Les USA optent pour une réforme du règlement sanitaire international visant à autoriser le déploiement d’équipes d’experts sur les sites de contamination et la création d’un nouveau comité de conformité pour surveiller l’application des règles. Les pays africains membres de l’OMS plaident pour son adoption dans le cadre d’un « paquet holistique ».

Les représentants des pays africains membres de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) se sont opposé le mardi 24 mai, à une réforme du règlement sanitaire international (RSI) présentée par les Etats-Unis lors de l’Assemblée mondiale de la santé (AMS), l’organe décisionnel suprême de l’agence sanitaire mondiale de l’ONU, en conclave à Genève.

Le RSI est un ensemble de règles juridiquement contraignantes visant à assurer le maximum de protection contre la propagation internationale des menaces sanitaires, tout en limitant les entraves au trafic international.

La réforme proposée par les USA vise à autoriser le déploiement d’équipes d’experts sur les sites de contamination, et la création d’un nouveau comité de conformité pour surveiller l’application des règles. Mais les pays africains ont soulevé une objection, plaidant pour l’adoption de l’ensemble des réformes visant à améliorer le fonctionnement de l’OMS dans le cadre d’un « paquet holistique » à un stade ultérieur.

« La région africaine partage le point de vue selon lequel le processus ne devrait pas être accéléré… », a déclaré Moses Keetile, secrétaire permanent adjoint au ministère de la Santé du Botswana, à l’assemblée, au nom des représentants du continent africain. 

La Russie soumet un projet de réformes

Certains experts ont décelé dans le rejet de la réforme proposée du RSI par l’Afrique une stratégie pour obtenir des concessions sur le partage des vaccins et des médicaments de la part des pays plus riches qui ont fait preuve d’un grand égoïsme lors de la crise sanitaire de covid-19.

Outre les pays africains, l’Iran et la Malaisie ont également exprimé des réserves sur la réforme du RSI. La Russie a, quant à elle, soumis un projet de réforme de ce règlement.

La 75e session de l’Assemblée mondiale de la Santé, qui se poursuit jusqu’au 28 mai, s’est donné pour objectif d’échafauder une réforme globale et profonde du système de santé mondial, dont les faiblesses ont été mises en évidence par la pandémie du coronavirus. Parmi les principales réformes mises sur la table figurent un traité sur les pandémies et un projet de résolution visant à augmenter progressivement les cotisations obligatoires des Etats membres de l’OMS pour couvrir 50% du budget de l’institution, d’ici 2030-2031.

Jusque-là, les cotisations des Etats membres de l’OMS ne couvrent qu’environ 16% du budget de l’organisation. Le reste des financements provient des contributions dites volontaires des pays, d’autres organisations internationales et d’acteurs privés.

L’adoption de ces réformes dépendra essentiellement de la capacité des 194 membres de l’OMS à harmoniser leurs priorités parfois contradictoires.

LA ROCHE TOGO

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