Guinée

La transition guinéenne prend une nouvelle tournure. 24 mois, c’est le nouveau délai de consensus entre la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao)et la junte militaire. Ce calendrier sera exécuté en dix étapes avant le retour à l’ordre constitutionnel.

En première ligne, le recensement général de la population, le recensement administratif à vocation administratif d’état civil et l’établissement d’un fichier électoral fiable et incontesté. Youssouf Leno, spécialiste des questions électorales estime qu’il est possible de dérouler toutes ces activités dans un temps record si les moyens sont mis à la disposition des techniciens formés à cet effet.

“Quand on prend la deuxième étape de cette transition qui est le dernier administratif à vocation d’état civil elle est nécessaire c’est à partir de là qu’on peut tirer le fichier électoral. Le recensement à vocation d’état civil se fait devant une machine : la personne est là seule on prend tous tes informations. Ces informations permettront d’avoir un fichier d’état civil fiable parce que la Guinée pour le moment ne répond pas au standard des autres pays en terme de fichier”, explique-t-il.

Besoin d’une nouvelle constitution

Autres étapes de la transition, l’élaboration d’une nouvelle constitution, la mise en place des institutions issues de la constitution et l’organisation graduelle des élections référendaires locales et présidentielles.

Concernant la nouvelle constitution, l’analyste politique Alpha Mamadou Diallo soutient que ce processus ne devrait pas prendre du temps. Il invite les membres du conseil national de transition de s’inspirer de la constitution de 2010 et de renforcer les intangibilité.

“Si moi j’avais à dire il n’y a avait pas beaucoup à faire parce que l’une des meilleures constitutions de notre pays c’est celle de 2010. Mais elle n’avait pas été soumise au référendum plutôt par le CNT d’alors. Il faut retravailler cette constitution presque tout. Il faut ajouter aussi d’autres valeurs. Si vous regardez la constitution de 2010 et celle de Alpha condé de mars 2020 elles ne se prononçait sur certaines libertés fondamentales”, indique le spécialiste.

Pour l’instant, certaines coalitions de partis politiques n’ont pas encore adhéré à cette proposition de 24 mois de la transition. Elles déclarent n’avoir pas été associées. Ce chronogramme devrait être discuté lors du prochain sommet des chefs d’États de la Cédéao prévu au mois de décembre à Abuja, la capitale fédérale du Nigeria.■

LA ROCHE TOGO

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