière de promotion des droits humains, de consolidation des libertés publiques et de mise en œuvre de la justice transitionnelle.
Placé sous le sceau de l’inclusivité, ce forum abordera plusieurs thématiques essentielles, dont la protection et la promotion des droits humains, la reconnaissance du génocide congolais, ainsi que les mécanismes de justice transitionnelle, note-t-on.
Sama Lukonde a souligné l’importance de ce cadre de réflexion pour évaluer objectivement la situation actuelle et formuler des recommandations stratégiques pour guider les politiques publiques.
Il a également affirmé l’engagement du parlement, et plus particulièrement du Sénat, à accompagner, sur le plan législatif, toutes les initiatives allant dans le sens de la reconnaissance du génocide congolais et du renforcement des droits fondamentaux. « Les travaux de ce forum qui a débuté ce 09 octobre se poursuivront encore demain, le 10 octobre. Ils ont été initiés sous le haut Patronage du président de la République Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo », souligne la note.
Sama Lukonde met en lumière les causes économiques de l’instabilité dans l’Est
D’un forum à un autre, le président du Sénat a également pris la parole à la tribune de la dixième édition de l’Expo Béton placé sous le thème : « 100 milliards de dollars américains pour rebâtir la République démocratique du Congo post-conflit : catalyser une transformation audacieuse pour le 21ème siècle », poursuit la source.
Ici, Jean-Michel Sama Lukonde a introduit la session intitulée « Grand Est-Nord Kivu, Sud-Kivu, Maniema, Tanganyika ». Et sa commercialisation a eu pour objectif de jeter les bases d’une réflexion stratégique sur les enjeux de reconstruction, de résilience territoriale et de cohésion nationale autour du thème : « 30 ans de conflits dans l’Est de la RDC : thérapies et perspectives ».
L’orateur a mis en lumière les causes économiques de cette instabilité avec en toile de fond, l’exploitation illicite et le pillage militarisé des ressources naturelles. D’où, la principale orientation thérapeutique de Sama Lukonde a été la mise en œuvre d’une stratégie de développement économique visant à atténuer l’impact des conflits et à établir les bases nécessaires à la valorisation du potentiel national dans une optique de développement durable.
Citant l’intervention du président de la République à la 80ème Assemblée générale des Nations unies, Sama Lukonde a souligné que la RDC entend placer au centre des discussions la gouvernance responsable de ses minerais stratégiques, dans le strict respect des principes de durabilité, de souveraineté économique et d’amélioration des conditions de vie de sa population.
Pour lui, la réalisation des objectifs de développement économique requiert une diplomatie proactive et flexible, fondée sur une intelligence économique appropriée. À savoir, la promotion des alliances stratégiques, le développement de la coopération économique avec des États africains majeurs, la diversification des partenariats et la consolidation de la collaboration avec des partenaires tels que les USA, la Chine et les pays du Golfe. Il pense qu’ainsi, on peut assurer des appuis économiques et sécuritaires complémentaires. Mais il n’a pas exclu une approche régionale axée sur la mutualisation des ressources.
Il a envisagé la planification des infrastructures de transport et d’énergie à l’échelle nationale et régionale pour permettre à la RDC et ses voisins d’optimiser l’exploitation des ressources disponibles et de bénéficier des économies d’échelle.