Une personne est morte lundi en Casamance, dans le sud du Sénégal, lors de heurts entre les forces de l’ordre et des partisans de l’opposant Ousmane Sonko, qui a de nouveau dénoncé une tentative d’assassinat, a appris l’AFP de sources locale, administrative et auprès de son parti.
L’opposant se trouve depuis le 16 mars dans une clinique privée de Dakar où il reçoit des soins, après avoir affirmé s’être senti mal à cause du gaz lacrymogène envoyé par les forces de l’ordre lors de son transfert forcé vers le tribunal de Dakar où s’est tenu son procès en diffamation contre un ministre, ont affirmé à l’AFP deux responsables de son parti, El Hadji Malick Ndiaye et Ousseynou Ly.
« Nous avons expédié en France le produit qui a été vaporisé sur moi pour trouver ce que c’est », a déclaré M. Sonko sur son lit d’hôpital. « C’est une tentative d’assassinat », a-t-il affirmé. Il a indiqué qu’il quitterait la clinique mardi pour poursuivre sa convalescence chez lui.
« Depuis que les FDS (Forces de défense et de sécurité) m’ont déposé chez moi (à Dakar), je suis sujet à de terribles vertiges, je souffre de douleurs au bas ventre et j’éprouve des difficultés respiratoires », avait écrit l’opposant jeudi soir sur sa page Facebook.
Le président sénégalais « Macky Sall se livre ouvertement à une énième tentative d’assassinat sur ma personne », avait-il ajouté, des accusations reprises par son parti qui parle « d’empoisonnement ». Les autorités n’ont pas réagi.