Il naît à la Jamaïque. Esclave de l’habitation Turpin dans la plaine du Nord de Saint-Domingue, il est un houngan, c’est-à-dire un prêtre de la religion vaudou. Il est d’une haute taille et d’une force physique telle que son maître l’a nommé commandeur (c’est-à-dire contremaître), puis cocher – postes de confiance.

❗️Dans la nuit du 14 août 1791, au Bois-Caïman, lieu reculé de l’habitation Lenormand de Mézy, il organise une cérémonie vaudou pour un grand nombre d’esclaves. Un cochon noir est sacrifié et les assistants boivent son sang afin de devenir invulnérables. Boukman ordonne alors le soulèvement général.

Celui-ci a lieu la nuit du 22 août. Les esclaves de cinq habitations tuent les maîtres et leurs familles et incendient les bâtiments. Pendant une dizaine de jours, la plaine du Nord est le théâtre d’affrontements. On décompte près de mille morts parmi les blancs, 161 sucreries et 1 200 caféières brûlées. Boukman pousse jusqu’à s’avancer devant le Cap-Français. Ce n’est qu’alors que les autorités ripostent. Boukman périt au combat, à la tête de ses troupes.

Comme il passait pour invulnérable auprès des esclaves, on expose sa tête au Cap.

Malgré la riposte, cette révolte d’esclaves n’est pas vaincue. D’autres chefs succèdent à Boukman : ses lieutenants Jean-François et Biassou, ainsi que Toussaint qui ne s’appelait pas encore Louverture et qui dirigera la Révolution haïtienne.

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