TROIS QUESTIONS À LAGRANGE FIDÈLE SINMENOU AGNANKPE

TROIS QUESTIONS À LAGRANGE FIDÈLE SINMENOU AGNANKPE

Le changement de paradigme est inéluctable
Pour le Spécialiste en Intelligence Stratégique, Communication et Diplomatie, Fondateur et Directeur Exécutif du Laboratoire de Recherches et d’Actions Diplomatiques (LaRAD), basé au Gabon, ce Sommet américano- africain est d’une importance hautement stratégique. Explications.

-Quelle analyse faites-vous de ce 2ème Sommet USA-Afrique ?

– Le Sommet USA-Afrique 2022, auquel le Laboratoire de Recherches et d’Actions Diplomatiques (LaRAD) a eu l’honneur d’être invité et prendra activement part au profit de la Jeunesse Africaine, est une excellente opportunité pour les deux partenaires, et particulièrement pour la Société Civile. Il faut dire que ce sera une excellente opportunité pour les gouvernants, les opérateurs économiques, les acteurs de la Société Civile de ces deux partenaires pour échanger, nouer ou trouver des consensus et accords, donc renforcer si possible le partenariat existant car les défis des deux partenaires ne sont pas des moindres.

-Quelles sont les zones d’ombre de cette rencontre américano-africaine ?

– Au-delà de sa portée stratégique, il y a des choses non dites. En effet, ce qui est regrettable, c’est que certains pays africains, dont les peuples ont osé s’affirmer politiquement, n’ont pas été invités. Pire, les pays africains ne vont pas unis à ce Sommet. Il faut avoir l’amabilité de dire qu’il s’agit d’une rencontre entre un Continent et un Pays même s’il est fédéral et première puissance mondiale. D’ailleurs, on peut aisément se demander comment notre Continent s’est-il préparé pour faire de cette opportunité un moyen de résoudre plusieurs questions épineuses et défis qui se posent à l’Afrique ?

-Autrement dit, quels sont les principaux questionnements ?

– Il y a plusieurs sujets auxquels l’Afrique doit s’intéresser. Il s’agit, entre autres, de la problématique de l’immigration, de l’industrialisation de l’Afrique pour la transformation locale des matières premières. Il en est de même de la question du refus massif de Visa parfois même à des officiels, à des Africains qui n’ont aucun intérêt à immigrer clandestinement et qui n’envisagent que des allers et retours pour des affaires d’échanges, des renforcements de capacité. En d’autres termes, que gagneront concrètement l’Afrique et les Africains au cours de ce Sommet en dehors du privilège pour les acteurs principaux de ces deux partenaires de se retrouver et d’échanger ? A part les rencontres et échanges avec la puissance, pour certainement le partenariat… nous osons espérer, wait and see…

Propos recueillis par SIDIBE.

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