Les avancées institutionnelles de la rumba congolaise comme patrimoine immatériel de l’UNESCO saluées

Les avancées institutionnelles de la rumba congolaise comme patrimoine immatériel de l’UNESCO saluées

Les avancées institutionnelles enregistrées depuis l’inscription de la rumba congolaise au patrimoine immatériel de l’humanité par l’UNESCO, le 14 décembre 2021, ont été saluées lundi par un opérateur culturel de la République démocratique du Congo.

« Nous tendons vers la 4ème année depuis l’inscription de la rumba congolaise sur le patrimoine de l’UNESCO. De 2021 à 2025, plusieurs avancées ont été menées à bien. Sur le plan institutionnel, il y a la ministre Yolande Elebe Ma Ndembo qui avait, depuis le mois de novembre 2024, mis en place une commission composée des gens de l’administration, des experts et des musiciens. Cette commission a déjà organisé un séminaire pour faire une évaluation à mi-parcours des choses déjà réalisées », a déclaré Herman Bangi Bayo, le président ad intérim de la commission nationale chargée de la valorisation de la rumba, en prélude de l’activité “ Marathon de la rumba ”, prévue du 12 au 14 décembre au Musée National de la Rumba.

Parmi les initiatives mises en œuvre depuis l’inscription de la rumba congolaise à l’UNESCO, il a évoqué ‘‘Rumba parade’’, tenu à Matadi et à Kinshasa, des activités à l’international, notamment au Maroc, ainsi que le festival mondial de la musique et du tourisme dans sa première édition, organisée du 16 au 18 juillet 2025 à Kinshasa.

De l’avis de cet opérateur culturel, l’exécutif national, à travers sa politique culturelle, a affiché une volonté claire de participer à la valorisation du territoire et à l’attractivité touristique, contribuant à l’essor du soft power national.

« Le gouvernement congolais a pris la résolution de faire de la musique un soft-Power, c’est-à-dire une puissance, parce qu’avant la puissance était militaire, économique avec le coltan et le cuivre. Maintenant nous voulons faire de notre culture une puissance, et la rumba aujourd’hui est devenue un patrimoine mondial (…) », a-t-il soutenu.

Pour lui, l’impact de la Rumba congolaise se ressent aujourd’hui à l’échelle internationale. Des artistes étrangers y trouvent inspiration et matière à création.

« Les Colombiens ont pris la Rumba pour la mélanger avec leur musique qu’ils ont baptisée “ la Champeta ”. Tout dernièrement le Malien Diabaté Sidiki a réalisé un album Rumba. Les rappeurs français d’origine congolaise ne cessent de mélanger le rap et la Rumba. Koffi a enregistré avec Alpha Blondy un album Rumba et Reggae. Ce qui explique qu’il y a une certaine vitalité parce que les recommandations sont : préserver et promouvoir (…) », a-t-il fait savoir.

Il convient de rappeler que la Rumba congolaise ou ‘‘Nkumba’’ (nombril en Kikongo) a été reconnue par l’UNESCO pour sa contribution majeure à la musique mondiale, mais aussi pour les valeurs panafricaines qu’elle véhicule et son rôle dans la transmission de la mémoire collective africaine.

« Nous tendons vers la 4ème année depuis l’inscription de la rumba congolaise sur le patrimoine de l’UNESCO. De 2021 à 2025, plusieurs avancées ont été menées à bien. Sur le plan institutionnel, il y a la ministre Yolande Elebe Ma Ndembo qui avait, depuis le mois de novembre 2024, mis en place une commission composée des gens de l’administration, des experts et des musiciens. Cette commission a déjà organisé un séminaire pour faire une évaluation à mi-parcours des choses déjà réalisées », a déclaré Herman Bangi Bayo, le président ad intérim de la commission nationale chargée de la valorisation de la rumba, en prélude de l’activité “ Marathon de la rumba ”, prévue du 12 au 14 décembre au Musée National de la Rumba.

Parmi les initiatives mises en œuvre depuis l’inscription de la rumba congolaise à l’UNESCO, il a évoqué ‘‘Rumba parade’’, tenu à Matadi et à Kinshasa, des activités à l’international, notamment au Maroc, ainsi que le festival mondial de la musique et du tourisme dans sa première édition, organisée du 16 au 18 juillet 2025 à Kinshasa.

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