Alors que la France réorganise son dispositif militaire au Sahel, le Tchad est prêt à envoyer un millier de soldats pour renforcer la MINUSMA. Une proposition officiellement acceptée hier vendredi par le gouvernement malien.
Le pouvoir malien a donné son accord au déploiement de 1000 soldats supplémentaires dans le cadre des opérations de la MINUSMA sur son sol. Ces troupes seront fournies par le Tchad pour soutenir la mission onusienne de maintien de la paix, a indiqué le ministère des Affaires étrangères.
« Le déploiement s’inscrit dans un cadre bilatéral, à la demande du gouvernement tchadien pour le renforcement de son contingent dans le nord du Mali suite à la reconfiguration de la force Barkhane », précise le communiqué du ministère, relayé par le représentant permanent du Mali auprès des Nations unies.
Ces renforts tchadiens seront particulièrement utiles pour combler le vide de 2000 à 2500 hommes laissé par l’arrêt de l’opération Barkhane. Comme annoncé, la France a en effet entamé la réorganisation de son action militaire au Sahel, incluant la réduction de ses effectifs et la cession à la MINUSMA des bases stratégiques de Kidal, Tombouctou et Tessalit.
Une stratégie qui intrigue, malgré les déclarations rassurantes de diverses autorités politiques et militaires, alors que le statut sécuritaire de la région des trois frontières et du Mali ne s’est pas amélioré.
Malgré les problèmes politiques, sécuritaires et sociaux qu’il a traversés lui-même ces derniers mois, le Tchad s’affiche plus que jamais comme le leader régional de la lutte contre le djihadisme. Ce nouveau déploiement, une fois effectif, fera passer ses effectifs au sein de la MINUSMA à 1600 soldats.