Membre de l’élite indienne, il était notamment connu pour avoir contribué au succès phénoménal du scooter Bajaj Chetak, produit par son groupe Bajaj Auto, dans les années 1970 et 1980.
L’homme d’affaires milliardaire Rahul Bajaj, qui a longtemps dirigé le conglomérat familial du même nom, célèbre fabricant de deux-roues en Inde, est décédé samedi 12 février à l’âge de 83 ans, a annoncé le groupe. Il sera incinéré dimanche à Pune (ouest).
Membre de l’élite indienne – son grand-père a été un proche collaborateur de Gandhi –, il était notamment connu pour avoir contribué au succès phénoménal du scooter Bajaj Chetak, produit par son groupe Bajaj Auto, dans les années 1970 et 1980.
Ce modèle solide et abordable, inspiré du célèbre Vespa italien dont le groupe avait auparavant obtenu la licence pour l’Inde, devint très populaire dans la classe moyenne indienne dès son lancement en 1972. Compte tenu de l’encadrement de l’économie à cette époque, la production était limitée à 6 000 unités par an, et des clients ont pu rester jusqu’à dix ans sur liste d’attente.
Le conglomérat s’est scindé dans les années 2000 à la suite d’un conflit familial. Son fleuron, Bajaj Auto, s’est hissé dans le top 10 des constructeurs de deux-roues dans le monde et est le premier fabricant de triporteurs, avec une part de marché de 72 %, selon Autocarpro.
Carrière en politique
Après avoir quitté la tête du groupe en 2005, Rahul Bajaj a été élu à la Chambre haute du Parlement indien pour le parti du Congrès, le temps d’un mandat. Considéré comme un homme d’affaires relativement propre, dans un pays où la corruption est très répandue, il était également réputé pour son franc-parler. Il n’avait pas hésité notamment, à fustiger les autres chefs d’entreprise pour leur absence de critiques envers la politique du gouvernement Narendra Modi à partir de 2014, alors que le taux de croissance du pays était en chute libre.